‹ Claude Fauchet, 1744-1793Chapitre 36 sur 38 · Discours sur les mœurs rurales, déjà cité · texte numérisé non relu

Discours sur les mœurs rurales, déjà cité

Il n'y a pas davaatajçc* dans l'œuvre de Fauchet la trace d'une suppression de la propriété privée et de sa socialisation. Les textes sont abondants, ce sont ceux de La Relif^/on Nationale. Fauchet a toujours regardé les idées qu'il y avait exprimées comme étant restées les siennes. A Glootz qui l'accusait de vouloir la loi agraire, Fauchet le renvoya à ces premiers textes comme les gardiens »dc sa doctrine.

Or jamais dans La Religion Nationale Fauchet n'a demandé la suppression de la pro[)piété privée et sa socialisation. Il lui a donné un maximum de développement, mais toujours il s'est défendu de vouloir dépouiller les propriétaires. « On ne dépouille pas les possesseurs, on ne veut pas qu'ils accaparent (1). » Et si Fauchet empêche cet accaparenuMit, c'est pour favoriser les petites propriétés « parce qu'elles ont plus d'avantages que les grandes >.« Des lois sages n'ôtent rien à personne de ce qui a été légalement acquis ; mais elles prévoient les acquisitions futures qui tourneraient au dommage do la chose publique (2), » Il veut éviter (ju'il se forme « un ordn' de grands propriétaires qui, se trouvant les maîtres de toutes les fortunes, seraient par la conséquence la plus infaillible les tyrans de la France et méuie du roi (4) ». ()uant à la socialisation, Fauchet n'y pense môme pas.

l, Heligion Nationale, p. 230.

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