‹ Claude de Bermen, sieur de la Martinière (1636-1719) [microforme]Chapitre 3 sur 14 · RUE · texte numérisé non relu

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d’une façon si subite. Une longue possession sans conteste l'avait mis en appétit. Cette terre de Lauzon, il l'avait vue sauvage et inculte. Par ses soins elle s'était couverte de colons et de fermes prospères. Chaque année, à la Saint- Martin, il avait pris la douce habitude d’en rencontrer les censitaires. Comment abandonner les droits alléchants qu'il s'était réservés dans chaque titre de concession : les sols de cens, les chapons gras, les anguilles bien salées et conditionnées ?

Les pêches d’anguille que l’on faisait au bassin de la Chaudière, une des principales rivières de la seigneurie, étaient renommées dans toute la colonie. Elles valaient à elles seules les salaires de tous les membres du Conseil supérieur. Bermen de la Martinière en avait fait une exploitation des plus avantageuses, . Il s'était réservé, depuis vingt ans, cette manne précieuse. Les pommes du jardin des Hespérides n'étaient pas gardées avec un soin plus jaloux().

(128 novembre 1672 (Greffe Gilles Rageot) de la Martinière concède à Thomas Lefebure, tonnelier de Québec, quatre arpents de terre sur le fleuve St-Laurent sur quarante

arpents de profondeur joignant d’un côté à Gauthier et de l'autre à la rivière du Sault de la Chaudière. De la Marti-

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