EE
Schtcl et Kabelitz me à parties égales de sérum alucosé à 50 pour |. 000 et de sérum bicarbo-
naté à 122 pour 1.000 en perfusion veineuse). La
réalimentation souvent délicate trouvera sa solution idéale dans le lait de femme à doses progressives où à
défaut la babeurre avant de passer lentement à un
lait modifié. La diarrhée doit. être combattue par la poudre de carottes ou de la farine de carroube.
Le traitement des troubles nerveux consiste en l'administration de gardénal à haute dose par voie injectable de l’ordre de quatre centigrammes matin et soir. : Cétte indication doit être systématique. || faut signaler quand les signes nerveux sont au premier plan un traïtement d'urgence indiqué par Lévesque, en 1942, et consistant en l'injection de novocaïne intraveineuse sans adrénaline de l'ordre de 1 à 2 pour 1.000 soit dans la jugulaire, soit dans une véine du pli du coude après dénudation, soit par voie intrasinusale; cette pratique trouve sa justification dans les travaux de Reilly sur l’action inhibitrice de la novocaïne sur l’activation du sympathique. L'injection doit être très lente. Dans les cas favorables, on assisterait à une véritable résurrection (le facies se recolore, l'enfant remue et crie, et prend avidement son biberon). |
Le tonus cardio-vasculaire sera rétabli par la perfusion veineuse et les injeciions de camphre soluble à la dose de 2 mc3. En cas d'hémorragies (burpura, hématé-
mèses) la prescription. de la vitamine K s'impose par .
| voie injéctable (Lelong et Rosier).
Causal : || faut pratiquer systématiquement et d’emblée üne paracenthèsetbilatérale. Ici les avis des pédiatres et des O.R.L. sont fächeusement discordants, surtout s'il s'agit de pousser jusqu'à l’antrotomie ,; or. il faut sortir du cercle vicieux, et Cathala résume bien
Ve 5 A
l'inquiétude des pédiatres en écrivant :: « Tout. le drame réside dans la carence du diagnostic. » C'est ainsi que d’autres auteurs proposent que, devant l'absence d'élément causal évident et en présence de menaces graves, l'antrotomie bilatérale exploratrice soit pratiquée, même si la parencenthèse des tympans n'a pas montré d'otite certaine. . :
Les autres éléments causaux, rarement: en valeur dans les toxicoses (coups de chaleur, maladies infectieuses classées), ne se prêtent pas à un traitement Spécifique, le traitement symptomatique suffira.
Les toxicoses entraînant des anomalies humorales, soit par atteinte des centres diencéphaliques, soit par atteinte rénale, il était logique que soient tentées des corrections par la perfusion de sels polassiques, sodiques et autres, qui sont abaissés dans ce syndrome.
Les auteurs américains indiquent notamment la perfusion de sels potassiques pour pallier la chute de la kaliémie. Dans le même ardre d'idées, dans le service de M. le professeur Sorel, ont été ‘pratiquées des injections par voie atloïdo-occipitale de sels potassiques qui ont amené des améliorations de très courte durée. ‘(Thèse de Mlle Dedevant, Toulouse, 1947.)
Les anorexies d'origine médicamenteuse ou thérapeutique :
Cette origine est loin d’être rare et il est opportun d'y attirer l'attention ‘des praticiens. Elle résulte de deux origines : les médicaments administrés à la mère allaitant son enfant. || est notable au'il faut être sobre de médicaments pour la nourrice. Certaines’ drogues peuvent, en s'éliminant par le lait, influencer l'appétit du nourrisson en dehors même de troubles gastro-intes-
Re
Hinaux. Marfan a beaucoup insisté sur ce point, incriminant l'acide oxalique du chocolat, l'arsenic ou ses dérivés, la colchique, le mercure et surtout l'alcool, particulièrement nocifs. Toute substance irritante ou toxique pénétrant dans le tube digestif du nourrisson . . peut supprimer son besoin de faim. Pour le nourrisson, Marfan condamne les purgatifs, le sirop de chicorée, l'huile de ricin, le calomel dont il recommande de bien se méfier. Outre l’ipéca il accuse encore de méfaits tous les composés d’antimoine ; et Mouriquant nous a mis en garde contre l'administration d'huile de foie de morue au nourrisson. On peut encore incriminer les pommades pour gerçures au sein et les abcès du sein:4
En dehors de la qualité même des médicaments, une thérapeutique mal comprise ou de mauvaise tecnnique peut être le « primum movens » des anorexies infantiles, En notre époque, la médication, sous prétexte d’être active, est bien souvent agressive. Dans cet ordre d'idées nous signalerons les anorexies par intolérance de doses excessives de médications modernes : sulfamidothérapie, vitaminothérapie, pénicillothérapie.:
La grande tolérance du nourrisson aux sulfainides administrées « per os » est connue, mais ce n’est pas une règle absolue. La prolongation de leur administration, peut entraîner des intolérances alimentaires suivies d’inappétence, très probablement dues à des alté. rations rénales.
