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II

LES BULLES D'EMPHYSEME ATROPHIQUE

A MALADIE EMPHYSEMATEUSE GENERALISEE

, L’emphysème bulleux survenant au cours de la maladie emphysémateuse réalise au mieux les caractères de la bulle d’emphysème, au point que certains anatomistes (LETULLE) ne reconnaissent comme véritable emphysème que la maladie emphysémateuse et l’'emphysème scléro-atrophique.

Anatomie.

Les bulles sont alors des distensions anévrysmatiques des alvéoles, aux parois minces, translucides, rosées, sillonnées parfois de vaisseaux et s’affaissant à l’incision.

Leur taille varie du volume d’un pois, d’une cerise, d’une noix à celle d’une pomme ou d’un melon, réalisant la bulle géante qui est surtout le fait de cette variété d’emphysème bulleux lié à la maladie emphysémateuse.

Elles sont le plus souvent multiples et l’association est fré- | quente de bulles assez volumineuses et dé formations voisines | plus petites mais de structure tout à fait analogue.

Leur siège d'élection est le bord antérieur du poumon où elles réalisent des saillies polylobées, ballonnisées, boursouflant la surface périphérique du poumon.

Assez caractéristique de cette variété est l'aspect de l’en-

MINea te

semble du poumon, gros poumon emphysémateux dans toute sa structure, dans lequel s’intègre la bulle sans plan de clivage, entre elle et le parenchyme pulmonaire, sans pédicule, sans sclérose dense à la base de la bulle.

A l'ouverture de la bulle qui s’affaisse, on découvre :

— Dans un premier stade, des cavités de volume minime, simple exagération de l’'emphysème alvéolaire et c’est l’aspect en balle mousse décrit par DROUET, FAIVRE et SIMONIN (1945).

— Dans un stade plus évolué, la destruction du poumon est plus avancée, on ne retrouve plus l’aspect du parenchyme pulmonaire, mais seul persiste un squelette des éléments bronchovasculaires sous forme de cordages très fins, isolés, ramifiés, traversant et cloisonnant la cavité, réalisant l’aspect en beignets soufflés d'AMEUILLE (1947). On comprend aiïinsi que la bulle géante ne soit qu’un stade plus avancé de la destruction du parenchyme et que des éléments de taille et d'âge différents puissent être voisins.

L’étude histologique de la paroi de la bulle montre un aspect fort différent de celui du kyste bronchogène. On n’y retrouve aucun revêtement épithélial continu, aucune basale, aucun formation différenciée. La structure est homogène, formée d’un tissu fibreux plus ou moins dense, dans lequel on retrouve des fibres élastiques, des vaisseaux sanguins et peu d'éléments cellulaires.

Pathogénie.

Ici la survenue d’une bulle apparaît vraiment comme l’exagération locale de la maladie emphysémateuse. C'est l’amincissement et la disparition progressive des éléments du parenchyme pulmonaire et des cloisons inter-alvéolaires, véritable « évanouissement du poumon » de BURKE qui aboutit, pour des raisons de pression, à l’aspect de sacs plus ou moins volumineux, remplis d’air.

Mais pour expliquer l'essence même de cette dystrophie, de cette maladie de la paroi alvéolaire, plusieurs théories furent invoquées :

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