‹ Classification et résultats du traitement chirurgical des artères des membresChapitre 34 sur 66 · CRE ARR · texte numérisé non relu

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sympathique. C’est donc, au point de vue de la classification, la décade d'appréciation difficile.

D'autre part, deux malades, âgés de plus de 50 ans, ont été surrénalectomisés, ce qui est très peu (environ un malade de plus de 50 ans pour 10 malades de moins de 50 ans).

OBSERVATION n° 45 : Le malade est hospitalisé en octobre 1948, à l’âge de 53 ans pour artérite du membre inférieur droit. La claudication remonte à quelques mois seulement. L’artériographie ne montre pas d’oblitération, mais un aspect général de gracilité. On pratique une sympathectomie lombaire droite. Il consulte à nouveau deux ans plus tard. Il présente alors, une oblitération de l’artère fémorale gauche. On oriente alors le diagnostic vers la thrombo-angiose bien que le malade soit âgé actuellement de 56 ans et on pratique une surrénalectomie dont les suites devaient d’ailleurs être très sombres, puisqu’après ure période de coma le malade devait conserver une hémiplégie.

OBsERvATION n° 105 : Le malade entre au servicé âgé de 53 ans. Mais les troubles artéritiques avaient débuté à l’âge de 51 ans. Il présentait une oblitération de l’iliaque primitive gauche et de la fémorale droite sans image d’artériosclérose ni, par ailleurs, sans élément formel en faveur d’une thrombo-angiose. Il subit une surrénalectomie gauche et une splanchnicectomie droite avec sympathectomie lombaire associée. Le résultat devait en être médiocre.

Il apparaît de ces deux observations, qu’au delà de 50 ans, le diagnostic de thrombo-angiose présente de grandes difficultés et comporte, il faut le reconnaître, une large part d'incertitude. Au surplus, le risque opératoire ne laisse pas d’être accru.

20 Aspect clinique.

Pouvons-nous tirer de l’aspect clinique des éléments de plus grande valeur ? Toutes nos observations présentent une assez grande similitude. Ne s’individualisent assez nettement que trois observations où l’élément spasmodique général prédomine. C’est surtout le cas pour l’observation 112.

OBSERVATION 112 : Malade de 30 ans, hospitalisé en janvier 1950 Dans les antécédents on note une gelure des pieds suivie 15 jours après d’un syndrome de Raynaud qui se généralise aux 4 membres. Une aggravation se manifeste à la suite d’un traumatisme cranien survenu en 1944. Il apparaît alors des troubles de la parole à type d’anarthrie pour lesquels on pratique à la fin de 1949 une énervation de la fourche carotidienne et une sympathectomie péri-

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carotidienne bi-latérales. L’artériographie cérébrale montre une gracilité extrême du réseau; cet aspect de gracilité se retrouve sur les artériographies fémorales sans qu’il y ait d’image d’oblitération. L’examen cardiaque établit qu’il existe une coronarite diffuse.

Chez ce malade la surrénalectomie entreprise le 21 février 1950 dut être interrompue dès l’ouverture de la loge rénale en raison o pr eopPement de troubles respiratoires à type de Cheynes-

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Dans les observations 77 et 138 qui, comme la précédente, ont été envisagées quand nous avons étudié les artérites par gelure, il faut noter également l’importance des phénomênes vaso-moteurs s’extériorisant par un syndrome de Raynaud généralisé aux quatre membres. Mais aussi le caractère distal de l’artérite qui se manifeste uniquement par l’abolition des pouls à la pédieuse ou à la tibiale postérieure, la discrétion des lésions gangréneuses, qui intéressent . dans l’observation 77, les orteils et dans l’observation 138, les doigts. Il faut remarquer qué si dans les observations 112 et 138, l’artériographie fémorale révèle une finesse indiscutable du réseau artériel, dans l’observation 77 par contre, le réseau est pratiquement normal, l'artère fémorale présente son calibre et sa souplesse habituelles.

Ces trois observations mises à part, dans les 23 observations restantes, l'aspect clinique est uniforme. Les manifestations artéritiques n’ont, en elles-même, rien de bien particulier. Presque toujours la maladie débute par une claudication intermittente, uni ou bi-latérale qui s’accentue progressivement. La durée de l’évolution est, en général, moyenne ; entre la date d'apparition des premiers troubles et le moment de l’hospitalisation s’écoulent de quelques mois à un ou deux ans ; le malade est vu alors à un stade variable, en général stade 2 ou 3; rarement il consulte au stade 4 et alors les manifestations gangréneuses ne présentent rien de spécial.

Pour l’ensemble des observations, l’artérite intéresse les membres inférieurs et eux seuls. Nous ne relevons qu'une seule fois (observation 42) une disparition du pouls radial dûment constatée et cliniquement latente d’ailleurs. L’unilatéralité ou la bilatéralité se partagent à peu près également.

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