‹ Claude-Charles Le Roy de la Potherie [microforme]Chapitre 4 sur 8 · AUTOGRAPHE DE LE ROY DE LA POTHERIE · texte numérisé non relu

AUTOGRAPHE DE LE ROY DE LA POTHERIE

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| 1 Voir la lettre de l’intendant Champigny au Ministre, du 26 mai 1699, V

? Archives coloniales de le Marine, vol. XVIII, p. 146, Cette lettre est inédite,

[roy] CLAUDE-CHARLES LE ROY DE LA POTHERIE 18

iez y L. “ à Quésec, le 11 août 1700. j 4 “ Monseigneur, | Nous À ‘ Je vous suis trop dévoué pour souffrir que vous ne soyez pas informé 18 les F le premier de la paix que font les Iroquois. Je mande à ma sœur qui est faire. b à Paris de vous présenter de ma part ou à Monseigneur le Chancelier une rine, semblable lettre pour plus grande sûreté. olons ‘“ Les Iroquois sont venus à Montréal en ambassade le mois de juillet igent au nom de leurs nations pour demander la paix. Ces ambassadeurs trois viennent principalement de la part des Ounontagais et des Tsonnontouans re les qui se disent les pères des Cinq Nations. Voici en substance ce que police portent huit colliers qu'ils ont présentés à M. de Callières au nombre de se de sept ambassadeurs.

“ Le premier pour essuyer le sang de 58 Iroquois tués par les Miamis.

1deur, “ Le second pour renverser la chaudière de guerre et abattre la hache.

“ Le troisième pour planter l'arbre de paix et si haut qu'il soit vu de

Pet toutes les nations.

ne “ Le quatrième pour M. de Maricourt.

it été “ Le cinquième pour le père Bruyard.

‘ Les sixième et septième pour Jonquaire.

“Et le huitième pour le fils d’un de ces ambassadeurs esclave parmi 4 nos Aigonquins.

Ke “Il a été répondu par six colliers “ 1° Qu'on leur enverrait les personnes qu'ils demandent, e tr'ai “2° Qu'on demandait des ôtages, aient “3° Qu'on voulait la paix avec tous nos alliés, n rôle ‘4° Qu'on voulait des Députés des Quatre Nations. royait “5° Qu'on leur donnait trente six jours pour répondre. me les “Il faut présentement, Monseigneur, vous expliquer tout ceci au plus naires long.

nistre ‘ Les Iroquois toujours insatiables de sang humain et par conséquent P Ise ennemis irréconciliables de toutes les nations de ce vaste pays, avaient été > qu'il en grand nombre il y a peu chez les Miameds auxquels ils firent à croire qu’ils venaient seulement pour chasser, mais ceux-ci connaissant bien que c'était un faux prétexte pour faire un coup sur eux les prévinrent et donnèrent sur eux dont ils en tuèrent un, prirent cinquante huit, et c’est le sujet du premier collier, ce qui a été cause que quand ces ambassadeurs ont voulu d’abord faire leur entrée chez M. de Callières qui demeure environ à quatre ou cinq cents pas de la Ville, Maricourt et Jonquaire étant à leur tête ils sont sortis de la porte de Montréal faisant des cris de mort jusque chez lui,

‘“ Le second et le troisième colliers portent d'eux-mêmes leurs explications puisque la hache est le symbole de la guerre et cet arbre de paix vu de toutes lesd. nations marque une paix éternelle.

édite. 4

“ Pour le quatrième Collier ils ont demandé Maricourt qui est Capitaine comme le fils d’un père nommé le Moine qui a été adopté autrefois des Iroquois par l'estime qu'ils avaient pour lui ayant encore dans un de leurs villages une cabane qui lui est consacrée et à sa famille. Ainsi par la confiance qu'ils ont au tils ils ont prié M. de Callières de le leur donner pour venir quérir nos prisonniers français qu'ils sont tout prêts de rendre.

& Pour le huitième collier le père Bruyard, Jésuite, étant en grande vénération chez eux, ils l'ont demandé aussi pour venir quérir nos français, Par ce moyen il pourra tenter à un établissement de religion parmi ceux qui ont déjà ici quelque teinture de christianisme.

“ Pour le sixième et le septième collier, Jonquaire, cidevant maréchal des Logis de M. de Frontenac, interprète de la langue iroquoise avait été pris pendant cette dernière guerre des Troquois où il fut adopté, Ils'y maria à l'Iroquoise, son père l'Iroquois est mort depuis peu. On le redemande chez ces peuples par l’estime particulière qu'ils ont de sa valeur. Je dirai en passant que ce qui l'empêcha d'être brûlé fut que devant être mis au Conseil de guerre un vieux chef lui ayant voulu brûler les doigts, Jonquaire lui cassa le nez d'un coup de poing. Les Iroquois ayant vu cette action jugèrent en même temps qu'il fallait qu'il fût un homme de cœur, c'est ce qui lui sauva la vie, fut adopté et on lui donna une femme. Ce beau père étant mort la nation lui en a substitué un autre qui est un de ces ambassadeurs et comme M. de Callières a eu peur que le renvoyant chez eux ils ne le fissent peut être brûler il a retenu pour otage ce beaupère. |

“ Par le huitième collier M, de Callières n'a pas voulu rendre ce tils prisonnier entre les mains desd. Alwonquins jusqu'à J'urrivée de nos français.

“ Quant aux otages qui sont restés à Montréal au nombre de quatre, voici le sens.

“ Ces ambassadeurs viennent directement de la part des Onontaguais et des Tsonnontuans les deux nations les plus considérables pour demander la paix. Quand M, de Callières leur a demandé d'où vient qu'il n'était pas venu des Députés de toutes les nations comme ils lui avaient promis, ils lui ont répondu qu'ayant assemblé les Nations pour envoyer tous les Députés que l'on souhaitrait les Anglais sont venus à la traverse leur faire de grands reproches de ce qu'ils voulaient conclure la paix avec nous. Mais comme ils sont maitres de leur actions ils n'ont pas voulu les écouter, les Onoystes et les Joyogouins n'ont pas à la vérité envoyé de députés chacun de leurs villages par ce que se regardant comme les enfants des Onontagués et des Tsonnontouans ils les ont priés comme leurs pères de porter conjointement la parole à M. de Callières lequel a voulu les obliger encore de faire venir des Députés de ces deux nations comme une preuve plus authentique et a gardé ces dits otages en partie pour cela et en partie comme caution pour les français esclaves chez eux

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