‹ Claude Lorrain, sa vie et ses uvresChapitre 84 sur 176 · CHAPITRE VII i · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII i

cluctions d'Amand-Durand est à mon avis ce que Ton a écrit de mieux sur l'œuvre de Claude. Avant même de faire paraître cette préface, l'auteur avait consacré ailleurs ' aux eaux-fortes de Claude quelques lignes dans lesquelles il avait apprécié d'une façon sympathique et cordiale le talent du maître, non seulement comme graveur, mais encore comme peintre.

Le premier en date des catalogues de l'œuvre du Lorrain est celui de l'abbé de Marolles, publié en 1 666 : on y voit figurer quarante-cinq pièces; mais d'Argenville ~, Basan:3 et le comte Guillaume de Lepel'' ne parlent que de vingt-huit, et encore Lepel considère-t-il trois des estampes qu'il fait entrer dans sa liste comme très douteuses. Le Dessinateur (R.-D., 9), le Port de mer au fanal (R.-D., 10), et le Pont de bois (R.-D., 14) sont tous trois, selon lui, des pièces qu'il faut retrancher de l'œuvre de Claude. Ne confondons pas, toutefois, le Dessinateur avec le Paysage au dessinateur, — pièce signalée par M. Eugène Piot5, qui avoue ne pas l'avoir rencontrée, mais que M. Duplessis, depuis, a soigneusement décrite0. Personne, je le suppose du moins, ne partagera les doutes émis par Lepel, au sujet de l'authenticité des deux premières estampes. Quant à la dernière, M. Robert-Dumesnil nous apprend que plusieurs amateurs ont partagé sa manière de voir. Dans le Pont de bois, on remarque, il est vrai, des parties traitées avec une certaine froideur et une certaine dureté; mais quel est l'artiste toujours égal à lui-même!

Bornons-nous à faire observer que le Pont de bois est la reproduction exacte de l'esquisse d'un tableau peint par Claude pour le cardinal Giorio (L. V., 52) ''.

Au catalogue de Lepel succèdent les catalogues dressés par

Page 1