‹ Clef de la comédie anti-catholique de Dante Alighieri ... donnant l'explication du langage symolique des fidèles d'amour dans les compositions lyriques, romans et épopées chevaleresques des troubadoursChapitre 3 sur 4 · VI, X · texte numérisé non relu

VI, X

FAV88AIBE8. Goux qui ÎWQBsèKSii leuT foi , leurs serments à la secte albigeoise ou à TOrdre du Temple, ccHuparés aux faux-monnayeurs, aux alchimistes.

"WmtnfÈM, Mot employé de manière à être entendu dans le sens de ville et de montagne , en même temps que dans celui de feutre , feliro, drap ou draperie. E,,i.

rmtttui (Brutes de). Les Florentins orthodoxes, partisans du Saint- Siège.

rm (Notre). Celle des Albigeois et das Templiers.

Foi, KsFâaAifGE et Crabité. Les troia verftua dogmatiques des sectaires, qui les avaient en grande estime et les entendaient néeeisairement à leur manière. Leur Amour n'était que Charité ; maia on a préféré voir en eux des amoureux transis , soupirant pour une inhumaine aux incomparables perfections, jusqu'à quatre-vingts ans et plus. On l'a cru, quia absurdum.

FoacB. L'une des quatre vertus cardinales constituant la Noblesse chez les initiés sectaires. Convito, iv.

FonÊT. Le monde social dans lequel l'humanité végétait sous la loi de Rome, la $eli)a selvaggiaj Naples, la Toscane, et les États romains, repaires de bêtes fauves.

FoKTimB. La puissance mobile et capricieuse des papes , faisant passer à leur gré , les couronnes, les biens , les grandeurs , de face à race, de peuple à peuple, de famille à famille, exerçant la justioe au hasard, poussant capricieusement la cour de Rote, cornme l'aveugle déesse fait tourner sa roue, rota, E., vn.

VaanGBsaA de Rimini et son amant. Figure géminée , symbolisant l'hermaphrodisme mystique des fidèles d'Amour, forcés de se laisser entraîner, sous la conduite de la prostituée de Babylone, à la bourrasque infernale déchaînée par ce Lucifer qui fait son séjour dans Caïne , comme meurtrier de ses frères. Malheureux réduits à apostasier leur foi, par faiblesse de cœur et en vue d'intérêts matériel?, pécheurs diamels, dès lors, peceaîori eafnali. E., v.

VwiNui/ fraie,. Dans le sens de membre du même Ordre, de la même confraternité religieuse ; titre dont on se sahie dans les sociétés secrètes.

FaoïD. L'infiuence stupéfiante , mortelle du catholicisme.

L'atmosphère dans laquelle sont réduits à vivre ceux que

~ le —

leur foi UiiM ea^poiés au coufFQUx pontifical; atmosphère. aïoèjre «t BOuiUéd de sang. Pg., xyii. Voy, dans le Roland furieux l'épisode de Lydie, ch. x\%i\.

7RXBS. L'Orgueil, TEnvie et TAvarice dont Tinfluence dominait dans Florence et faisait de cette ville de banquiers l'alliée constante de la cour de Rome.

aAiA» La gaie scienciB, sous le nom d'une jeune femme de Trévls^ dont Ghérard de Camino aurait été ie propagateur dans cette ville, et comme le père, de même que Raymond Béranger, déguisé soui^ le nom de Tirésias, le père de l'Église albigeoise, sous le nom de Manto. Pg^, xyï.

Ummm. Ritgna, lèpre, la foi orthodoxe, assimilée également à la peato, à une écume impure» aniica schiuma. E., xxix.

UéMÈMjmKf comte de Mayeoee. Type de la trahison dans les romans du cycle de Gbarlemagne.

fOkàniBBDB. Type de l'initié emporté au Giel sur les ailes de l'aigle impérial^ cet oiseau de saint Jean, patron du Temple et des Maçons.

4l4Von. G6té de l'iniquité, de l'erreur, du mensonge.

Qêàtnm. Les rois, princes et munlcipes alliés du Saint-Siège. Dans les romans de chevalerie, où ils abondent, ce sont les hauts et puissants seigneurs ou chevaliers félons dévoués à Rome. E., xxx.

0ÉiHiAVx. Gonstellation, symbole de Tinitié, être géminé, âme et corps, comme Dante et Béatrice, Paul et Francesca, vivant dans les ténèbres de l'enfer au milieu des catholiques, et retrouvant le ciel et la lumière au milieu de ses frères en religion.

Omràvaa. Personnificatioa-de Genève donnant asile aux Yaudois ei aux Albigeois, dame calomniée de Dante arien, Ariodante. •

Otevoir. La politique pontificale, aux menées frauduleuses, aux atteintes envenimées, armée, dans les deux puissances, d'un double dard comme la queue du scorpion. J?., xvii.

UmmoiJk (La belle). Personnification de Bologne livrée à l'influence d'Azzo d'Esté, marquis de Ferrare. Ë,, xvii.

