‹ Claude Le Petit et la Muse de la courChapitre 25 sur 37 · EXTRAICT DU PRIVILEGE DU ROY · texte numérisé non relu

EXTRAICT DU PRIVILEGE DU ROY

Par lettres patentes du Roy données à Paris, le qu.itorziosme Aoust 1656. Sifrnées par le Roy en son Conseil Nohiet. et seoléos du <^rand Sceau de cire jaune, il est permis à Alexandre Lcssclin, Imprimeur-Libraire, d'Imprimer, vendre et débiter par tous les lieux de ce Royaume les Epistres en vers, composés par tel Autheur capable qu'il voudra choisir, sur toute sorte de

(1) Adam Billaut.

8 SEPTEMBRE 1657 ^r.

Registre sur le Livre de la Communauté le dix-huicliéme Ann., „,;/ .; <^,uante.s,.r, conformément à l' Arrest du Parlement X Tl^J"^;^ l;:r. Dallard, Syndic. °

A Paris, chez Alexandre Lesseliii, rue de la Barillcrip •-. I. i?^ . • a Pastoureaux, proche le Palais. Ce pr;n.ier septeXe IS? '"'""' ^'^

La Muse de la Cour, à Monsieur Daubray, seigneur cVOffémont, conseiller au Parlement, etc.

Des chants les plus pompeux des Filles de Mémoire Qui portent les Héros à l'immortalité, Je veux dessus le front de la Postérité Graver en lettres d'or les traits de ton Histoire J'oze beaucoup pour toy, je forme un grand dessein • Mais dedans le beau feu qui m'échaufe le sein Je sens soudain tomber ma plume en défaillance, Je voy dans l'impuissance, et mon zèle et ma foy ; Ce que la tifnne fait tous les jours pour la France- Généreux D'offemnnt, parle bien mieux pour toy.

Quand de tout cet Estât l'on vit changer la face,

Celuy de ta vertu n'en a changé jamais :

Inébranlable en guerre, incorruptible en paix,

De celle de ton Pcre elle a suivy la trace

N'a jamais dementy ses efforts généreux,

Se monstre en ton bon-heur facile aux mal-heureux.

Eclate avec effet pour la cause Publique ;

Et si la gloire a droit de ne jamais périr :

Ton Nom. tousjours vivant et tousjours magnifique,

Verra mourir la Mort devant que de mourir.

Tout ce que la naissance a de recommandable

Pour relever l'éclat des nobles actions ;

Tout ce qui porte une âme aux belles passions,

On le lit da.ns la tienne en tout inimitable.

Les lieux où l'Univers voit finir ses Climats,

Ont adoré tes yeux, ont respe<;té tes pas :

Tes mains ont éprouvé les grâces de leurs Princes,

Et faisant voir leurs dons soubs ton cœur abbntus ;

Les premières faveurs des dernières Provinces,

N'ont fait que remarquer tes brillantes Vertus.

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