C. LE PETIT
LÀ MUSE DE LA COUIl
Le Roy pour qui les destinées
Forceront le cours des années,
Qui par son victorieux bras
Intimide les Païs-bas,
Fait trembler le plus grand des Prin-
Dedans ses lointaines provinces : [ces
Laisse aux yeux de tout l'Univers
Par mille beaux actes divers
Une marque si magnifique
De sa prudente politique,
Qu'à la honte îles Potentats,
Il est par Messieurs les Estais,
Par un digne et très juste titre
Pris pour le souverain arbitre.
Connue aussi par un choix égal
De la Heine de Portugal,
De toutes quelconques les noises,
l'iiiltifjaises et HoUniuUyises .
Pour éviter chocs et combats
Dedans leurs importants débats.
Sa Majesté médiatrice
Par un effet de sa Justice,
Et de sa Royalle équité :
Pour le bien de la Chrestienté.
Et sans qu'ils tirent allumelles
Accomodera leurs querelles :
Et malgré leurs sourds ennemis
Les rendra bien tost bons amis.
Et puis par une heureuse suite
De sa glorieuse conduite ;
A la fin ce grand jour viendra
Que l'Europe il pacifira.
Le Coadjuteur de Narhonne,
Généreuse et sage personne.
C'est à dire Monsieur Foucquel,
Digne homme à porter un Rochet,
Dont l'âme est toute magnifique.
Par une faveur héroïque
Fait briller héroïquement.
.lustement, Magnifiquement,
Sa pieuse magniflcence.
Et sa liberalle abondance.
Pour relever, d'un cœur non v;iin,
L'honneur du service Divin.
Toutes les Festes et Dimanches,
De belles Dames aux mains blanches,
Et de beaux Sieurs aux rabas blancs
Ses largesses vont assemblans :
Qui, de leurs voix (douces sorcières)
Dans les petites Cordelières
Ce vénérable et sacré Heu,
Loiiangent en Musique Die.ii.