OiBMfiM' Partisans de l'Empire, appartenant plus généralement à raristocrati« ; divisés eu plusieurs nuances, les uns affiliés à k secte albigeoise, d'autres conservant fidèlement les croyances orthod^Huaa» beauoeup se contentant d'une réforme religit use.

BPwmmmm. La cour de Rome.

Olaivb à double tranchant. Le langage symbolique ne portant que des coups indirects, éclairant les uns et éblouissant les autres.

— ao —

Ckmaa (Péché de la gorge, gola). Grime de ceux qui révélaient, par trahison ou par indiscrétion, soit les mystères, soit le langage des dissidents; tel était le péché des dames florentines (Templiers) étalant efifrontément leur gorge. E.^ vi. Pj^.yxxiii.

Gk>B6oini. L'Église romaine, bâtie sur Géphas, à qui Jésus disait : « Tu es pierre, » et par suite changeant en pierres ceux sur qui s'exerçait son influence stupéfiante. E., ix.

GBArriAGAirB. Massajo des Raffacani, Fun des syndics des Noirs, sous la figure d'un démon. E,, xxk

Obbg (Faux). Philippe de Savoie, seigneur de Turin, s'intitulant prince d'Âchaïe, comme ayant épousé Isabelle de Yiliehardouin.

Obbqb. Les transfuges, ayant un pied chez les Gibelins, et l'autre che2 les Guelfes, comme les Grecs en Europe et en Asie.

OBirroLtMO D'JLaBsxo. Condamné par l'Inquisition, et brûlé comme Patérin; coupable probablement d'avoir révélé dans les tortures les secrets de la secte. E,y xxix.

OBirroH. Animal symbolique, tenant du lion et de l'aigle, de la terre et du ciel, figure des deux pouvoirs, temporel et spirituel, appartenant de droit au chef de l'Empire universel, thèse soutenue publiquement dans l'université de Bologne. P^., xxxii et suiv. De cette figure symbolique, l'Arioste a fait, d'une part, les deux frères ju* meaux^ Aquilant le blanc et Griffon le noir, puis, de l'autre, l'Hippogriffe, monture du vieil Atlas, l'homme ou la montagne de pierre, le Ghiron d'un autre Achille, Roger, Normand-Sicilien, comme le pupille d'Irmocent III ; chacun sait qu'Atlas est un vieux magicien qui, à l'aide de son bouclier fascinateur, trouve moyen de stupéfier et de retenir captifs, princes, dames, chevaliers ; or, qu'on se rappelle la Gorgone, et celle qui, sous ce nom, dominait dans Florence- Dite.

Obvbb. Oiseaux voyageurs, au plumage mêlé de blanc et de noir, symbolisant l'apostasie des Blancs passés aux Noirs.

OvBLres. Partisans du Saint-Siège, défenseurs des libertés munici* pales, et en conséquence hostiles à l'Empire, se recrutant plus gé^ néralement parmi le peuple, divisés, comme les Gibelins, en nuances analogues, à savoir. Guelfes sectaires, affiliés aux dissidents. Guelfes ultra-papistes, et Guelfes désireux de réformes dans l'Église, dont les scandales les alarmaient. La faction guelfe subissait l'influence de l'aristocratie d'argent, qui faisait de grands bénéfices avec la cour de Rome, par la banque, par l'industrie de luxe, par les fournitures militaires et les armements inaritimes pour les Croisades.

OviBoouBBBA (Le coffito). Affilié à la secte albigeoise, quoique Guelfe, et par suite, opérant dans ses actes politiques, en sens opposé de la direction qu'auraient dû lui imprimer ses opinions religieuses , s'il eût été conséquent avec lui-même. £., xvi.

Les Ordres monastiques. £., xiii. Dans le Roland furieux, ch. XXXIII, st. 402, 406, Astolphe, représentant de TÉglise dissidente d'Angleterre, comme Zerbin, Tamant d'Isabelle, princesse de Galice, ce pays cher aux pèlerins ialbigeois, est le représentant de rËcossisme, délivre des persécutions des Harpies, à l'aide de son cor enchanté, symbole de la prédication à la parole puissante, un prince d'Orient, nommé le Sénape, autrement dit sénateur-pape, ou Empëreur-Pontife. Ce monarque a pour sceptre la croix, in loco tien di scettro la croce; ses sujets sont baptisés, non par l'eau, mais par le feu, comme Guinicelli et Dante, al battesmo usano il fuoco. Il a nom le prêtre Jean. Or, ce roi-pontife, sur lequel on a débité tant d'absurdités, en le cherchant un peu partout, n'est autre que le Khan de.sTartarins, ce grand-maître du grand-orient, que tourmen< taient beaucoup les prédicateurs des divers Ordres, surtout les Dominicains, en l'empêchant de distribuer le pain des Anges et de s'en nourrir lui-même, sans s'exposer à mille avanies. En efifet, les deux premières strophes du chant suivant disent en propres termes que ces « gioutones Harpies, dévorant en un repas ce qui suffirait à des familles entières, réduites à mourir de faim, ont été déchaînées sur l'Italie aveuglée, accecata, en châtiment de ses erreurs, » c'est-àdire de son aveuglement.

