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CHAPITRE XXXIII

1V1. Stanley souhaitoit de me voir cultiver la liaison du jeune chevalier Aston. — w Sir George , me dit-il , n'a pas toutà-fait vingt ans ; comme vous avez quelques années de plus que lui , il se trouvera honoré de votre amitié : je suis sûr qu'elle lui sera très - utile. » Au bout de quelques jours je retournai donc à Aston-Hall , où j'eus le plaisir de voir lady Aston se montrer dans l'intérieur de Sa famille sous un jour beaucoup plus avantageux qu'elle ne l'avoit encore fait. Elle a de l'intelligence et beaucoup de ferveur en amitié. M. Stanley lui avoit fait de moi un portrait trop favorable , et elle me traita avec autant de familiarité que si j'eusse été son fils.

Ses filles, encouragées par la fermeté de caractère de leur frère , sembloient IL 7

être redevables à sa présence de leur bonheur et de leur relief; de son côté l'aimable baronnet me gaguoit le cœur par ses manières engageantes , et s'assuroit de mon estime par son bon sens , par ses connoissances, et par tous les dehors qui annoncent la bonne éducation.

Cette visite me prouva la vérité d'une observation que j'avois faite plus d'une fois; c'est que les caractères craintifs, que leur timidité naturelle tient sur la réserve dans une société nombreuse, s'ouvrent souvent avec une confiance et une franchise toutes particulières dans un petit cercle d'amis intimes , ou bien à un individu pour lequel ils ont conçu de l'inclination. Des manières réservées ne sont pas toujours , comme on le soupçonne , le résultat d'un cœur froid ou d'un manque d'intelligence ; la gaîté n'est pas nécessairement inséparable du sentiment. Dans leur effervescence , des esprits vitaux, qui s'évaporent souvent en simples paroles, passent néanmoins

par leur chaleur et leur activité pour de la sensibilité ; mais le cœur n'en est pas toujours la source. Chez les personnes timides , par contre , le silence , qu'on regarde comme un signe de fierté ou d'indifférence , ou même comme un manque de capacité , est souvent l'effet d'un caractère craintif. L'amitié est comme une température bienfaisante , dans laquelle des cœurs de ce genre s'épanouissent ; ils fleurissent dans l'ombre , et l'affection seule les faitdilater. Un bon observateur découvrira souvent dans ces caractères , des qualités qui ne sont pas toujours alliées avec

The ratlling tongue

Of saucy and audacious éloquence (*).

Lorsque des personnes qui se connoissent peu se trouvent ensemble , rien ne contribue si promptement et d'une manière si agréable à mettre de la con-

(*) Avec le langage bruyant de l'audacieuse e'ioquencc.

fiance entre elles , que leur liaison réciproque avec une tierce personne sur le caractère de laquelle toutes les parties sont d'accord ; aussi M. Stanley est - il toujours un point d'union entre ses voisins et moi.

Après avoir parlé de différentes choses , lady Aston nous dit qu'elle pouvoit enfin reconnoître la bonté de la Providence dans la dispensation des événemens : car ce qu'elle avoit tant redouté dans un temps, avoit produit pour elle des avantages que , sans ces événemens elle n'auroit jamais connus.

« L'idée de changer de demeure , ajouta-t-elle , et de quitter la terre de sir George en Warwickshire ( où j'avois passé les plus heureuses années de ma vie ) , pour venir habiter celle-ci , étoit pour moi une idée pénible. Lorsque j'eus le malheur de le perdre , je résolus de ne jamais m'éloigner du lieu où il étoit mort. Je m'étois complètement persuadée qu'il étoit de mon devoir de

faire tout ce qu'il étoit en moi pour entretenir ma douleur. Je me fis une loi de passer chaque jour des heures entières à errer autour du lieu de sa sépulture. Ces visites lugubres, dont je remplissois les intervalles par des larmes , par des prières , et par la lecture de bons livres ( mais de livres mal choisis ) , formoient le cercle de ma triste existence. J'avois presque oublié que j'avois d'autres devoirs à remplir, et qu'il me restoit des bienfaits à reconnoître. Tout l'effet que produisoit sur moi la vue de mes enfans, se réduisoit à peu près à me rappeler , par leur ressemblance avec leur père, ce que j'avois perdu. Je ne sentois pas assez combien j'eusse mieux honoré sa mémoire , en élevant ceux qui le représentoient, d'une manière conforme ace qu'il auroit approuvé s'il eût vécu. Mon cher George , ajouta- 1 -elle ( souriant à son fils à travers ses larmes) , fut bien content de me quitter pour le collège ; et mes pauvres filles, en perdant la société

loi

de leur frère , perdirent le peu de gaîté que mon genre de vie solitaire leur avoit laissé. Nous tombâmes dans une inaction totale, et notre vie devint aussi triste qu'infructueuse. »

