‹ Claude Fauchet, 1744-1793Chapitre 33 sur 38 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Les lois agraire, des mariages, des successions.

La loi agraire tend à rameuer les forluues terriennes trop considérables à une valeur déterminée (jni constituera un maximum. La loi des mariau^es et celle des successions cmpèclicnl les fortunes de s'accroître au delà de ce maximum. Par les mesures qu'il préconise, Fauchel vise surtout l'application de son se(^ond principe: « L'état social n'est avantageux aux liomuies qu'autanl qu'ils ont tous (pichpie chost* et qu'aucun d'eux n'a rien de tro[). »

.^ l. — La r.OI AOHAIHK.

Dans sou sixième discours au (.erclc Social^ Kauchet a posc^ comiiu' principe ipie la nature a donné à l'homme un ai<le semhlahlc à lui, la terre . riioiiunt» adulte a troiivé la naluif adulte. Mais lliomm»' dans sou ori,nieil a I lansufi'essé les saintes lois de la Ncrilc. Létal social l'sl devenu mauvais. Pi»ur \ remédier

il faut appliquer le principe « que tous aient quelque chose et qu'aucun d'eux n'ait rien de trop » et pratiquement il faut une loi agraire.

« Quiconque a 50.000 livres de rente en fonds de terre ne pourra plus acquérir davantage (1). » Par là [et nous le verrons surtout dans notre conclusion] Fauchet n'a pas voulu Tégalité absolue même dans la fortune, il a tout simplement cherché à éviter l'accaparement de la terre par quelques-uns et à développer les petites propriétés. « Les petites propriétés ont plus d^avantages que les grandes. » Que s'il avait voulu Tégalilé absolue il se serait occupé des fortunes mobilières ; il aurait souhaité des lois de partage immédiates. Il se contente de dire: « On ne dépouille pas les possesseurs, on ne veut pas qu'ils accaparent. » Il tenait en trop grand mépris les lois de partage anciennes (6" discours au Cercle Social) pour croire qu'on pouvait en inventer d'efficaces. Fauchet préfère tout simplement empêcher une trop grande disproportion des fortunes terriennes.

Les avantages qu^il attend de cette loi sont, comme il le dit lui-même, innombrables. Nous n'avons qu'à citer le texte : « Les richesses plus divisées seront réparties dans un très grand nombre de familles ; l'argent accumulé par les épargnes ou par le négoce^ ou par toute autre voie licite «era forcé de se répandre

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