HÉBRBVz. Tantôt les fidèles d'Amour, comme peuple élu; tantdt les catholiques, comme peuple maudit, ayant versé le sang du Messie.

HAomB. La secte réduite au désespoir par la triste fin de l^gliso albigeoise, ou Polixène, égorgée dans le Temple, et par le supplice des Templiers, l'innocent Polidore. E., xxx.

Mkaaaa ou Galisto changée en ourse. Figure de la Papauté se pros* tituant au paganisme, personnifié dans Jupiter. Constellation du Nord, dont le froid glacial engourdit l'intelligence. Pg,y xxv.

BÉ&iODOBB. Oément Y, livrant le Temple à Philippe-le-Bel, comme le Pontife juif à Séleucus. Pgt, xx.

HftuTBOPiB. Pierre fantastique, analogue à la pierre philosophale et au chaton de l'anneau d'Angélique, symbole de la raison parlée dans le langage sectaire, qui la rendait invisible aux profanes. E., xxiv.

HBRMAFgBOPiTigMB. Figuro mystiquo exprimant la réunion et le dédoublement de la matière et de l'esprit, du corps et de l'intdligence, chez les initiés aux mystères de la secte albigeoise. Pg,^ XXVI. Même symbole dans les Gémeaux.

HÉBODB. Le pontife romain ordonnant le massacre des innocents.

BoMMB BiGBB. Lo pape enrichi par la donation de Const9nttn, qui fit il primo ricco padre.

HomiiTB (Parole). Le langage symbolique des initiés.

Pour oimey hélas. Lisez H.VI, ou Henricus VI, dont ce mot inusité donne les initiales pointées* Pp., xvi.

mnoB. Tout ce qui se rattache à l'Église romaine, en réalité ou en iqpparence; «nsi YkmMe Ilalie, VhumhU Béairtee, aeion qii*^le« ii»t cMDi se feignenl orthodoxes. Val. nuova. noosnss. Les Guelfes orthodosea et les diefs de l'Église, tfectant k» d^iors de Tamour et du dévouement envers ceux dont ils préfMffaîeat la mine.

Le tefli|98 où domine Tinfluence catholique.

MhiL L'une des hauteurs qui dominent la ville de Rome. TooC ce qui émane de rautorilé orthodoxe.

ëtm&m. Masque sons lequel Dante se représente rompant av^ TÉglise (Médée, œite marâtre qui massacre ses enfants) ; affilié dans Bologne (Lemnos) à la foi sectaire, qui le fait s'éprendre de la langue érot$qne{llypsypile), laquelle, fécondée p«r lui, prodoit ses compositions lyriques, et est abandonnée à son tour pour la langue dogmatique (Creuse, filie de Sisyphe, condamné à rouler sa fÀtrré), £., XVIII.

ëMMPm (frère d'Omas). Figure de Clément Y, pour avoir acheté de Pbilîppe-le-Bel, nouvel Antiochus, sa nomination au pontificat et ravoir payée avec les dépouilles du Temple. £., xix.

anuMiâwien (Saint). Patron des Templiers, personnifiant TApecalypee et l'Évangile de FAmour, base de TAlhigéfame, symbolisé lui-iéème eous la figure de Faîgle et aous celle de Lucâe, lumière réfféèée. P^., ix, xxix.

jÉRVSALBii (Nouvelle-). La réalisation de l'utopie sectaire ; la coesttlotiott défiidtive de la cité, d'après les nouveaux prinôpes d'oiga* ntsation sociale à mettre en œuvre par r Albigéisme templier.

Mns* Le Saweiir, le Messie, le Rédempteur impérial, crucifié dans Hemri ¥D.

Mnm. Dante innoeenv, calomnié par la Putiphar romaine, f.^xxx.

9m«iu Tantôt figure de l'Empereur, comme vainqueur des Amalé-

t cites ou punissant Achan, tantôt de la Papauté, comme arrêtant le soleil dans son conrs.

#pnae. Le frère Bernard, du oouvent de Montépulciano, accusé d^aifUir empoisonné Henri VU dans une hostie. J?., xxxiv.

JonscGA. Séjonr de l'auteur de tout mal , de Satan on LucifîBr, peiw

M»iaft«Dt TMiiee eatlioiiqiie , et réuaiiMiil ftiiUHir de lui lom m qu6 ia trahiioB a de phia iminoode.

Jveaanirr DSBinm. Le jour, toujours promis aux sectaires, oà TEmpereur universel, restauré dans sa toute^puissance, devait, eomme Mummus judex invatli de la patesta$, exercer sa justice souvetaine, 'prononcer la sentence des Guelfes marte et des Gibelins vivants, constituer la nouvelle Jérusalem, et rétribuer chacun selon ses œuvres, en rendant les pauvres riches et les riches indigrats, autrement dit, accomplir une révolution sociale. Parodié, Convito,

Jvira. Comme peuple élu, les sectaires, comme race maudite, les croyants orthodoxe».

JuFiTÉA. Tantôt figure du monarque universel, tantôt du pape Innçant les foudres de rexcoramuoication.

