‹ Claudine de FlorianChapitre 8 sur 38 · S C E N E VIL · texte numérisé non relu

S C E N E VIL

AMBROISE, seul

Pauvre fille ! pleurer la faute d’un autre, et en supporter seule tout le poids; ne rien attendre de l’avenir, voilà ton soit. Oh ! les hommes ! les hommes ! je ne les teconnois plus, ou le diable m’emporte. J’ai été jeune aussi; j’ai fait l’amour, et gaillardement même, mais jamais je n’ai trompé personne. Mademoiselle, avois-je grand soin de dire, je suis soldat, je vous aime, et je suis à vous jusqu'au premier 'coup de tambour ; cela vous arrange-t-il ? voilà des procédés, une conduite; c’est moral, ça. Cette pauvre Claudine ! ah ! mon dieu ! mon

dieu ! Enfin, si elle a à se plaindre du sort, je dois des

actions de grâces au ciel. O providence >je te remercie ; tu m’envoies une occasion de faire du bien.

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