L'hypervitaminose thérapeutique est aussi bién connue comme cause d'anorexie tenace. Nous exposerons, à titre d'exemple, la plus fréquente d’entre elles, l'hypervitaminose D2, qui a fait l’objet d’observatidns détaillées ‘de R. Debré, S. Thioffry, E. Brissaud et'L.
Trellu. Certes, la vitamine D2 est un’excellent médica-
sa 53 — ment. dans le rachitisme et la tétanie, mais elle ‘est employée par beaucoup de praticiens à des doses souvent excessives où trop prolongées. Le tableau clinique de cette hypervitaminose est typique : après une médication aäntirachitique, par exemple, où les doses de tolérance individuelles de D2 sont dépassées, il s’installe une brusque anorexie implacabe et absolue avec nau- sées et vomissements, le nourrisson devient apathi-. que, triste, il pâlit, il maigrit et se déshydrate. L'anorexie est le sYmpiôme de base le plus précoce. Elle se différencie de l'anorexie des états infectieux ou foxiques par sa brusquerie et sa brutalité. Elle est totale, « elle n’est pas élective mais globale et complète ». Les vomissements et un soif impérieuse s’installent et devraient mettre le praticien en ‘éveil. La température ne subit pas de modifications notables. L'atteinte rénale est la règle mais ne se révèle pas d'une façon constante; l'examen, du sang est plus significatif et donne une assez forte rétention azotée ; la calcémie est haute. Des troubles nerveux, parfois graves, s’observent.
Après cessation de la médication, la guérison est la regle ; mais il y a des exceptions tragiques àvec encéphalopathies durables et mort.
La pénicilline, proclamée médicament inoffensif, depuis qu'elle a été mise à la disposition de tous les praticiens, a été utilisée à toutes les fins, mêmes inopportunes et à dés doses quelquefois trop insuffisantes d'emblée et prolongées trop longtemps. L'observation courante relève, au cours de ces thérapeutiques, des reprises de température après üne rémission et ure défervescence de courte durée. Cette reprise de température au cours de la médication est accompagnée
LE
de phénomènes anorexiques quelquefois tres marqués. Après une euphorie que tous les praticiens on obser-
vée, le nourrisson devient de nouveau maussade, il
refuse le sein, vomit quelquefois. Si l’on cesse la médication, tout rentre « curieusement » dans l'ordre.
S'agit-il de pénicillo-résistance, d'intolérance simple ou d'intoxication par la péniccilline? Depuis peu, de troublantes observations ont été publiées, notamment par le docteur CI. Binet (17 mai 1947), attribuant aux médications antibiotiques et à la pénicilline en particulier, de véritables intoxications.
La thérapeutique de ces anorexies requiert, en premier lieu, la cessation de l'administration de l'agent causal ou supposé tel, suivi du traitement des désordres
rénaux, nerveux ou digestifs par la thérapeutique habituelle.
Anorexies d'origine diathésique : Vi
Les diathèses ne sont pas des « maladies mais constifuent des dispositions à certaines réactions pathologïiques » (P. Rohmer et P. Woringen). Elles peuvent être héréditaires ou acquises soit au cours de la vie intrautérine, soit dès les premiers jours après la naissance. Elles se révèlent ou précocement ou tardivement.
Ces anorexies relèvent de causes souvent obscures, étrangères à tout trouble digestif primitif ou à des infections même latentes
l’anorexie des débiles et des prématurés relève d'une débilité congénitale causée par une misère physiologique subie pendant le séjour « in utéro » ou d'intoxication chronique d'origine maternelle.
Les diathèses allergiques, dont la tête de chapitre serait, d'après Lesace, « la débilité arthritique » com-
ES
. prenant avant tout « l'eczéma vrai du nourrisson » à: prurit intense, surtout l'eczéma céphalique. Le prurit, les troubles nérveux, l'agitation que cet eczéma vrai entraîne sont cause d'anorexie à caractère intermittent. mais tenace. Ces allergies ou mieux ces trophallergies, sont indiscutablement d'origine héréditaire. Ces eczémas puvent s'infecter et entraîner des complications septiques graves. L'alternance de cette affection avec l'asthme vrai du nourrisson (pneumallergie) e est d’ observation courante.
La diathèse spasmophile: du nourrisson, véritable tétanie, apparaît à la naissance ou dans les premiers jours au cours de l'allaitement artificiel ou du sevrage et serait due à une déficience calcique, à une carence solaire qui l’apparente au rachitisme. Les contraciures généralisées font garder au nourrisson l'attitude fœtale. L'anorexie revêt ici un caractère vraiment prodromique, puis un caractère fonctionnel dès au’ apparaît le spasme tonique des muscles péribuccaux « signe de la moue » (E. Lesné et R. Turpin). On note aussi la raucité du cri et sa répétition spasmodique donne à cette plainte “le caractère du « gloussément de la pintade ». Céite affection est caractérisée, en outre, par des convulsions loniques ou cloniques et une hyperexcitabilité de certains nerfs moteurs (signe de Chvosteck, de Luste, de Trousséau), contractures des membres, laryngospasme ef spasmes viscéraux, pour se terminer par des accès éclamptiques qui signent le tiers au moins des convulsions cloniques de la première enfance.