JnenoB. Attribut de la puissance souveraine, dévolue à Dieu, dans le ciel, et à l'Empereur, monarque universel, sur la terre, comme représentant de Dieu; la plus haute expression du droit, appelé potestas par les juristes. L'une des quatre vertus cardinales constituant la noMesse chaz les adeptes. Convito, iv.

£âiio6i0f . Gomme chevalier du Saînt-Graal, membre de l'Ordre du Temple, préposé à la garde du vase saint, tabernacle de la lumière, et ne la rendant accessible qu'aux élus. Tous les romans de ce cycle, qu'on en soit convaincu, composés pour la glorification des Templiers, sont d'origine albigeoise. La dame du tac (aux eau: vives), fée bienfaisante ,' Mélnsine, la femme serpent, à la baslerna attelée de reptiles, renchanleur Merlin, cadavre vivant, rendant des oracles du fond de sa tombe de pierre, sont évidemment des figures d'origine albigeoise, brodées sur fond légendaire saxon. Il faut toute la préoccupation de la lettre, chez les déchiffreurs de vieux manuscrits, pour qu'une littérature entière soit passée sous leurs yeux sans qu'ils y aient vu autre chose que des contes à dormir debout, obtenant une vogue européenne, et des amours d'une pureté angéiique à servir de modèle aux races futures.

&AKHae. Signes extérieurs de papisme.

Iduameirs. Ceux qui employèrent des moyens frauduleux ou violents pour voler des âmes à rÉglise albigeoise.

&A«i (Langage). Celui des sectaires en opposition à la langue rituelle de PEglise.

&âvi» (Pays). Les? contrées où l'hérésie comptait de nombreux adeptes, comme la Lombardie, Bologne, la Romagne.

lÊàwtmm. Personnification de Rome, sous le rapport temporel, attendu que de la fille de Latinus dérivait tout droit légitime sur Tat^w romain. De Monarch.

\. Bologne, où poussés par dame Piété, les Guelfes, ces femmes crédules, avaient livré à la Mort romaine les mâles Gibelins. E.^

Utbs. Le fleuve dans lequel les néophytes étaient censés plongés pour y boire l'eau d'oubli, qui leur faisait répudier leur passé catholique. Ces fontaines, si nombreuses dans les romans de che\'nlerie et qu'on retrouve dans l'Arioste, où s'abreuvaient les fidèles d'Amour et qui les enflammaient ou les glaçaient selon leur nature secrète, dérivent, comme on le voit, de la même source et des pays de langue d'Oc.

&IA. Figure de la vie active de l'initié sous forme biblique, de même que Mathilde sous forme catholique.

UBÉaAUTÉ. Ou largesse, l'une des quatre vertus cardinales de l'initié sectaire* ConvitOj iv.

laorn. Figure de la puissance française, orgueilleuse et cruelle, obéissant à l'impulsion d'un courage brutal, tour à tour avide et généreuse.

&OMBABD (Marc). Le célèbre voyageur. vénitien, Marc-Paul, aulicùs et nohilis Jiomo {Post, CaeL), bien venu, à raison de ses opinions sectaires et de ses connaissances variées, acquises dans ses excursions en Asie, de Gan de la Scala, le^and Khan des Tartarins de Lombardie; connaissant le monde et ses princes, Pg.^ xvi.

&OMBABD (Parler). Le langage symbolique des sectaires, plus nombreux en Lombardie que partout ailleurs.

lOHBABD (Le grand). Barthélémy de la Scala, comme directeur suprême de la secte en Italie.

IiOuvB. Figure de l'avidité, de l'ambition sanguinaire des pontifes,de leurs appétits charnels, dont la nourrice de Romulus devenait le symbole. Aussi l'Arioste ne manque-t-il pas de donner un loup pour

. monture à sa cruelle Ëriphyle, une tête et des dents de loup à la bête sculptée sur le tombeau de Merlin; et pourtant, à en croire M. Delécluze, l'Arioste, qui dédiait son Roland furieux au cardinal d'Esté, aurait eu la prétention d'obtenir le chapeau rouge de Léon X, avec qui il avait été lié ; et dans cette bête aux oreilles d'âne, son intention aurait été de figurer l'hérésie de Luther. Tant s'en faut.

IêVqsb. Figure féminine de saint Jean, patron des Templiers, qu'elle reproduit encore sous forme d'aigle. Son nom, dérivé de luœ, lumière, équivaut à révélation d'en haut ou à Apocalypse. A ce titre elle est le guide, le ianal et la protectrice de l'initié. Pg., ix, xxix.

&irGxrBB. En opposition complète avec Lucie, quoique son nom ait la même racine ; personnification de l'auteur de tout mal, dans laquelle se résume l'esprit qui n'a cessé d'animer, selon le poète, la longue succession des pontifes romains, cause de tous les crimes, de tous les désastres qui ont désolé l'humanité ; figure de la Papauté, pierre angulaire de la constitution sociale, telle qu'elle exis-

tait alors, fondo a tutto Vuniverso; couronnement de Tédifice sécu laire que Dante ne craint pas de comparer à un moulin, à raison des fréquents changements de règne, un mulin vedcr mi parve, E , XXXI.

