‹ ClartésChapitre 6 sur 22 · COUPE · texte numérisé non relu

COUPE

" Pow toutes les mains qui me touchent fai des caresses^ j'ai des baisers de bienvenue.

En mon cristal ainsi, belle et nue.

— et rien qiCun peu d'or comme un fard à ma lèvre,

toute je m'offre à V ardeur inconnue

qui cherche Vardeur de ma bouche.

Reine de la joie, — reine et serve, — amante qu'on prend, et qui passe

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et fait jeu de V amour qu^elle jette au désir ^ fai soufflé la folie au gré de mon plaisir vers les quatre vents de V espace.

Dis-tu que je suis vaine?

Écoute !

Je suis faible, je suis à peine...

Ecoute pourtant : car je puis être Tout.

Cette bouche que nul baiser ne sut dore épanouit^ capricieuse^ en feux subtils^ les bouquets joaillés dhine irréelle flore.

Tulipe d'or ou de rubis,

lourde corolle de pourpre sombre,

diamant lilial dont la tige a fleuri

dhme source Weau pure à tenter les colombes,

f étincelle, pétille et chante, — et me ris

de voir monter en moyi âme incolore

mille fragiles bulles dHris, comme un rêve.

Car V amant qui se grise à me tarir les lèvres selon qu^il verse, tour à tour, les vins d^or et de flumme où Vonde de V amour, boit, en mon âme à jamais étrangère,

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la splendezir réginale on la clarté des deux, on la fureur qui brûle au ruhis douloureux parmi V aigre conseil des topazes jalouses.

Et pleurs ou joie, délire, ivresse aventurière, de toute cette ardeur que son ardeur épouse rien de Moi ne jaillit à ses lèvres arides plus que la simple et limpide lumière dont le reflet shmit à mon calice vide.

Qu^im,porte! fai donné son mirage au désir. Sur mon sein nu de courtisane V Amour a laissé mollement s'alanguir V espoir de son vol diaphane...

et je ris, sœur fragile et frivole de VEve!

car aux nuits de folie, des mains ivres me lèvent

plus haut que tous les fronts, vers les deux constellés;

et je suis la soudaiiie étoile de mensonge

d^oit glisse, radieuse, au fond des yeux troublés,

la douce, la perfide volupté du songe „.

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