‹ Clebs (volume 2)Chapitre 8 sur 13 · CHAPITRE XXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXIII

Le surlendemain , revenant du presbytère avec M. Stanley et sir JohnBelfîeld, je leur dis après quelques momens de silence : (( Depuis que nous avons quitté le docteur, je réfléchis au peu de justice qu'on rend, en général, au caractère ecclésiastique, dans ces ouvrages d'imagination , dans ces productions à la mode , qui s'annoncent pour peindre les mœurs du siècle.

» On y trouve, à la vérité, quelques teureuses exceptions ; mais je ne peux m'empêcher de regretter qu'on ne se soit pas servi de ce genre d'ouvrages que tout le monde lit , pour travailler à l'intérêt de la religion, en faisant apercevoir dans le tableau des grâces qui lui sont propres, la ressemblance de quelques-uns de ses ministres. Je ne parle ni de l'attaque de l'infidèle décidé , ni de

l'insinuation artificieuse du sceptique caché , ni de l'attaque ouverte de l'ennemi d'un bon gouvernement , qui , tombant sur toutes les institutions reçues , ne compte pas traiter avec indulgence les ministres des autels ; mais je parle de ces écrivains moins prévenus et moins hostiles, qui n'ayant, je l'espère, ni motif politique, ni motif moral pour saper les fbndemens de Tordre sacré , souhaiteroient au contraire être censés au nombre de ses partisans et de ses soutiens. » — (c Je vous entends , dit M. Stanley; je crois que cela arrive souvent , non par un manque d'égards pour les fonctions sacrées , ni par le désir de dénigrer un ordre que le sens commun et la prudence la plus ordinaire ( même en mettant la religion à part ) nous représentent comme ne pouvant être placé sous un point de vue trop respectable , je crois que cela vient ordinairement d'une cause différente : l'écrivain, n'ayant lui-même qu'une idée très-bornée de ce

qu'exige le christ ianisme, n'a par conséquent ni la capacité ni la disposition requises pour placer à une hauteur convenable le caractère de ses ministres j néanmoins, quelques-uns de ces écrivains se plaisent à représenter un homme d'église, généralement parlant, comme l'emblème delà piété; mais il est rare qu'ils nous le présentent dans sa conduite comme au niveau du portrait par lequel ils débutent. On nous le donne en totalité comme possédant tous les attributs de la perfection; mais s'agit-il d'en faire l'examen détaillé , on n'y retrouve que peu de cette supériorité qu'on lui avoit attribuée en gros. On vous exalte son caractère religieux; mais, lorsqu'on le fait parler , vous ne savez pas trop s'il fait profession du Shaster ou de la Bible. Vous entendez louer sa perfection morale ^ mais vous le voyez adopter les maximes de ce monde, et vivre comme les autres hommes. En un mot, vous trouverez qu'on ne lui laisse de

l'ecclésiastique à peu près que le nom.

— «Un petit ouvrage d'imagination trèsspirituel me tomba dernièrement sous la main; au nombre de ses personnages je trouvai celui d'un sage ecclésiastique; et, d'aprèsle panégyrique dont il est décoré, je m'attendois à trouver en lui l'égal des premiers pères de l'église; il est dépeint comme un véritable modèle, et il est \rai quïl conseille , qu'il exhorte , qu'il reprend , qu'il instruit; mais il fréquente les mascarades. »

— (( Je craindrois, dit M. Stanley, que cette association de la piété en général avec l'adoption accidentelle de la pratique du beau monde,, ne produisît deux mauvais effets , aux yeux d'un jeurie lecteur qui parcourt ainsi un portrait idéal; elle rabaisseroit la règle pratique; et la comparaison des deux portraits le porteroit à accuser de rigueur exagérée le pieux ecclésiastique tel qu'il existe eu réalité. Après qu'il se sera amusé du mélange de religion et de mondanité qui

compose l'ecclésiastique imaginaire qu il aura suivi du sermon au théâtre de la folie, ne sera-t-il pas tenté d'accuser d'austérité Tecclésiastique réel qui n'allie pas de pareilles inconséquences?

