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A'oüvcÜe Ifllrc (|iicl(iues jours après, le 3 juin 1851), où Monet apprécie liltreineui la peinture du momenl. I>c Retour à la ier/oe, (le Troyou, est au Louvre depuis longiemps, la Tf/e prise à Surcsncs y est entrée avec la collection Thoiuy-Thierry ;
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i! l'ail un plaisir de rofis •. iros idiez lui, je n'ai pas pense a hn d> ijuiUii^-r ip.ami o ; / pour la campaçjne, ce
(pie vous m'aviez r*v'on<o>.i \ je crois qui! ne partira
pas de suite, car i! a /.■•'f.-.'p a > • ' - é: • ■■■0. iraïu.
Venez le plus tôt posslh!,: • - .•/ ! l’-'cpt-.-dam qui touclu -■# sa
lin. D’ici (piinze jour^i :! tira s'-ra phm qm ^iiou . On dit mewc (pie l'on fermerait très proehai nvmi'fd uni' :-e(le ou <1 iix. Alais ce l/est qu'un on -dil . malqrr rcla, hàlez-vou.'--
J’ai >‘evu plusw-h'rs fot’~ .\J. Oautuw, (fui sof-, Inen aise de
On > t '> l twposilion, j v so-s vetourm'- fi'usnoir'-' fois. Je inuis dirai ce oiw '■ fwti^ye qfif hpiV' laldeaiix. le ja ns me tromper , mais puisque cela soiuhh 1 'h;<T"s
Yvon a eeniis un second i-dfdt an: c <■'■7, sef/.u nun, mieux lait (juc l'autre, mais ça nest /ms he 0; L (*>7 dune couleur noire et sale; les ’vpes sont comminis a oui tous la même expression. Quand on voit les Troyou, il v eu a un ou deux énormes, le
CLAUDE MO N ET
Hetour à la ferme est merveilleux, il y a un ciel magnifique, un ciel d’orage. Il y a beaucoup de mouvement, de vent dans les nuages; les vaches et les chiens sont de toute beauté. Il y a aussi le Départ pour le marché ; c’est un effet de brouillard au lever du soleil. C’est superbe ; c’est surtout très lumineux. Une Vue prise à Suresnes, c’est d’une étendue étonnante. On se croirait en pleine campagne; il y a des animaux en masse; des vaches dans toutes les poses; mais ça a du mouvement et du désordre. Il y en a beaucoup de lui, et c’est lui qui a remporté cette année le plus de succès. Il y en a que je trouve un peu trop noirs dans les ombres. Quand vous serez là, vous me direz si j’ai raison. Un bien beau tableau que j’oubliais, c’est un chien qui a à la gueule une perdrix. C’est magnifique ; on sent le poil. La tête est surtout très soignée.
Il y a des chiens d’un nommé Joseph Stevens, un Belge, qui, comme aspect, sont très nature; mais il escamote les finesses.
Le grand tableau de Roussea u. Les Chiens, est trop grand. Il est un peu confus. Il est mieux en détail qu’en ensemble.
En somme, il y a de très belles choses.
Théodore Rousseau a fait de très beaux paysages.
Il y a deux ou trois portraits de Pils qui sont très beaux comme exécution large et comme aspect.
M. Morel Fatio fait des marines qui n’ont pas le sens commun ; c’est affreux.
Monginot a mis un tableau, Bertrand et Raton. Il fait de f effet, voilà tout. Il a mis ce tableau qui était chez Lehas. Adolphe Leleu a mis de jolies choses. U y a Armand Leleu qui a voulu faire du paysage comme Corot, en y mettant de grandes figures; mais il a échoué. Sans cela, il a fait d’assez jolies choses.
Lambine! a plusieurs toiles. Il a un certain succès. Pour moi, il ne me plaît qu’à moitié. C’est du papillotage, du chic.
Jadin fait aussi des chiens; mais, après Troyon, c’est de la charge.
Ilamon n’a fait, pour moi, que d’horribles choses, sans couleur, sansdessin. C’estgrimacier, prétentieux ; en unmot, çan’aaucune idée de la nature.
Théodore Frère a une masse de tableaux d’Orient qui sont magnifiques; il y a dans tous ees tableaux de la grandeur, une lumière ehaude, et, ensuite, c’est très beau comme détail et comme mouvement.
Delacroix a fait de plus belles toiles que ce qu’il a mis cette année. Ce ne sont que des indications, des ébauches ; mais, comme toujours, il a de la verve, du mouvement.
Daubigny, en voilà un gaillard qui fait bien, qui comprend la nature!
Cette vue de Villerville dont je vous ai parlé, c’est quelque chose de merveilleux. Ce serait bien malheureux si vous ne voyiez pas ça. Vous peindre les détails est chose difficile pour moi, et le temps me presse.
Les Corot sont de simples merveilles, fl n’y a pas une marine d’un peu passable.
Isabey a fait une horrible machine. Comme détail, c’est joli, fl y a de jolies petites figures. En somme, les peintres de marines manquent totalement, et c’est pour vous un chemin qui vous mènerait loin.
Vous m’engagez à aller voir M. Monginot. J’ai reçu justement, en même temps que la vôtre, une lettre de recommandation pour lui. J’y ai été, et il m’a on ne peut mieux reçu. C’est un charmant garçon, fl est jeune, fl m’a montré une petite marine de vous.
fl fait de très belles choses, fl a mis son atelier à ma disposition, et j’en profiterai de temps en temps.
Depuis que je vous ai écrit, les choses ont changé, et je vous expliquerai dans ma prochaine, qui sera plus prompte que celle-ci, de quelle manière je suis casé ici. Je pense que vous m’approuverez.
ffàtez-vous. Plus que huit jours pour voir l’Exposition.
Je suis à présent, 35, rue Rodier.
Tout à vous.