‹ Claudine de FlorianChapitre 26 sur 38 · SCENE XI L · texte numérisé non relu

SCENE XI L

LES PrecIbeüs., HONORINE.

Mad. DERNETTI.

Éh ! venez donc , mademoiselle. J’appelle , je m’écrie, et tous n’entendez rien.

HONORINE

Qu’avez-vous donc, Madame ?

Mad. DERNETTI, montrant Claudine i

Ce que j’ai ! Ne le voyez-vous pas ?

hon orine, soulevant Claudine .

Je vais le conduire chez son maître.

Mad. DERNETTI.

Chez son maître ! non , mademoiselle , vous ne le conduire^ pas chez son maître. ( à part. ) Je ne veux pas qu’elle rentre là.

Donnez-moi du moins vos Ordres , Madame. Où le conduirai-je donc ?

Mad. DERNETTI.

Par tout , excepté là. Dans votre chambre, si vous voulez.

Honorine, souriant.

Dans ma chambre , madame ?

Mad. DERNETTI.

Dans la vôtre, dans la mienne , qu’importe ?

HONORINE

Dans la mienne, madame , puisque cela est indifférent.

Mad. DERNETTI.

A la bonne heure.

HONORINE

Ses grands yeux se r’ouvrent, il reprend ses sens. Comme cet air de langueur lui va bien ! voyez-le donc , Madame.

Mad. DERNETTI.

L’observation est heureuse voyez si elle finira. Cette

fille est d’une mal-adresse ! sortez , sortez donc , je le veux , je vous l’ordonne.

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