» Mais le mal dont je me plains plus particulièrement, continua-t-il , ( parce qu'il existe dans des livres qu'on lit universellement, et qui sont écrits, à dire le vrai, avec une vigueur et d'un esprit non-seulement propres à les faire admirer, mais à les graver dans la mémoire); ce mal , dis-je , se trouve dans les romans ingénieux et à la mode, qui appartiennent à la classe des beaux-esprits. Dans quelques-uns de ces romans, même dans ceux où l'auteur a l'intention de présenter un ecclésiastique sous un jour favorable, ils le mettent plus souvent en scène comme un objet de ridicule , que comme un objet d'instruction. »

— «J'avoue, à ma honte , dit sir John , que le génie, le feu, la connoissance du cœur humain, qui brillent dans les écri-

vains auxquels vous faites allusion, m'ont fait, pour l'ordinaire, passer trop légèrement sur leurs tableaux licencieux de la vie , et sur les mœurs répréhensiblés de leurs prétendus ^^a?s de bien. »

— « Leurs gens de bien ! s'écria M. Stanley; dans ma première jeunesse, après avoir lu quelques-uns de leurs ouvrages , je m'amusai par fois à me représenter le portrait d'un chrétien, comparé aux héros de Smollett et de Fielding , comme le moyen le plus sûr de démontrer la turpitude de leurs gêna de bien , et pour faire voir combien peu les personnages qu'ils admirent , surpassent en mérite les héros de l'Opéra des Gueux, ( Beggars opéra), pièce du théâtre Anglais de Gay, faite pour présenter au spectateur le tableau hideux du vice, pris dans la dernière classe de la société.

» La connoissance des hommes , continua-t-il, devroit servir sans cesse à les améliorer. Un écrivain tire rm parti louable de cette connoissance , lorsqu'il

indique les pîéges et les trappes du vice; mais lorsqu'il les couvre de fleurs, loisqu'il charme afin de corrompre y lorsqu'il s'empare du cœur en le corrompant, je ne connois pas d'homme qui puisse faire un plus grand mal à la société , ni qui puisse accroître d'une manière plus effrayante le compte qu'il aura à rendre un jour. »

— « Mais pour reprendre le sujet de notre conversation, dis-je, je ne saurois approuver la manière dont ils détachent pour ainsi dire de la classe de ses confrères un pieux ecclésiastique, afin d'en faire un objet de dérision. Je n'ai jamais pu comprendre pourquoi des qualités qui prêtent au ridicule , se trouvent nécessairement liées à celles qui inspirent l'estime. »

— « Il n'y a pas , reprit M, Stpnley, jusqu'aux personnages qui , par leur mérite et leur philanthropie, sont peints de manière à gagner le cœur, qui ne doivent s'attendre à quelque rabais sur l'estime

qu'ils inspirent, et cela, par reffetdequelque trait burlesque, de quelque position peu convenable à leur état, de quelque incident absurde. On trouve le moyen de les présenter au lecteur sous quelque aspect risible; on met en avant quelque trait de foiblesse évidente, afin de détruire le bon effet de leur exemple habituel , quelque inconvenance de conduite ; quelque erreur grossière de jugement, quelque excès de simplicité qui, en diminuant infailliblement la dignité du caractère , en afïbiblit l'influence, et diminue par conséquent l'estime du lecteur. »

— «J'ai souvent senti, répliquai-je, que, quoiqu'il soit possible d'aimer l'homme dont on s'amuse , on ne sauroit jamais le respecter; il pourra nous plaire sous des rapports de société , mais jamais nous n'attendrons de lui de linstmction. »