ZiimusBB. Le dogme albigeois, lumière d'origine orientale, et l'enseignement qui le propageait.

&VZVHIBVZ. Les pécheurs charnels, ceux que des appétits terrestres ont fait, par faiblesse de cœur, renoncer aux biens célestes, et suivre les lois de la louve romaine, de Sémiramis, la prostituée de Babylone. £., v. Pg., xxv.

MAaican9, NtcaoMAiis. Ceux qui ont commerce avec les démons sont les dignitaires de TÉgliso romaine , tandis que les bons enchanteurs, appartiennent à TËglise albigeoise ; il en est de mémo pour les magiciennes et les fées, dans les Romans de chevalerie, comme daiis le Tasse et TÀrioste qui s'en sont inspirés très-' sciemment. Ces fées sont souvent obligées, par nécessité, de prendre la figure de serpent, autrement dit de revêtir l'apparence orthodoxe.

Mahomet. Masque destiné à déguiser Robert II de Naple3, prince dévot et lettré, se plaisant à écrire des espèces d'homélies et d'instructions pieuses , déployant un grand zèle dans l'intérêt du Saint- Siège , et dont la politique tendait à jeter la division parmi les adversaires de Rome. JE., xxviii.

Malagoda. Corso Donati, personnage influent parmiles Noirs, ayant la haute main sur la Seigneurie et sur les Syndics du parti , désigné sous ce nom parmi les démons , selon l'Anonyme , parce qu'il devait faire une mauvaise fin. E,, xxi.

MALfiBOLGE. Mauvais bouges, mauvais trous ou malesfosses , la ville de Rome et ses faubourgs. £., xxiii.

llALESGairrEs. Les Prieurs florentins et les Syndics des Noirs, désignés en commun sous ce nom diabolique, comme subissant également l'influence de Manno Branca, de la famille Doria, de Gênes, entré en charge pour six mois, en qualité de Podestat, le i 6 février 1303. E., XXI.

aCAHTO. L'Église albigeoise , réduite à s'expatrier après la mort de Raymond Bérenger (Tirésias), lorsque Toulouse, la ville de Bacclms ( Soleil- Vérité ) , fut réduite en esclavage par Gui de Montfort. On peut .suivre pas à pas l'itinéraire des membres de cette Église dispersée à travers les Alpes , pour venir s'établir en Lombardie , dans le cours de tous ces petits ruisseaux , symboles de la doctrine , qui viennent se réunir à Benaco, puis se jeter dans le Pô.

li'ArHWiff n'a pat maiMpié tkr roiwitcîfcr dam lop pocBio cotlc pièmc Maoto Mw b figure d'une lée bieiiiaisaBta rédoito, à certaines époque», i raiBper sow la figure d'un serpent, proCégeanI deu&fidties d* Amoor contre un Tieil époux avare et cruel , Téritable fils de Sodome. £,, xx. La Griselidis de Boocaœ est encore une Manio.

Ka&. Tout ce qui se rattache an catholicisme et à VÈ^iso romaine.

Haaani» Fooune de Caton d'Ctique, symbolisant Tâme noblo ém rinitié, selon Dante (Conotto, iv), attendu qu'après avoir appartenu à rUorteosins pontifical , elle revient à Caton , dont la figure à la barbe grisonnante dissimule celle du dieu Amour; « nul, dit encore Dante , n'étant plus digne de représenter Dieu. >

Ma mn oc art g. Dante poussant Henri YII ( Âssuérus ) à arracher le

pouvoir à FAman romain. Pg.^ wn, Habib. L'Église albigeoise, mère, fille, épouse du Messie impérial,

portant dans ses flancs le fruit saint, réduite à le déposer sous les

pfaw humbles abris, en s'en allant errante, de contfée en oontr^e,

pour fuir lea satellites de THérode pontifical. WUmfnm IT. Pape français. Personnification de la gourmandise, à

raison de son goût pour les matelotes d'anguilles. Pg., xxiv.

Kabtibb. Tous ceux qui avaient à souffrir par Rome pour la cause

de l'hérésie.

Matbsldb (la comtesse). Figure de la vie active de l'initié sous la

forme catholique. Voy, Pluton et Proserpine.

Màota. Figure de l'Église catholique, magicienne perverse, mère dénaturée, employant les philtres et les enchantements pour en venir à ses fins et poussant la barbarie jusqu'à égorger ses propres enfants. On comprend dès lors que ces mots, di Meâea si fa vendetta signifient, non pas que le Dieu des chrétiens se fait le vengeur de Médée, mais bien que Dante-Jason se venge à sa manière, par une vendetta poétique, de la Médée romaine. £., xxxu.

KimrsB. Voy. Gorgone.

i. L'ensemble des connaissances humaines enseignées par rËglise albigeoise, mer de doctrine.

RB yBBBB (de rApocalypse). L'enseignement orthodoxe, stupéfiant et comme cristallisé par la routine. E., xxxii.

