POSE
L'oblitération artérielle porte une fois sur l’aorte, cinq fois sur les iliaques ; cinq fois, il s’agit d’une oblitération distale, une fois d’une oblitération poplitée ; enfin, le plus souvent, c’est la fémorale qui est intéressée, quatorze fois à l’état isolé.
Ces données sont d’ailleurs précisées par l’angiographie. Nous y reviendrons au paragraphe suivant. Nous les indiquons rapidement ici pour montrer que les thromboses artérielles sont, en général, en nombre très limité. L’atteinte panvasculaire nous a parue, au surplus, exceptionnelle. On peut noter frois fois seulement une atteinte veineuse associée. Une fois (observation 94) c’est le diagnostic de phlébite qui avait été porté au départ. Deux fois, on note une phlébite superficielle survenue en cours d’évolution (une fois au poignet, une fois dans le domaine saphène externe)
Aiïnsi, ni l’aspect clinique général, ni la localisation topographique de la thrombose ne présentent rien de caractéristique et l’on ne peut, en règle générale, en retirer des éléments formels de diagnostic. Par contre, deux faits nous ont paru mériter d’être notés. |
19 La fréquence relative des manifestations vaso-motrices à type de syndrome de Raynaud intéressant le plus souvent lés deux membres supérieurs, parfois les quatre membres mais ne présentant pas les caractères du véritable syndrome de Raynaud dans toute sa pureté. Il ne se rencontre, en outre, qu’à peu près dans un quart des cas.
29 L’atteinte cardiaque : elle est décelée par l’examen électro-cardiographique systématique. Banale dans l’artérite sénile, elle prend ici toute sa valeur du fait qu’on la constate chez un malade n'ayant pas atteint 50 ans et revêt d'autant plus de signification que le malade est plus jeune. Elle se présente sous des aspects variables, mais, le plus souvent, l'examen électrocardiographique révèle des images de coronarite diffuse, plus ou moins accusées. Mais, là encore, ce fait n’a rien de constant. Nous relevons une atteinte cardiaque électrique à peu près dans 1/3 des cas. seulement.
FSU
Aiünsi, dans l’aspect clinique, rien n’émerge qui permette de caractériser d’une façon absolue, la thrombo-angiose. Il peut, tout au plus, exister des éléments cliniques de probabilité, mais aucun de ceux-ci n’apparaît ni comme constant, ni comme spécifique.
30 Les données biologiques.
La thrombo-angiose est-elle marquée par des caractéristiques biologiques qui permettraient de fonder le diagnostic sur des bases fermes que, ni l’âge parfois, ni la clinique souvent, ne peuvent fournir ? Von Oppel décrivit un syndrome biologique de l’artérite juvénile, traduction de l’hyper-surrénalisme et plus spécialèment de l’hyper-adrénalinémie qui en résulte. C’est le «syndrome en hyper» de von Oppel : hyper-glycémie, hyper-cholestérolémie, hyperglobulie. Il n’est pas dans notre dessein de discuter à fond ce problème qui a été envisagé à de nombreuses reprises depuis les premiers travaux du chirurgien de Léningrad. Considérons seulement les résultats biologiques qui figurent dans nos observations. |
1) La glycémie : dans l’ensemble de nos observations elle est sensiblement normale.
2) La cholestérolémie : elle est, elle aussi, en général, normale ; parfois cependant, elle apparaît augmentée, mais toujours légèrement.
3) La formule hématologique : nous ne disposons, dans la grande majorité des cas, que de la numération globulaire et de la formule blanche. Nous ne pouvons, par conséquent, formuler acuune opinion quant à la viscosité sanguine, la vitesse de sédimentation, le nombre des plaquettes, qui seraient augmentés en bloc, selon l’école russe.
L'’hyperglobulie ne se retrouve pas dans la majorité de nos observations. Parfois, cependant, le nombre des globules rouges est supérieur à 5 millions, mais ne dépasse jamais, en tout cas, 5 millions 1/2 à 6 millions. Dans un seul cas (observation 137), nous nous trouvons en présence d’une hyperglobulie massive, mais ce malade n’entre pas dans le cadre de la thrombo-angiose ; il s’agissait bel et bien d’une