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1. Voir la liste donnée par Caracciolo : Libro di Verità. Roma, 181 5.
second plan ont grande tournure, et la lumière, cette lumière dont Claude avait le secret, y répand son charme magique. Le fond a disparu, et le premier plan a tellement noirci qu'on a de la peine à lire, sous les épaisses couches de vernis qui le recouvrent, la signature de « Claude Gillée », suivie des lettres « F. IN R... ». La date qui accompagne cette inscription devrait être 1 65 5 , si le tableau était identique à celui commandé par Alexandre VII, mais elle est de douze années postérieure. Le chiffre 1667 se lit très distinctement après le mot Roma à moitié effacé. Le tableau de la reine Victoria est donc — et il en a bien l'air — une œuvre appartenant presque à la dernière décade de la vie du maître. Il date d'une époque où, sans trop sentir encore les approches de la vieillesse, car il conservait dans toute sa force la faculté de voir en grand et en beau, Claude commençait à ne pouvoir plus rendre ses impressions avec l'adresse et la délicatesse qui le distinguaient autrefois.
La mort d'Innocent X et l'avènement d'Alexandre VII furent suivis d'une année terrible pour la Ville éternelle et pour ses habitants, l'année de la peste. La reine Christine de Suède, qui était venue se fixer, en i652, sur les bords du Tibre, partit en toute hâte pour Paris d'où elle ne revint que deux ans plus tard ; mais il ne fut pas donné à tous de chercher ainsi un asile au loin.
Dans le recensement fait par les ordres du souverain pontife, on rencontre les noms de Claude et de son voisin le Poussin1. Claude en arrivant à Rome s'installa, d'après Baldinucci, sur la place de la Rotonde, probablement pour être à proximité du palais du cardinal Crescenzio, dans lequel il travaillait alors. Plus tard, nous affirme-t-on, il habita le « Tempietto » et demeura près du Poussin sur le Pincio, où l'on montre encore aujourd'hui la maison portant le numéro 9 sur la « Piazza délia Trinita » comme celle du Poussin. Mais ces renseignements semblent être sujets à caution. En 1 656 Claude et le Poussin habitaient tous deux la Via Paolina. Mais quelle était cette rue? L'an-
1. Voyez // Buonarroti, 1870, page 124. « i6f>6. Rione di Campo Marzo. Strada Paolina. Claudio Gellee Lorenese d'anni 53. Pittore. C. ;commodo = à son aise). — Nicole Pousino francese di 62. C. »
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