NOTICE VU
mésaventures d'un homme à qui tout réussissait jusque-là siinsoleniment, et mit le feu aux poudres de la malignité publique.
Les malheurs ne venant jamais seuls, la mort de son protecteur Pâris-Duverney continua d'ébranler et menaça de ruiner l'édifice fragile d'une fortune non encore assise, à peine fondée, toute en façade, en décor, en apparences, en espérances, en crédit. Le règlement de comptes sur lequel elle reposait fut contesté et même argué de faux par l'héritier de Pâris-Duverney, le comte de La Blache. La police du temps avait, en emprisonnant arbitrairement Beaumarchais au Forl'Evêque, mis Beaumarchais dans l'impossibilité matérielle et morale de se défendre, et Vavait livré désarmé à cet impopulaire parlement Maupeou, corps plus politique que judiciaire, composé de magistrats de hasard, plus soucieux de rendre des services que de rendre la justice.
Ce fut un terrible moment^ dans la vie d'un homme fait pour tous les combats et qui ne désespérait d'aucune victoire, à la condition cependant de pouvoir lutter. Or, dans la situation qui lui était faite, en face des puissances hostiles, de l'opinion prévenue, ce n'était pas trop de toutes ses forces, de