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(2), pseudo-kystes (3), pseudo-cavernes (4), les « bulla » de MILLER... et que penser des « spitzennarbenblasen » (5), des « scartissue vesicle » (6).
— Jes dilatations ampullaires des bronches sont aussi décrites sous le nom de dilatations kystiques, ROC aréolaire (7).
2° Parfois, au contraire, le terme est appliqué à une autre réalité anatomique que celle qu’il désigne réellement. On voit des bulles d'emphysème véritables désignées sous le nom de kystes et des dilatations ampullaires décrites comme des pou-
mons polykystiques.
— Par ailleurs, tous les auteurs ne donnent pas le même, sens au mot congénital et au mot emphysème.…..
Les essais de classification.
De ce flot de publications décrivant tant de réalités disparates dans le cadre hétérogène des « kystes gazeux du poumon », de cette imprécision des termes employés, il résulte une telle confusion qu’à plusieurs reprises, des auteurs, réunissant toute la documentation sur le sujet, ont publié des . classifications :
1° S'appuyant sur les symptômes, COLETSOS décrit : — des aspects radiologiques (kyste isolé — kyste géant — maladie polykystique) ; — des aspects cliniques (forme hémoptoïque — infectée — suppurée).
2° D’après l’âge, PATEY distingue :
(2) LETULLE, LEREBOULET, LELONG et J. BERNARD. (3) Mlle SIRAND.
(4) WYSSLER.
(5) FIsCHER-WASsELSs.
(6) KJAERGAARD.
(7) AMEUILLE.
s PANVSERE Siisiax
— la forme de la seconde enfance (qu’il prend pour type) ; — les formes du nourrisson, de l'adulte, du vieillard.
83° L’anatomie amène GRANGÉRARD à opposer selon la taille : | |
— les kystes géants;
— les kystes gros;
— les kystes moyens; — les kystes minuscules.
. 4° C’est selon l’origine congénitale ou acquise que DUBARRY fait sa classification :
— les formes congénitales groupent :
la maladie polykystique et des kystes isolés; certaines bronchiectasies; des bulles sous-pleurales ;
— les formes acquises comprennent :
outre divers aspects d’emphysème les kystes ballons ?
5° Oscar AGUILAR et Jean QUEIREL (Buenos-Ayres) pensent — qu’il y aurait lieu de grouper sous le terme de « broncho-pneumonectasie congénitale » les kystes
aériens moyens et géants et les bulles d’emphysème
sous-pleurales ;
— et que le kyste ballon et la bulle géante d’emphysème devraient être considérés comme une entité nosologique unique.
B. — Le XXVI° Congrès de Médecine devait réunir la documentation la plus complète et la plus objective sur le problème des kystes aériens du poumon. Messieurs DUFOURT et GALY, chargés de la partie anatomique, Messieurs PRUVOST et DEPIERRE, chargés de la partie radio-clinique, adoptaient comme plan d’exposé :
— Jes kystes bronchogènes; — l’'emphysème bulleux; — l’ectasie bronchio-alvéolaire
PAR Tan
et définissaient les kystes aériens : « Les ectasies gazeuses développées aux dépens des alvéoles ou des bronches et parfois des deux, évoquant par leur régularité, leur aspect sphérique et géométrique, l’idée de kyste ou de bulle. »
Ce plan, qui avait le grand mérite de permettre la con-. frontation anatomo-clinique, en classant les lésions suivant
qu’elles atteignent la bronche, l’alvéole ou les deux à la fois,
laissa subsister un trouble dans les esprits (8). Habitués aux
anciens cadres nosologiques, beaucoup comprenaient mal que les dilatations ampullaires des bronches par exemple, soient décrites dans le chapitre des kystes du poumon.
En réalité, les rapports du XXVTI° Congrès de Médecine préparaient le démembrement de ce « groupe radiologique hétérogène » et apportaient les arguments qui permettent de distinguer :
— les vrais kystes aériens du poumon; — les bulles d'emphysème; — les dilatations ampullaires des bronches; et d’amorcer la séparation :
— de certaines formes d’abcès du poumon; — des pneumatocèles.
Les travaux publiés depuis confirment ce démembrement.
(8) BoRDET, Excyclopédie Médico-Chirurgicale, p.10, 6.002 B.
x CHAPITRE II