‹ Clavijo. Avec une préfChapitre 4 sur 38 · VIII NOTICE · texte numérisé non relu

VIII NOTICE

iouîe sa liberté, pour oser affronter un duel si inégal; et Beaumarchais,' discrédité par des calomnies auxquelles il n'avait pu répondre, privé par des saisies rigoureuses des ressources qui lui étaient si nécessaires, ne semblait plus pouvoir paraître devant ses juges que pour s'entendre condamner. Tout était contre lui; il n'avait pour lui que luimême.

Ce neût pas été assez si les circonstances, qui le desservaient à Venvi, ne se fussent, au moment le plus critique, décidées, par un revirement imprévu dont il usa habilement, intrépidement, en sa faveur, détournant au profit de son salut, puis de son triomphe, tout ce qui devait le perdre. Au moment même oii, ayant contre lui la cour, la ville, la police, le parlement, il touchait à l'abîme et mesurait, d'un suprcnie coup d'œil aux lucidités terribles, la profondeur de ce gouffre d'infamie oii il allait tomber, il se releva et rebondit au succès par un de ces efforts inouïs, de ces prestigieux tours de force, qui enlèvent les foules, parce qu'elles ne voient que le succès, mais donnent le vertige à l'observateur de sang-froid, qui calcule le danger.

Accusé de faux par le comte deLaBlache, Beau-

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