La. Religion Nationale, p
les hommes, j<aranti par Dieu, est Ir point ri»- jonction des deux théories de la prééniinence du peuple et de l'institution divine des rois. Aussi eeux-ei ne resteront-ils d'institution divine (ju'autant qu'ils observeront le pacte social. Le raisonnement est ingénieux, c'est là toute sa valeur.
Il n'y a rien d'étonnant à ce (|uc Fauchet ait été en 178.') monarchiste et monarchiste de droit divin. On ne songea vraiment à la Uépubli(pie (jue lors(ju'on eut com[)ris que la monarchie ne pouvait [)as opérer les réformes que l'on attendait d'elle. La Constituante accommode encore les Droits de l'Homme avec la monarchie de droit divin. Le (Mub des Jacobins admet une monarchie tempérée. Le (Unb des Feuillants est monarchiste pur. Fntin les (]ordeliers ne seront nettement républicains (iu'a[)rès l'airesiation de Varennes.
Telle qu'elle est, la doctrine politi(pie de Fauchet est encore ce qu'il y a de plus loi^icjur et de [)liis complet dans son œuvre.
il a toujours admis la prédominance du [XMipIc. celui-ci t'ait les lois et rem«'t l'exéculit* aux mains de (pii il lui plait pourvu ijue le mau'istiat — ainsi (juc l'appelle Fauchet avec Uousscaii — nCmjUrle en licii sur SCS (li'oils et ne soit (jirnn au^enl trevenilion : dans le systèm<' le mairislral sera la monarchie. Pouiéviter toute dissension, lonle lutte intestin»* dans ri^tat, dont les consécpiences seraienl tuiiestes à la
Constitution nationale, il faut autant que possible obtenir Tunité de pensée, de mœurs. On laissera à la religion le soin d'obtenir cette cohésion parce que c'est elle qui façonne le mieux les esprits. Pour cela elle devra être unique et écarter dans les conditions que l'on sait les autres religions.