— « Mon excellente mère , dit sir George du ton et de l'air le plus tendres, mon extrême jeunesse et mon étourderie à cette époque sont ma seule excuse pour n'avoir pas senti le prix d'une mère dont l'affliction eût dû m'attacher davantage à sa demeure, au lieu de m'en éloigner. »

— u Ce sont mes torts , et non les vôtres dont je rends compte , mon cher George , reprit lady Aston ; peu de mères eussent agi comme moi, peu de fils eussent fait autrement que vous ; votre cœur aimant méritoit un retour plus tendre que celui dont un esprit abattu étoit capable. Mais je vous disois , monsieur ( s'adressant à moi ) , que l'événement auquel je dus mon départ pour ce lieu-ci, est non-seulement devenu la

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source de ma tranquillité actuelle, ainsi que du bonheur de mes enfans , mais que je dois à cet événement la consolation de porter mes regards, avec une vive espérance, vers le lieu où il n'y a ni péché ni affliction , ni séparation. La pensée de la mort, qui autrefois m'anéantissoit, ne me rend aujourd'hui que sérieuse. Ces mots imposans : la nuit s'avance, qui avoient coutume d'éteindre mon activité , la raniment à présent.

»Vous excuserez mes larmes, monsieur, ajouta - 1- elle, en les essuyant , elles ne ressemblent pas à celles que je versois autrefois. Celles-ci sont des larmes de reconnoissance , je dirois presque de joie. Dans la famille de Stanley-Grove, la Providence m'a donné des amis, pour lesquels je la bénirai certainement dans l'éternité.

» J'étois depuislong-temps convaincue de l'importance de la religion. J'avois toujours éprouvé l'insuffisance de ce monde pour le bonheur ; mais jamais

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je n'avois envisagé la religion sous ce rapport. On ne m'avoit jamais présenté d'équivalent aux plaisirs mondains, dont, à la vérité, je faisois peu de cas; je fis bien de renoncer à ces amusemens ; mais j'eus tort de négliger mes occupations et mes devoirs.

«Mes foibles lumières, en fait de religion, me la faisoient envisager comme un principe de crainte seulement; elle m'étoit inconnue comme conduisant à l'amour de Dieu , et comme le ressort de nos devoirs pratiques. Je ne la considérois pas non plus comme une source de paix intérieure. La lecture ne m'avoit pas été fort utile : car je n'avois personne pour me diriger dans le choix de mes livres , ni pour m'enseigner à les lire avec intelligence. Je m'acquittois chaque jour de ma tâche de dévotion , mais avec indolence ; et je la finissois , sans éprouver d'autre satisfaction que celle de ne l'avoir pas négligée.

» Mes amis et mes connoissances d'au-

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trefois observoient , à la vérité , de la décence et de la régularité dans leur conduite ; mais ils n'avoieut adopté de la religion que l'extérieur et non le principe. Ils se soumettaient , mais c'étoit sans conviction ; ils se conformoient à l'usage reçu , mais ils n'avoient pas la persuasion du cœur. Jugez par-là combien , dans l'état d'affliction et de mécompte qui avoit rendu mon esprit susceptible d'impressions , je dus être touchée de la conversation et de l'exemple de M. et de Mnie Stanley. Je vis qu'en eux la religion n'étoit pas une affaire de forme , mais un principe efficace.

Je passai en revue toute leur vie et toute leur conduite. Chez eux , tout ce qui fait la beauté du christianisme est mis en action d'une manière uniforme , exemplaire , et qui ne peut provenir que de motifs chrétiens.

» Le changement qui se fit dans mon esprit , ne fut cependant que progressif. L'accord parfait que j'observai entre

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leurs centimens et leurs actions , entre ceux du docteur Barlow et de M. Jackson , fortifièrent et confirmèrent les miens. Cette concordance sur tous les points , me démontra de plus en plus qu'ils tenoient tous la bonne route ; la lumière de la religion brilla davantage pour moi, et la voie devint plus facile ; elle devint véritablement une lampe à mes pieds : car , en voyant plus distinctement , je marchai avec plus de sûreté. Mes difficultés s'aplanirent peu à peu, et mes doutes disparurent. J'aperçois, il est vrai, à toute heure , de nouveaux sujets d'humilité , mais je n'en vois pas de découragement. »

Lorsque lady Aston eut cessé de parler, sir George dit : « J'ai mille obligations à ma mère ; mais je mets en tête celle de m'avoir fait faire connoissance avec M. Stanley. 11 a donné à mes opinions, à ma marche , à mes études, une impulsion qui , je l'espère , acquerra chaque jour plus de force. Je vois en

lui mon modèle ; heureux n je puis parvenir à l'imiter , au moins jusqu'à un certain point. Avant d'avoir le bonheur de vous connoître , monsieur, je préférois la société du docteur Barlow , et de M. Stanley, à celle de tous les jeunes gens de ma connoissance. »

