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ces, élèves, toutes, atrocement énervées, éclatent” à chaque instant. Mlle Aïmée a jeté son cahier à la. figure d’une pensionnaire qui commettait pour las troisième fois la même ineptie dans un problème d’arithmétique, et s’est sauvée ensuite dans sav chambre. La petite Luce a reçu des gifles de sa sœur et s’est venue jeter dans mes bras pour que” je la console. J'ai battu Anaïs qui me taquinait mal à propos.:Une Joubert vient d’être prise d’une crise frénétique de sanglots, puis d’une non moins, frénélique attaque de nerfs, parce que, criait-ellex «elle ne pourra jamais arriver à être reçue! » (serviettes mouillées, fleur d'oranger, encourage ments). Mie Sergent, exaspérée elle aussi, a fait tourner comme une toupie, devant le tableau noir, la pauvre Marie Belhomme qui désapprend le lendemain, régulièrement, cequ’elle apprend la veille.
Je ne me repose bien, le soir, qu’au sommet du gros noyer, sur une branche longue que le vent berce..… le vent, la nuit, les feuilles. Fanchette vient me retrouver là-haut; j'entends chaque fois! ses griffes solides qui grimpent, avec quelle sù= retét Elle me miaule avec étonnement : «Qu'est-ce que tu peux bien chercher dans cet arbre? Moi je suis faite pour être là, mais toi, ça me choque toujours un peu! » Puis elle vagabonde dans les petites branches, toute blanche dans la nuit, et
le aux oiseaux nie avec simpheité, dans l'espoir qu'ils vont venir se faire manger PACS as samment; mais comment donc! 7 - Veille du départ; pas de travail; nous avons porté nos valises à l’école (une robe et un peu de Le on ne reste que deux jours). |
Demain matin, rendez-vous à 9 heures 1/2et départ dans l'omnibus malodorant du père Raca-
lin qui nous trimballe à la gare.
C’est faits nous sommes revenues du chef-liea. hier, triomphantes, sauf (naturellement) la pauvre Marie Belhomme, recalée. Mie Sergent se rengorge « d’un tel succès. Il faut que je raconte.
Le matin du départ, on nous empile dans l'omnibus du père Racalin, ivre-mort comme par ha-" sard, qui nous conduit follement, zigzaguant d’un fossé à l’autre, nous demandant si on nous mène toutes marier, et se congratulant de la maitrise. avec laquelle il nous cahote : « J’vons bramant 1, pas? » tandis que Marie pousse des cris aigus. et verdit de terreur. À la gare, on nous parque. dans la salle d’attente, Mie Sergent prend nos bil- . lets et prodigue des adieux tendres à la chérie qui. est venue l'accompagner jusqu'ici. La chérie, en robe de toile bise, coiflée d’un grand chapeau simplet sous lequel elle est plus fraîche qu'un liseron