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frères étaient donc morts sans enfants, antérieurement à i663. Denys, aussi, ne paraît pas avoir eu d'enfant, car les neveux nommés dans le testament sont tous fils de Melchior.
Jean, comme nous l'avons vu, était installé chez Claude, à Rome, et pour « tous les bons services » qu'il avait rendus dans la maison, son oncle lui légua six patentes sur le Mont Restoro, et deux sur le Mont Novenale : il lui légua aussi le lit qu'il occupait ; une petite crédence qu'il devait choisir lui-même ; un tableau à cadre doré, représentant le Ballet des Quatre Nations; un tableau copié d'après le Dominiquin et un crucifix. Le coffre-fort qui est dans la chambre de Claude doit être ouvert devant Jean et la petite Agnès, mais le contenu est destiné à Jean : défense aux exécuteurs testamentaires de le molester sur d'autres intérêts que les patentes de lieux de Mont et les engagements qui dépendent des affaires de son oncle.
Après ces premières dispositions, viennent plusieurs legs de peu d'importance : deux tableaux aux tuteurs d'Agnès, — un paysage fait à « paese » avec Y Ange et Agar, pour Renato délia Borna; à Francesco Canser un petit tableau à cadre doré; un tableau et une médaille d'or à Claude, frère de Jean, et fils, comme lui, de Melchior Gellée; un tableau à Monsignor di Belmonte; deux dessins, à son choix, au cardinal Rospigliosi « pour tous les bons conseils qu'il m'a toujours donnés, à moi et aux miens ». Six dessins, « au choix des exécuteurs », sont légués au filleul de Claude, Giovanni Piomer, et à Catherine André, fille de son ami, maître Antoine André, tailleur; quarante « scudi ». A l'église Saint-Nicolas de la Nation Lorraine, Claude lègue vingt-cinq écus avec un tableau du Christ allant à Emniaus, un paysage peint d'après nature, « dipinto dal vero » ; vingt écus, « avec une copie de mon portrait qui est dans la salle », forment la part de l'église de Saint-Luc et Saint-Martin à Rome. A l'église de la Trinité, il donne — mais sans le cadre — un tableau de Charles Lorrain, son compatriote, qui habitait le palais Muti à l'époque où Claude y travaillait, et en outre un paysage à la gouache en deux morceaux « pour décorer la maison de la Trinité » quand passe « il Santissimo ». C'est dans l'église de la Trinité que l'artiste désire être enterré; mais il défend