L'hydrolabilité, diathèse moins bien classée, est une déshydratation intense et brusque des tissus, avec syndrome acidosique et cholériforme générateur d'anorexie grave par intoxication et desséchement.
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Le lymphatisme réalise une diathèse complexe caractérisée par une infiltration lymphoïde de tous les tissus, des aanglions et des organes lymphoïdes, qui donne au nourrisson un aspect bouffi. Ce dernier est pâle, obèse, sans réactions. L'anorexie qui s’installe est d'origine apathique et d'indifférence, le nourrisson tète mollement ét sans conviction. On considère cette diathèse comme congénitale, et V. Futinel la qualifie de terrain hérédo-syphilitique ; ‘cette origine est très discutée.
Le traitement détaillé des anorexies dues à ces diathèses ne nous retiendra pas dans son ensemble ; il est pratiquement impossible de le synthétiser, les causes en étant trop diverses et trop intriquées. Le caractère congénital ou héréditaire de la plupart de ces affec-
tions commande tout d'abord un traitement prophylac-
tique, rarement causal et le plus fréquemment sympto-
maïique (hygiène alimentaire, générale et climatique,
psychothérapie).
Le traitement de la diathèse spasmophile et l'eczéma vrai du nourrisson qui représentent une page impor-
tante et spéciale de la thérapeutique des affections du:
nourrisson fera l'objet d'un court exposé.
La tétanie, aux manifestations si diverses, comportera d’abord des injections parentérales d'extraits prathyroïdiens, selon l& méthode de Collpi ou d'Hanson, l'administration de chlorure d'ammonium qui favoriserait, par son action acidosante, l'élévation du taux du calcium, ou mieux par l'injection de sels calciques (Debré), puis, par analogie avec le traitement du rachitime, par l'administration d'huile de foie de morue, d'ergostérol irradié et l'utilisation des R.U.V. les
spasmes et les convulsions seront traités par le aardénal
k g 1 Ro
“Car ils conduisent à une ee « “eue Macau ab fique > (avitamonise A. Mouriquand). Le traitement ds ide l'état général doit être placé au premier plan, il RU - utilisera, au choix ou successivement : les modificateurs Dh ra SEe endocriniens (extrait. thyroïdien, pancréatique, insuline 5 en faible dose, les extraits de rate), les ee ar A (extrait d'artichaud Boldo, solution de Bourget), | ET désensibilisants (méthode dé choc : injections de di , aie injections de sang maternel, de propidon, à utiliser 4 | avec une très grande prudence ; injections d'hyposulfi- LIL . - tes de soude et de magnésie, que l’on peut utiliser aussi : es par voie buccale), la vaccinothérapie (Vaccin entérot ù F
: coccique [Péhul, vaccination « per os ÿ par stocks- Ô vaccins [Blechmann]); les modificateurs du système ner- PE à veux (gardénal, adrénaline, éphédrine, valériane et | passiflore), les antihistaminiques (antergan et néo-aniergan). Le traitement local utilisera des toxiques très. doux par opérations fragmentaires ; il aura surtout pour s effet d'empêcher les infections secondaires Où généra- Es. lisées, qui pourraient entraîner un syndromsa malin. 5 Pénicilline et sulfamides peuvent être utilisés ; localement la pommade à la pénicilline donne des résultats satisfaisants. ; P
Les anorexies d'origine endocrinienne :
Chez le nourrisson, comme à tous les âges, les glandes endocrines ont une influence sur les modalités de
fa
la nutrition et de la croissance. L'insuffisance, l'hyperactivité ou la viciation de leurs fonctions entraînent de: phénomènes complexes susceptibles d'avoir un retentissement sur la vie du nourrisson et de l'enfant:
Ê insuffisance thyroïdienne ou myxædème congénital, comme le myxœdème fruste, nous intéresse seul, car il est d'apparition précoce et appartient, en propre, à la pathologie du nourrisson. L'aspect du nourrisson est frappant : ce sont des nains et des dystrophiques, grosse tête avec retard d'ossification des fontanelles, la langue est volumineuse, les lèvres éversées ; les membres sont courts et les extrémités digitales sont grosses et boudinées. La première dentition est retardée, le déficit intellectuel est flagrant, peu ou pas de réaction, apathie totale. Les fonctions digestives sont très ralenties, l'appétit est médiocre, la consti: pation fréquente et tènace, parfois en rapport avec un mégacôlon. L'anorexie est ici facteur du ralentissement de la vie intellectuelle et végétative du nourrisson et aussi rebelle à l'amélioration que le syndrome causal.
Le traitement comporte l'administration de poudre thyroïdienne suivant la méthode de Bouchard, en trois périodes :
1° Période d'entraînement : Rechercher par ‘tétonnement et par milligrammes la dose suffisante, sans jamais dépasser, par jour, un centigramme ;
2° Période de traitement : Doit s'efforcer de voir s'effacer les signes apparents du myxœædème en faisant alterner la période d'administration du médicament et sa cessation (soit dix jours de traitement et cinq. jours de repos) pour éviter les accumulations (accidents d’intolérance : tachycardie, insomnie et agitation, diarrhée); |