discours de la Liberté française
Moyens sociaux(i). — Faiichet espérait encore supprimer la pauvreté (qu'il ne confond pas avec la misère, n'oublions pas) en créant des institutions spéciales qu'il appelait « ateliers de charité». Chaque paroisse devait ouvrir à ses frais un atelier où les pauvres seraient admis. Le district et la province, toujours à leurs frais, devaient en créer un moyen et un très grand. Le salaire y serait moindre que la rétribution donnée aux ouvriers de la région pour qu'ils ne s'y portent pas, attirés par la sûreté du gain, et que l'atelier ne perdît ainsi son but.
La création de ces ateliers doit procurer plusieurs avantages : décharge des hôpitaux qui n'auraient plus que les malades à leur charge ; moralisation du pauvre en lui enlevant toute idée de crime par misère. Enfin économie dans les travaux publics, le salaire de ces ateliers étant réduit.
En revanche, Fauchet n'a pas prévu le gros inconvénient de ces ateliers, surtout aussi développés qu'il le demande : rabaissement du prix des salaires.
Enfin Fauchet dans son troisième discours sur la Liberté française indique un troisième moyen pour « réparer le désordre effroyable des grandes richesses particulières : établir Tordre essentiel de la richesse publique, subvenir aux nécessités du peuple » et par contre-coup « payer la dette nationale et former le