PT CRIE
Le parenchyme pulmonaire est refoulé à la périphérie, mais il n’est pas détruit et peut reprendre de l'expansion au moment de la disparition du soufflage. La variation de volume peut ainsi être très rapide.
— Existe-t-il des caractères anatomo-cliniques capables
de différencier ces abcès soufflés des bulles d’emphy-
sème ?
Les descriptions anatomiques sont très rares, car la plupart des cas observés ont guéri spontanément. L'école lyonnaise (2) rapporte trois cas de vérifications nécropsiques où la paroi était celle d’un abcès, avec membrane pyogène; il existait une bronchite obstructive concomitante ou du pus dans les bronchioles se rendant à la cavité.
L'aspect était donc différent de celui des bulles d’emphysème. D’autres protocoles (3) confirment cette description. Mais l'infection, nous J'avons dit, modifie la fine structure de la bulle au point de la rendre bien semblable à l’abcès du poumon (4). Le seul signe distinctif de l’emphysème dans ce cas, c’est lorsqu'on la rencontre, la coexistence d’autres bulles non suppurées.
— L'aspect clinique de ces abcès soufflés est celui des bulles d’emphysème, et plus particulièrement celui des bulles d’emphysème aigu, régressives et transitoires. Certes, la connaissance de l’abcès dont on suit l’évolution, la notion de septicémie à staphylocoques, par exemple, la constatation sur les clichés d'images nettes d’abcès à des stades divers et sans aspect kystique, orienteront parfois le diagnostic.
— C’est donc le contexte, qui tant pour l’anatomie que
(2) SANTY, BÉRARD, GALY.
DurourT et GALY, XXVIe Congrès de Médecine, Paris, 1947. (3) TEysson, 1944, LecOUR et METHEY, 1947 (pièces d'exérèse). MOURIQUAND, DAUVERGNE, BOULEY, GALY, MEYNADIER, 1947. (4) BRULÉ, HILLEMAND, DELARUE, GAUBI, 1937.
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pour la clinique, permettra là distinction. On ne connaît pas encore de caractères distinctifs propres.
2° Le problème des pneumatocèles n’est pas encore résolu, comme nous l'avons dit en détail au chapitre des emphysèmes aigus.
— Comment confronter l’anatomie et la clinique dans ces affections transitoires, régressives, spontanément curables où aucune vérification anatomique précise n’a été possible. Leur siège exact, alvéolaire ou interstitiel, la structure de leur paroi, nous sont inconnus. Et l'étude endoscopique d'un cas, réalisée par Wizui et BRUNER (5) ne nous renseigne pas beaucoup en nous apprenant que la paroi était mince, sillonnée de vaisseaux, sans piliers ni cordages.
Sans doute, grâce aux publications chaque jour plus nombreuses de ces bulles régressives, en connaissons-nous bien l'expression clinique. Mais ce n’est que l’ébauche de leur autonomie.