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International de chirurgie» de 1939. A telle enseigne que beaucoup d’auteurs ne retrouvant pas les caractères établis par Buerger dans les cas d’artérite juvénile qu'il leur était donné d’observer, en arrivèrent à nier l’existence même de la maladie de Buerger.
Les faits observés par Buerger demeurent pourtant et il n’est pas question de les mettre en doute, mais, en revanche, la variabilité des aspects des artérites juvéniles s’impose de toute évidence, si bien que deux conceptions se font jour, au terme de cette période. Ou bien, selon une théorie uniciste, il s’agit des variétés diverses d’une même maladie ; les formes les plus fréquentes ne sont constituées que par des variétés en quelque sorte dégradées, de la maladie de Buerger véritable. Ou bien, il s’agit de variétés distinctes parmi lesquelles on peut distinguer, par exemple, la maladie de Buerger authentique d’une part, les artérites juvéniles qui ne sont pas de véritables maladies de Buerger, mais diffèrent fondamentalement des artérites artérioscléreuses, enfin, les artérites artérioscléreuses du sujet jeune, foncièrement identiques aux artérites séniles et qui n’en diffèrent que par leur survenue chez un malade avant l’âge de la sénilité.
Au terme de cette période, les problèmes d’ordre nosologique, bien qu'ayant fait de sensibles progrès, demeuraient ‘encore en suspens, mais surtout, ils apparaissaient dépourvus de toute portée pratique réelle. Cette portée pratique ne pouvait découler que de la connaissance de méthodes thérapeutiques à prétention spécifique. C’est la marque de la troisième période qui est dominée par les travaux de von Oppel.
Troisième période.
Von Oppel, à partir de 1912, reprend en effet, sous un angle nouveau le problème de l’artérite du jeune. Il s’attache à l'étude de ce qu’il appelle la «gangrène juvénile» par opposition à la « gangrène sénile» classique. Il propose une interprétation pathogénique nouvelle et en tire une méthode thérapeutique spéciale. Selon von Oppel, il existe à l’origine des cas de « gangrène juvénile» un hyperfonctionnement de
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la surrénale, source d’hyperadrénalinémie, elle-même génératrice de spasme artériel diffus, ce spasme conduisant à la thrombose artérielle et, par là, à la gangrène ischémique.
Il individualise donc une entité clinico-pathogénique, la gangrène artérielle surrénale (gangrena arteriosa supra renalis). Il s’agit dès lors, non plus d’une angéite au sens de Buerger, c’est-à-dire d’une maladie inflammatoire, infectieuse même, de tout le système vasculaire, mais d’une artériose, d’une maladie artérielle dégénérative, d'ordre endocrinien et précisément liée à l'hypersurrénalisme.
Von Oppel n'allait pas tarder à apporter une donnée pratique d'importance capitale lorsqu'il déduisait de sa conception doctrinale de la maladie une indication d'ordre chirurgical : la surrénalectomie.
Leriche et son école introduisent les idées d’Oppel en France où il semble qu’elles bénéficient du plus large crédit, alors que, à l'étranger, et notamment, dans les pays anglo-saxons, les chirurgiens dans leur ensemble ne s’engageaient pas dans la direction nouvelle indiquée par von Oppel.
A la suite de ces travaux, le débat se poursuit dès lors, sur un double terrain : un terrain théorique, le problème de la nature réelle de l’artérite non sénile; un terrain pratique, le problème des indications de la surrénalectomie.
A) Sur le terrain théorique, il faut signaler, en particulier, les travaux anatomiques de Géry, Fontaine et Branzeu qui les conduisent à considérer comme douteuses, les images interprétées par Buerger dans le sens de l’inflammation. Ils proposent donc le terme de fhrombo-angiose au lieu du terme de «thrombo-angéite» dû à Buerger, comme le dit Fontaine «pour ne rien préjuger» de la nature inflammatoire de la maladie, mais au contraire, pour mettre l’accent sur l’importance fondamentale de la thrombose et sur la nature vraisemblablement dégénérative de la maladie.
D'autre part, frappé par l’existence de formes plus localisée, moins évolutives, plus limitées aux seules artères que celles décrites par Buerger, Leriche propose le terme d’endartériose.