— « Je ne vois pas , observa M. Stanley, pourquoi, chez un ecclésiastique, plus que chez tout autre homme, la dévotion

excluroit l'esprit et l'enjouement. D'après le témoignage de l'individu le plus spirituel de tout le corps (le docteur South), la piété n'entraîne pas nécessairement l'ineptie. Il est permis à tout auteur de donner à l'homme d'église autant d'esprit qu'il lui plaira, ou autant d'esprit qu'il pourra; mais il ne devroit jamais en faire l'objet de la raillerie d'autrui, ce qui ( par parenthèse) est en faire l'objet de sa propre raillerie; Timagedun ministre burlesque ne sera jamais un tableau ni décent ni prudent ; et toute la disposition possible à la crédulité ne me fera jamais comprendre qu'en cela le motif du peintre soit un motif louable.

Je ne déciderai pas , continua M. Stanley, jusqu'à quel point certains auteurs ont jugé nécessaire d'ajouter à leurs personnages cet accessoire facétieux pour mieux faire ressortir la vraie piété, ni jusqu'où ils se sont crus obligés de délayer la religion pour la rendre pardonnable et agréable au goût; mais

j'en appelle à la bonne fol de ceux qui ont le plus goûté ce genre d'amalgame , c'est à eux à déclarer si un mélange de cette espèce n'est pas fait pour produire sur l'esprit une impression durable au préjudice du caractère ecclésiastique , et si ce genre d'association n'offense pas la religion même. »

— « Je crains un peu, dit sir John , d'à» voir ci-devant mérité ce reproche jusqu'à un certain point; mais cependant, mon cher Stanley, vous ne voudriez pas prodiguer des louanges non fondées , même à des êtres d'une meilleure classe; vous ne voudriez pas mettre trop de prix à un mérite ordinaire , et par-dessus tout , vous ne voudriez pas, Je pense, couvrir d'un voile les fautes des méchans. »

— {( Je suis aussi éloigné , répliqua M. Stanley, d'affirmer la piété de tout le clergé, que je le suis d'exiger du respect pour rindividu qui en est indigne.

Tout ce que Je demande, c'est qu'on ne cherche pas les moyens de Jeter du dis-

crédit sur l'ordre ecclésiastique. Les partisans des principes révolutionnaires eurent assez de tact pour apercevoir, il y a quelques années , qu'un de leurs moyens principaux étoit de l'avilir de cette manière ; et, si cet esprit n'eût pas été heureusement anéanti, ils eussent fait plus de tort à la religion, par leur manière astucieuse de peindre sous des couleurs odieuses, dans leurs feuilles populaires, les guides spirituels de la nation , que les Hobbes et les Bolingbroke n'en firent en mêlant l'irréligion à leur philosophie, ou les Voltaire et les Gibbon, en l'infusant dans leur histoire; tout ce qui se lie à nos amuseniens est reçu avec plus de plaisir (et par conséquent plus de danger et moins de méfiance ) , que ce qui nous est présenté d'une manière plus grave et sous une forme plus jsérieuse. m

— «Je pense , dit sir John , que vous n'entendez pas comprendre dans votre censure les satires ingénieuses d'Érasme

sur les ecclésiastiques de son temps; et je me souviens que vous-même n'avez jamais pu lire dans l'admirable Lutrin de Boileau , sans en être charme' , son excellente satire sur la sensualité des gens de l'église de son temps. Peutêtre n'étes-vous pas disposé à la même indulgence envers Lesage, qui, pour amuser ses lecteurs , se sert trop évidemment des couleurs du ridicule dans le portrait de ses personnages. »