Après une plus ample conversation , dans laquelle sir George se distingua , miss Aston prit courage , et me demanda si je voulois les accompagner au jardin , désirant , me dit-elle , que je pusse rendre compte à miss Stanley de l'état de prospérité de quelques plantes d'Amérique , qui avoient été élevées sous ses yeux. A dire le vrai , j'attendois depuis quelque temps le moment de mettre le nom de Lucilla sur le tapis ; mais je n'en avois pas trouvé un prétexte assez plausible. Elle me fournit l'occasion de lui demander si miss Stanley dirigeoit leur travail du jardin. « Elle dirige toutes nos occupations »,me dirent, en rougissant , ces deux filles qui , pour la pre-

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mière fois de leur vie , parlèrent à la fois; le sujet allumant dans leurs cœurs un courage que leur timidité même ne put vaincre.

« J'avoiscru, Clara, dit sir George, que miss Mathilda Stanley avoit contribué pour sa part à l'arrangement du parterre ; elle n'est certainement pas inférieure à sa sœur , en tout ce qui tient à la bonté et au goût. » Son visage s'anima, en disant ce peu de mots , et sa manière de parler avoit une expression que je n'avois pas aperçue jusque-là. Je jetai un coup d'ceil sur lady Aston , dont la physionomie marquoit assez la satisfaction que lui causoit l'ardeur avec laquelle son fils parloit de l'aimable Mathilda. Mon imagination rapide me fit devancer un événement , qui probablement unira dans quelques années deux familles si dignes l'une de l'autre. Lady Aston, qui m'honore. déjà de sa confiance, confirma ensuite mes soupçons. La grande jeunesse des deux individus , est la seule

cause qui l'empêche de se livrera l'espoir secret qu'elle nourrit à cet égard avec tant de prédilection.

En faisant le tour des jardins, ce fut une lutte entre les demoiselles Aston , à qui loueroit avec le plus de chaleur leurs amies de Stanley-Grove. Elles déclarèrent, avec reconnoissance, qu'elles dévoient à miss Stanley la petite portion de goût , de connoissance et d'amour du bien qu'elles possédoient.

C'étoit une chose délicieuse de voir ces jeunes personnes , si réservées en général , s'animer sur un sujet si intéressant. Je fus charmé de les trouver aussi éloignées de toute ombre d'envie

sur la supériorité reconnue de leurs amies , et si parfaitement d'accord dans l'éloge d'un mérite si distingué.

Après que j'eus admiré des plantes , dont je leur promis de faire un rapport avantageux , je fus chargé d'un gros et beau bouquet pour Stanley-Grove. Elles me menèrent ensuite vers le plus joli

site des jardins. Pendant fque je l'admirois , miss Clara , en rougissant , et en hésitant un peu , me pria de lui donner mon avis sur un petit bâtiment rustique , quelle et ses sœurs se proposoient delever en honneur des miss Stanley. Elles comptoient le leur dédier , et le nommer le temple de l'amitié. « Mon frère, dit-elle , a la complaisance de nous aider. Tous les matériaux sont prêts , et n'ont besoin que d'être assemblés. »

Elle me remit , en disant cela , une petite esquisse que j'approuvai très-fort; hasardant néanmoins d'indiquer quelques légers cliangemens , « Afin , dis— je , de m'associer à ce joli projet. » Je fus bien glorieux d'entendre Clara dire que miss Stanley avoit témoigné une haute opinion de mon bon goût en toutes choses. Toutes me prièrent de mettre pied à terre pour quelques instans dans mes promenades à cheval, pour les aider de mes conseils , ajou-

tant , que surtout elles me demandoient le secret pour Stanley-Grove.

Lady Aston dit qu'elle comptoit sur toute notre compagnie , pour dîner à Aston-Hall un jour de la semaine suivante ; ses filles la supplièrent de remettre la partie à la fin de la semaine, ne doutant pas qu'alors leur petit bâtiment ne fût achevé. Sir George me dit ensuite que ses sœurs lavoient prié de leur donner une inscription pour le frontispice , ou de tâcher d'en obtenir une de moi ; ils m'en pressèrent tous tellement , qu'il me fut impossible de refuser , « albeit unused to the rhyming mood (*). » Après avoir un peu délibéré, on fixa le vendredi de la semaine suivante pour le jour du dîner à Aston-Hall , et je fus chargé de l'invitation. Je pris respectueusement congé de l'excellente dame du logis , et affectueusement de ses enfans , avec

(*) Quoique irès-novice en poésie.

lesquels ma liaison avoit fait plus de progrès dans les épanchemens de cette douce matinée , qu'elle n'en auroit pu faire au bout de plusieurs visites de cérémonie.

