balançant mutuellement : un système de dispersion des
“pressions verticales sur toute la longueur de l'os et un.
système de coaptation en forme de sautoir destiné à empêcher l’écartement du -calcanéum tel qu'il se pro-
duirait par la divergence des deux faisceaux thala-
miques.
Il faut signaler un point faible dans cette architecture calcanéenne intérieure. Elle saute aux yeux sur une coupe sagittale : c’est l’espace vide que laissent entre eux les deux systèmes de fibres en se séparant pour former logive (dans le plan sagittal). Albert a comparé l'aspect du calcanéum ainsi schématisé à celui d’un toit. Ce fait nous permettra plus loin d'expliquer le mécanisme des fractures du calcanéum.
Nous devons encore signaler que la petite apophyse possède un système architectural propre : vue sur une coupe transversale, elle est formée par l'épanouissement en haut et en dedans des fibres qui constituent une lame compacte sur la paroi interne de la gouttière calcanéenne. De plus, nous devons rappeler que les systèmes des lignes de force du calcanéum se continuent avec celles des os voisins, de l’astragale en particulier, franchissant à angle droit les interlignes articulaires.
Ainsidonc, nous avons dans la structure intime du calcanéum la matérialisation de ces lignes de forces, et en même temps le secret de la résistance étonnante d’un os dont le poids ne dépasse pas 40 grammes.