‹ Claude Fauchet, 1744-1793Chapitre 18 sur 38 · CHAPITRE III De la Représentation Nationale · texte numérisé non relu

CHAPITRE III De la Représentation Nationale

La société est nécessaire à la défense des intérêts particuliers ; leur accord, autrement dit l'intérêt commun, en a seul rendu le fonctionnement possible. Et comme la volonté générale est seule à même de connaître cet intérêt commun, c'est elle seule qui doit diriger l'Etat pour lui faire réaliser son but : le bien commun.

Sous une autre forme, Rousseau explique encore comment la souveraineté appartient au corps social : « La souveraineté appartient à tout le corps social : elle est inaliénable par essence ; elle résulte de la liberté naturelle et du naturel accord des volontés réunies. » De ces idées premières, Rousseau conclut que pour la société, abandonner la souveraineté c'est abandonner la liberté radicale et le pacte associatif.

Cet abandon, cette perte de la souveraineté peut se produire de deux façons : une puissance autre que le corps social et plus forte que lui, lui enlève sa

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