De retour à Stanley- Grove , où j'arrivai peu avant le dîner , je racontai avec un véritable plaisir la manière dont j'avois passé la matinée. Il étoit doux de voir la satisfaction franche et la bonté ingénue avec lesquelles Lucilla m'entendit louer les demoiselles Aston ; d'un côté , point de ces petites insinuations en rabais , tendantes à atténuer le mérite de ses amies ; et de l'autre , point de ces louanges exagérées , que j'ai vues quelquefois servir de masque à l'envie, ou de piège pour porter l'auditeur à rabaisser ce qui avoit été trop élevé.

Je passai pendant la semaine deux ou trois fois à Aston-Hall, tant pour y voir les progrès des ouvriers , que pour y porter mon inscription, à laquelle je

réussis mieux que je ne l'eusse espéré , Lucilla en étant à la fois le sujet et la muse.

Le vendredi , suivant l'invitation , nous fûmes tous dîner à Aston-Hall. Chemin faisant, M. Stanley témoigna le plaisir qu'il avoit de voir lady Aston convaincue qu'il étoit de son devoir de rendre sa maison agréable à son fils, au point de recevoir avec le plus grand empressement ceux de ses amis qui étoient véritablement disposés à devenir les siens. Sir George, qui a reçu une très-bonne éducation , fît les honneurs du repas admirablement bien pour un aussi jeune homme, au grand soulagement de son excellente mère, qu'une grande retraite avoit rendue habituellement timide en compagnie, surtout lorsqu'il s'y trouvoit des étrangers.

Ce ne fut pas sans quelque difficulté

que les filles de lady Aston empêchèrent

leurs jeunes convives de courir tout de

suite voir les progrès des plantes améri-

caiiies ; mais, comme elles croissoient tout auprès du lieu du mystère, on ne leur permit pas d'en approcher avant le moment fixé pour cela.

Après le dîner, lorsque tout le monde fut répandu dans le jardin , lady Aston fut priée par ses filles de conduire sa compagnie vers une alle'e de verdure qui serpentoit proche du petit temple, mais d'où on ne pouvoit pas l'apercevoir.

Tout le monde étant rassemblé à l'endroit indiqué, les deux plus âgées des filles de la maison prirent chacune gravement une des mains de Lucilla. Sir George et moi présentâmes chacun la main à Mathilda, et nous les limes monter, dans un profond silence et en grande cérémonie, les marches de gazon qui conduisoient à ce temple simple , mais élégant dans sa simplicité; les lettres initiales de Lucilla et de Mathilda y étoient gravées en chiffres, au-dessus d'une petite fenêtre rustique, au bas de laquelle étoit écrit :

Sacred tofriendship[¥), Nous assîmes, dans deux niches préparées à cet effet, ces deux nymphes étonnées , qui paroissoient être vraiment dans l'enchantement. Ces niches étoient surmontées de l'inscription , en grandes lettres romaines. Les filles de lady Aston étoient tellement animées, qu'on auroit pu les prendre pour celles de M. Stanley; et celles-ci à leur tour furent tellement émues d'une marque d'amitié si délicate, qu'elles en avoient les larmes aux yeux et ressembloient à leurs amies. Après avoir lu l'inscription : « Ma chère Clara, dit Lucilla à miss Aston , où avez-vous pu trouver ces beaux vers? Quoique la louange qu'ils contiennent soit trop flatteuse pour être juste, elle est en même temps trop délicate pour ne pas plaire. » — «Nous les avons trouvés, répondit miss Aston avec une vivacité charmante, là où nous trouvons tout ce qu'il y a

(¥) Consacre à l'amitid.

de meilleur.... à Stanley- Grove. » Elle s'inclina modestement vers moi.

Que je me sentis fier ! et combien Lucilla rougit î car tout en tâchant de modifier sa louange, elle ne put la révoquer, et je ne me laissai pas ravir le bonheur dont je venois d'être comblé.

Toute la compagnie sembla jouir de son embarras et de ma satisfaction.

J'oubliois de dire qu'en traversant le parc nous avions aperçu une procession de petites filles toutes vêtues de même , qui entroient dans la maison par une allée détournée. Je demandai tout bas à lady Aston ce que cela vouloit dire : « Vous saurez, me répondit-elle, que mes filles adoptent tous les plans des miss Stanley, et entre autres celui de mêler à leurs propres amusemens quelque petite œuvre de charité 5 de manière qu'en se procurant du plaisir, elles puissent en même temps en faire à autrui. La consécration du temple de l'amitié promet trop de bonheur pour

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