KtoBox» (femme de David}. L'Église de Rome, épouse du pontife, élevé au rang de prince souverain par les arti6ces du langage, par la ruse et l'intrigue, tre$cando; dispettosa e trista, Pg.yX.

MiPAf. Philippe-le-Bel , non moins avide que le roi aux oreilles d'âne. P^., XX.

VSnroa. Ce grand juge infernal, qui siège orribilmmte et qui ringhia, est très-probablement, et sauf examen , le bienheureux qui , le premier, reçut d'Innocent III, en Tannée i215, le titre d'inquisiteur général; d'où celui de conosciior délie peccata. Il y a plus :

ringhia, qui signifie aujourd'hui grincer les dents, a dû être employé aussi dans le sens de haranguer, prêcher; autrement on n'aurait pas son dérivé dans ringhiera , journellement usité dans le sens de tribune, barreau, chaire [voy. Dict. d'Alberti). Nous recommandons cette vérification aux Académiciens dd la Grosea. Rien de plua simple dès lors que Dante se soit senri du teiite ringkiare dans un dpubie sens, en faisant allusion à des prédications furibondes, fulminées en grinçant les dents, et au doublé rôle de saint Dominique , jugeant et condamnant ceux que sb parole n'avait pas convertis. Ajoutez à cela que Frédéric Barberowse, le grand justicier impérial dans le Milanais, étant désigné sous le nom d'Baque, ce collègue de Minoe ; il paraît assez naturel j d'après ce que nous connaissons des procédés antithétiques de Dante, qu'il ait voulu faire contraster avec lui le grand justicier poMifical, dans les pays de langue d'oc. Alors la queue de Ifinos, tnala ooda, serait l'ordre des prédicateurs, d'autant plus rigoureux qu'il allait se recrutant d'un plus grand nombre de membres , et t'enroulait ainsi sur lui-même en cercles étages. Ba procédure expédilive M* rait exprimée dans ce vers : Dt'cono^ e odonô, e pot son già i)pUB ; ils disent ( dans la torture ) , entendent leur sentence et aont jetés aux bourreaux. Ces paroles de Minos : Songe à qui tu te fies, Di oui tu ti fidCf signifieraient : Défie-toi de Boniface, songe que ta te livres à l'ennemi, en venant dans Rome, et ne t'abuse pas sur la Hh citité que tu trouves à y pénétrer, car tu auras à souffrir cruellement d'avoir quitté Florence, où tu ne rentreras plus. Ainsi Voltaire n'aurait pas eu le premier l'idée de loger en enfer le saint fondateur de l'Ordre des Prédicateurs,' ce dont le grand railleur doit être bien mortifié là-bas. £., v.

KorOTAVAB. Philippe de Savoie, seigneur de Turin (en italien ToHnà, dont la racine est toro, taureau) , qui s'intitulait prince d'Achaïe ; sa trahison envers Henri VU , dont il déserta l'alliance pour celle du pape, est considérée comme le produit monstrueux de l'accouplement de la Pasiphaë' romaine avec le taureau de Savoie. J?., Kit.

MoHT. L'Église catholique , sa foi , et tout ce qui s'y rattache, le catholicisxpe étant la mort de la raison et de l'intelligenco.

MomTi. Les chrétiens orthodoxes.

MoflQVÉïs. Les églises de Ftorence-IKté, peuplées de païens et de mécréants; cherchez dans tous les romans de chevalerie ceux qui sont désignés sous ce nom et vous reconnaîtrez, la plupart du temps, que ce ne sont ni des Turcs ni des Sarrazins.

Mtbbba. Florence, dont le zèle ardent pour les intérêts du Saint- Siège est comparé à la passion incestueuse de la fille de Cynire , redoublant encore dans les embrassements paternels. E.y xxx, et Lettre de Dante à l'empereur Henri VH.

Watuab. Loi impériale, providence suprême, principe de tout bien, d*où dérive Tart d'Amour ou gai savoir^ qui est ainsi comme le petit-fils du Dieu empereur^ a Dio quasi nipote; art divin qui entretient le lien évangélique formé par la Nature , lo vincol d'Amor^ che fa Natwra. E,, xi.

WÉauoBiiTS. Les Gibelins affiliés auxquels le zèle avait manqué pour le triomphe de la secte.

JffBBSBkoD. Guido de la Torre, ou Gui de la Tour, très-influent alors à Milan, où sa famille était puissante, ayant été le premier à se révolter -contre Henri VU, se réfugia à Florence, qui imita son exemple. De là le nom de Nembrod à Tun et celui de Babel à l'autre; la discorde et la confusion s'étant mises de ce moment dans les rangs gibelins. £., xxxi.

Wbssvs. Préposé au supplice des tyrans , contre lesquels Dante n'a pas assez de flèches ; il a droit, à ce titre, à toute sa sympathie, et de plus, pour s'être vengé mort, comme lui-même en se feignant mort, car il a appris de lui le parti qu'on pouvait tirer de la tunique orthodoxe, imprégnée du venin de l'hérésie, j^., xii.

xriHvs. Le Christ, époux de l'Église , cette prostituée de Babylone, cette Sémiramis érigeant son bon plaisir en loi, dans le dogme de l'infaillibilité, et dont il est dit che succedette a Nino. Les Italiens appellent l'Enfant Jésus le Bambino, en abrégé Nino. E., v.