— « Nous nous justifions enbons protestans, reprit M. Stanley, du pardon que nous accordons à la justice sévère du réformateur et du poète, lorsqu'ils attaquent les vices de l'église non réformée; quoique, à dire le vrai, je ne sois pas bien sûr que même ces deux auteurs, bons juges autant que vertueux (surtout Erasme), ne se soient pas permis de temps en temps un degré d'àcreté qui sembleroit porter plus sur la religion même que sur la mollesse et l'oisiveté

de ses ministres dégénères. Quant à Lesage (que, malgré tout son esprit, je n'eusse jamais songé à mettre en si bonne compagnie), il ne fut jamais retenu par aucun motif moral ou reliligieux; et il m'est démontré qu'il éprouvoit plus de satisfaction à mettre au grand jour les vices de ses personnages, que de zèle charitable à ne les mettre en évidence que pour les corriger. »

— « Je voudrois pouvoir dire, reprit sir John , que le Moine espagnol de Dryden , et l'Opéra spirituel du Dryden moderne , n'encourent pas le même soupçon. J'ai souvent observé que , comme Lucien attaqua avec autant d'esprit que d'amertume toute religion (n'importe la dénomination ni le pays), ainsi Dryden, animé de la même étendue de zèle, attaque les ministres de toutes les religions, tout en faisant la guerre aux muphtis, aux moines et aux prélats, poiu^ appuyer sa maxime favorite.

>» That priests of ail inligions are the same (*).

Il laisse apercevoir un dësir caché d'insinuer que non-seulement les prêtres de toutes les religions , mais que les religions de tous les prêtres se ressemblent assez. »

— « Il a néanmoins, dit M. Stanley, chanté à un certain point la palinodie , par son sublime poème du Bon Curé , du Good Parson \ mais, même ce charmant tableau, il n'a pu se permettre de l'achever sans sarcasme sur l'ordre du clergé , qu'il déclare ne ménager que par égard pour une seule exception. »

— « Rousseau, dit sir John, semble être le seul sceptique qui n'ait pas , à cet égard , agi avec déloyauté. Son Vicaire savoyard est représenté comme un personnage grave, conséquent, et exemplaire. »

— « Cela est vrai , répliqua M. Stanley; mais ne voyez-vous pas pourquoi il le

(*) Que les prêtres de toutes les religions se ressemblent

présente comme tel ? 11 nous montre en lui un modèle de vertu, afin de donner plus de prix à la foi chétive et aux doctrines viciées dont il le fait Tapotre. Je n'appellerois pas ennemi de l'Eglise celui qui'Condamaeroit les individus qui la déshonorent ; mais le biographe véridique (quoique irrité) de personnages réels, tels par exemple, que Stern ou Churchill , monti'e un esprit bien différent , et produit sur le lecteur un effet bien différent de l'effet que produit le peintre d'un Thwackum ou d'un Supple , êtres imaginaires. Dans un historien la réticence seroit blâmable , et le déguisement nuisible. Lorsqu'il condamne l'individu, c'est de bonne foi et sans vouloir jeter du blâme sur l'ordre. Ce que jedésapprouve, c'est d'avoir recours à de fausses imputations, dans le but de noircir, ou de décolorer à un degré quelconque , une classe d'hommes qui doivent attendre leur succès de leur influence sur l'opinioa des hommes , et du succès desquels dé-

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pend une si grande portion de la morale publique. »

— (( J'ai quelquefois , dis-je , entendu mon père témoigner de la surprise de ce qu'Addisson , le plus engageant de tous les écrivains , et de plus si dévot , si porté à rendre hommage à la religion, ait laissé échapper une aussi belle occasion de donner du relief à un ministre de campagne , que celle que lui fournissoit tout naturellement la description du chapelain de sir Roger de Coverley (^). »

— «Vous conviendrez , dit sir John , qu'il en a au moins fait un digne homme , et qu'il n'en a pas fait un homme absurde. M

— «J'en conviens , répliquai-je , mais il en a fait un être sans vigueur, un être complaisant 5 il en a fait en un mot tout ce qu'il vous plaira ; mais il n'en a pas fait un homme qui puisse servir de modèle. ))

(*j Dans le Spectateur.

