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Panité nationale » (1). Mais alors on se heurte à la grosse question de l'intolérance. Gomment va se comporter une religion nationale à l'égard des différents cultes qui malgré toutes les précautions peuvent avoir pris racine dans le pays. Logiquement la religion nationale ne doit pas tolérer ces cultes. C'est bien ce qu'affirme Fauchet : « La religion catholique [il en serait de même pour toute autre religion nationale] ne doit pas tolérer dans les gouvernements où elle est la base des lois, les différents cultes ; et cette intolérance bien impolitiquement reprochée par les philosophes fait l'union pleine et la force immuable de ces empires. »
Donc notre théoricien encourt le reproche d'intolérance, triste position pour un penseur à la fin du XVIII' siècle. Toutefois Fauchet sort de l'impasse par une distinction faite sur ce que la religion est prise comme moyen de gouvernement. Libre à chacun d'avoir son culte, défense à celui qui ne pratique pas la religion nationale de prendre part aux affaires politiques. Au surplus voici le passage où Fauchet explique sa façon de voir. Il est de la plus haute importance. « Les législations ne peuvent exiger, sous peine de punition positive, de personne, la foi catholique ni aucune espèce de croyance religieuse. Elles n'en ont pas le droit ; nulle puissance sur la terre ne peut ravoir. Toute persécution pour obliger de croire