XToBuesE, Nobiltà, Apanage exclusif des initiés à l'Albigéisme , en opposition à Viltà et Villania, Convito, iv.

WOBKBaES. Ayant chacun leur signification rituelle. Notamment trois et ses multiples, considérés, dans les rites occultes, comme ayant une vertu particulière, surtout new/, nombre parfait, c'est pourquoi « neuf paraissait en toutes choses ami de Béatrice. » Vit, tiuova,

XTioBÉ^ L'Église romaine , châtiée dans son orgueil, mère de pierre, dont les enfants sont de même changés en pierre, et que le Soleil- Raison transperce de ses flèches. Pp., xii.

XTurr, Obsgubxtê, Têitèbbes. L'ignorance et l'erreur propagées systématiquement et entretenues par la politique romaine. Le règne de la Papauté, en opposition au Soleil-Raison, foyer de lumière.

xrTMVBES-SToiLBS. Lo premier nom signifiant, celles qui versent les eaux , il est tout simple que les sept vertus cariictéristiques de la doctrine albigeoise , assimilée à l'eau vive , contribuant à la répandre, deviennent des Nymphes symboliques sur la terre, et qu'elles se transforment en Étoiles dans le ciel radieux du Temple, qu'elles contribuent à éclairer. Pg., xxxi.

OoiAii. L'ensemble des connaissances humaines, telles qu'elles étaient enseignée^ aux adeptes par les initiés, qui les introduisaient à la vie nouvelle. L'Océan correspondait avec le Ciel, autre figure de la science, dans son essence la plus élevée, auquel il renvoyait en vapeurs ce qu'il en recevait en pluie.

OdaiDBHT. Contrée de ténèbres, d'ignorance et d'erreur, comme assujettie à la puissance pontificale.

Obbste et Vilaob. Figure de l'amitié fraternelle des initiés, prêts à se sacrifier l'un pour l'autre, en opposition avec les Caïn guelfes, que leur instinct sanguinaire poussait sans cesse à égorger les Âbel gibelins et albigeois. Pp., xiii.

Oaoubzl. Ambition romaine, Caligine del mondo (Pg., xi), dont l'Arioste a fait Caligorant, géant se nourrissant de la chair des hommes, des femmes et des enfants, qu'il prend, en se moquant d'eux, dans son filet invisible ; personnifiée, en l'élevant au caractère épique, dans Rodomont, vêtu d'une peau de dragon, comme le gran verme che il mondo fora^ ou rode; ravisseur, meurtrier d'Isabelle, la princesse de Galice, ou de Saint-Jacques, qui forme avec le chevalier écossais Zerbin un couple de fidèles d'Amour ; combattu en vain par Berlinghieri, ou Raymond Bérenger, qu'il abat sous ses coups; attaquant le palais impérial par le fer et la flamme, et finissant par succomber sous le glaive vengeur de l'Achille impérial, l'ancien pupille de cet homme pierre, autre Vieux de la montagne, qui' fait autant de pierres des créatures humaines, stupéfiées par ses incantations diaboliques et retenues par lui en esclavage.

PÉuniT. La source de toute lumière, comme ayant donné naissance au premier empire universel et à la gnosis manichéenne.

amu» (Grande-). Voy. Calisto et Chariot.

9àBK DBS iUioBS. La doctrine sectaire. Convito, i.

VALLAnmai. Le pouvoir temporel appartenant exclusivement au monarque universel, à l'Empereur, en vertu du droit dérivant pour lui de Troie, droit passé aux Romains, héritiers d'Énée, et usurpé par les pontifes.

Valmibbs. Les Templiers, comme ayant accompli le grand pèlerinage, dont on revenait avec les palmes de la nouvelle Jérusalem. V.N.

WâwnàOLM, Florence, mobile, cruelle, offrant dans ses murs Taspect d'une mosaïque ou d'un pelage moucheté, à raison du mélange des Blancs et des Noirs.

I. La cour de Rome, se prostituant, comme la louve, à tous les animaux, dans la personne des princes et des rois, n'engendrant que des monstres, et faisant la honte de Vépoux,

VABXsm (couvert, courtois, honnête, obscur, ckM^^car). Le langage symbolique des sectaires dans les pays de langue d'Oc, en Italie, en Allemagne, en Angleterre, en France, en Espagne.

V*LftB. Henri VI, père de Frédéric II, cet Achille, dont la lance, tournée tantôt contre l'hérésie, tantôt contre l'Église, guérissait les blessures qu'une dure nécessité la forçait d'ouvrir, pour obéir aux pontifes menaçants. £., xxxi.

MunuMS. Les sectaires qui se rendaient d'Italie à Toulouse, soua prétexte de pèlerinage à SaintJacques de Compostelle, en Galic«, pour s'y faire recevoir aux grades supérieurs ou pour conférer des intérêts de leurs coreligionnaires. Vit. N.