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— « Mais ce que je regrette surtout , dit M. Stanley, c'est que l'usage qu'il a fait de ce personnage est de donner le sceau de sa propre et imposante autorité à une coutume qui , bien que recommandée d'une manière caractérisée par le bizarre chevalier (dont l'originalité surpasse celle de tout autre homme ), ne devroit jamais avoir été sanctionnée par l'auteur des excellens articles du samedi dans le Spectateur (*). Je parle de la coutume blâmable qu'adopteroit le ministre d'une petite paroisse de campagne , de prêcher à des fermiers et des paysans les sermons les plus savans , les plus logiques , et les plus profonds de la langue anglaise. »

— « On a peine à comprendre , reprit sir John , qu'un aussi bon juge des convenances, ait pu recommander, comme instruction adaptée à d'ignorans villageois, les sermons de savans incompara-

(*) Ces articles du Spectateur , compose's par Addisgonpour le Spectateur, yétoicnt iosérés les samedis. I. 26

bles , tels que Fleelwood , South , Tillotson, Barron , Calami , etSanderson. »

— « Mais ce n'est pas là le pire , dit M. Stanley; car Addisson non-seulement approuve ce choix de sermons pour une congrégation villageoise, mais il va jusqu'à vouloir en faire une règle générale, et jusqu'à recommander d'une manière indéfinie au clergé de campagne , d'adopter l'usage de prêcher ce genre de sermons , au lieu de s'épuiser , suivant leur usage , en compositions pénibles. »

— «Vraiment, dis-je , un ennemi de la religion auroit difficilement trouvé un moyen plus sûr de faire déserter les églises de village , ou de diminuer l'édification d'un auditeur peu instruit , que celui qu'indique, par inadvertance, cet avocat distingué du christianisme. »

•—a Je suis fâché , dit M. Stanley, qu'un homme comme lui ait sanctionné de cette manière un usage qui réduiroit 1 instruction religieuse ( à peu de chose près) à une afiàire de forme , et de le

voir envisager la simple pratique du culte public comme l'unique but de son institution, sans peser suffisamment la nature et l'importance de l'instruction en elle - même , et sans considérer que rien de ce qui n'est pas intelligible ne «auroit être édifiant. En outre, c'est nonseulement empêcher l'avancement de ses auditeurs, mais c'est paralyser les progrès du prédicateur ; non - seulement c'est mettre obstacle à ses progrès dans l'art d'enseigner , mais c'est retarder en lui cet accroissement dans la piété , qui auroit pu résulter de ses efforts pour assurer le salut de ses paroissiens. »

— « Quoi qu'il en soit , répondit sir John , j'ai peur, à dire le Trai , que si j'eusse été le collateur du bénéfice , j'aurois eu tant de plaisir à entendre de si beaux discours, que je n'aurois pu de bonne foi blâmer mon chapelain de n'en pas débiter d'autres. »

— « Mon cher sir John , dit M. Stanley, ni votre bon sens , ni votre charité ne

VOUS auroient permis de faire votre part aux dépens de tout un auditoire. Comme homme de lettres et ayant du loisir, il vous est facile de supple'er, pour ce qui vous regarde , au manque de talent dans ]a composition de sermons simples et néanmoins utiles. Mais comment les fermiers, les ouvriers, les domestiques (car c'est là la classe qui composoit les paroissiens de sir Roger), comment ceux qui n'ont que peu d'autres sources d'édification , auroient-ils réparé la perte de la seule occasion d'instruction que leur présentoit le cours entier de la semaine ? N'est-ce pas un partage peu équitable que celui qui , donnant à l'individu éclairé le plaisir et le profit de l'instruction , la retranche à la multitude ? Et s'il est permis d'expliquer un texte d'après la convenance du cas, je demanderois si c'est faire un partage consciencieux de la parole sacrée , que de préparer des mets fms pour le seigneur du village , tandis qu'on affame les paroissiens ? »

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