‹ Classification et résultats du traitement chirurgical des artères des membresChapitre 58 sur 66 · CI · texte numérisé non relu

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En dépit de signes électrocardiographiques de coronarite diffuse: on intervient, après traitement toni-cardiaque pré-opératoire, le: 21 février 1950 pour exécuter une surrénalectomie gauche. Dès l’ouverture de la loge rénale apparaissent des troubles cardio-vas-culaires (chute de la tension artérielle, pincement de l'indice) et surtout des troubles respiratoires avec un rythme de Cheynes- Stokes, que l’on rattache à un défaut d'irrigation bulbaire. On décide, ces troubles ne s’amendant pas, de ne pas poursuivre l’intervention. Le malade devait quitter le service 15 jours plus tard, en bon état, et même de façon presque paradoxale, étant donné la gravité des accidents qu’il avait présentés au moment de l’opération.

b) Ouverture de la plèvre.

C’est une éventualité banale au cours de la surrénalec--

tomie. Nous la relevons dans deux cas, ce qui est un chiffre relativement peu élevé.

Dans l’observation 77 au cours de la surrénalectomie l'ouverture de la plèvre avait été immédiatement suturée. Après l'intervention, la radiographie montre un pneumothorax total qui est exsufflé et les suites opératoires sont alors excellentes.

Dans l’observation 92 la plèvre ouverte avait été fermée sur le champ. La radiographie après l’intervention montre un pneumothorax gauche associé à une atélectasie partielle du poumon droit. On pratique ici encore une exsufflation du pneumothorax mais on doit, en outre, mettre en œuvre une broncho-aspiration. Les suites sont donc dans ce cas beaucoup plus troublées mais en définitive favorables.

L'ouverture de la plèvre constitue-t-elle vraiment un accident ? Il ne le semble pas, à condition que l’anesthésie se fasse en circuit fermé et de préférence avec intubation trachéale. Les suites opératoires n’en ont pas été sensiblement plus compliquées dans l'observation 77. Par contre dans l'observation 92, il faut remarquer qu’au pneumothorax s’est ajouté une atélectasie contro-latérale. C’est en raison de cette double cause de déficience respiratoire que les suites opératoires ont été ici plus sérieuses. L’atélectasie représente d’ailleurs, une complication postopératoire qui n’est pas exceptionnelle.

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