VWTB. Le catholicisme, dont Tinfluence mortelle résulte de la corruption de l'atmosphère dans toua les lieux où s'étend la domination de Rome. Conv.^ £., xxix.

VBJiÉTOif. La Papauté, inhabile à donner la lumière au monde, et fourvoyant le char du Soleil-Raison. Pg., iv, xxix.

WuMLLMOM. Boniface Ylil, dont les paroles ebbre ont valu à l'âme de Gui de Montefeltro d'être revêtue d'une enveloppe de flamme dans l'Enfer. E , xxvii.

VHAMxanars. Les docteurs de l'Église orthodoxe.

Ihâamji, L'Église romaine, épouse infidèle, calomniant ses fils innocents, afin de les faire mettre à mort.

VBXÂoÉTOir. Symbole du fanatisme guelfe et des prédications furibondes des moines bénédictins et dominicains, parcourant les pays de langue d'Oc pour y convertir les hérétiques.

gmÉoïAB» Charles de Valois, qui mit tout en feu dans Florence, et y causa la ruine du Temple du Soleil-Raison, c'est-à-dire, celle de l'JÉglise sectaire que Dante était parvenu à y fonder, et qui, comme Eve, se laissa séduire par les promesses du serpent. E., viii.

Wumtax. Symbole de l'initié passant de la mort catholique à la vio albigeoise par la palingénésie sectaire.

Via obs tolokbi. Allusion probable à la primitive Église, lentement minée au milieu de l'air pestilentiel de Rome par le fait du pontife, qui Tépouse avec l'anneau. Pg., v.

JPiBRRB. L'Église de Rome, édifiée sur Pierre, désignée en conséquence sous le nom de Madonna Pietra, la pierre brute des Maçons, rocher, montagne, Atlas ou Allant, etc.

ViBuuw. Les membres de l'Église orthodoxe, édifiée de pierres, et désignés par les mots petrone, gran sasso, scogliOj peiraja^ Pietramala et autres équivalents. Les perrons des Romans de cheva* lerie ne sont pas autre chose que des églises, pelrotU ou grandes pierres.

Les fiiles de Piériu», changées en pîM, figm^ de riodûcrétioB de langage punie chez U» initiés. Pg., i.

ViftTft, 9mM, Pie/d. L'Église romaine, /a Madonna Pieté de la Ftïa ntiova^ comme étant par-dessus tout impie et impitoyable.

WiLàrm. Pbilippe-le-Bel. Pp.jXX.

PzBUTBATs. Opposé aux pontifes, qui punissent un crime dans l'amour. Pflf., XV.

WurroM (Piutus). Le grand pape Grégoire VU, ce redoutable Hildebrand qui fut le premier à proclamer la double suprématie des pontifes, celui que saint Pierre Damien appelait saint Satan. En conséquence, le premier personnage infernal apparaissant après le grand juge Miuos, pour proclamer-la souveraineté sacerdotale de Satan aoi (Aleph) ; signalé comme uni par des liens adultères avec la grande comtesse Maibilde, comparée à Proserpine. E.^ vi, Pg,, xxviii. Foi/e:; ce nom.

V0UI8OH8. Signe céleste^ symbole de la discrétion profonde recom-^ mandée dans les mystères. £., x. Pg., xxxii.

F0LIDOE8. L'Ordre du Temple immolé pour s'emparer de ses trésors par un autre Pygmalion. ^., xxx. Pp., xx.

FoLTHirasTOR. Philippc-le-Bel égorgeant les Templiers, victimes innocentes de sa cupidité, comme Polidore de celte du tyran de la Chersonèse de Thrace.

FOZ.TXÊKE. L'Église albigeoise, épouse de Frédéric II, l'Achille de la secte, égorgée dans le Temple. ^., xxx.

VoBTB DB Saxitt-fusbbe. Tout à la fois, celle de Saint-Pierre au Vatican et celle de Florence, près de laquelle étaient situées les propriétés de Dante , ses case, près de celles de Vieri des Cerchi.

Vbboeixa. Double allusion au siège percé sur lequel étaient placés les pontifes avant leur intronisation , et à la puissance temporelle usurpée par eux. Pg.y vi, xxxiif.

VBxtmsmrB, Le moment où la secte, longtemps comprimée par l'hiver pontifical, commence à respirer, où une douce influence vivifie l'âme et le corps, où les oiseaux, chantres de l'amour, reprennent gaiement leurs chants, où le blanc bélier ramène l'époque des initiations.

PHODiamiB. Ceux qui abusaient du langage erotique et s'exposaient ainsi au danger d'en révéler le sens secret.

VBOcwii. Changée en rossignol, figure de l'Église qui se délecte à chanter et n'en égorge pas moins ses enfants. Pp., xvii.

Teosbevine. La grande comtesse Mathilde, flétrie sous ce nom' comme la concubine dévote du pape Grégoire VU, la femme adultère du Pluton monacal, qui proclama et fonda la double suprématie des pontifes romains. Pp., xxviii,

fboititvAb (Grande). L'Église de Rome, TÀlcine de TArioste.

cbere a DlHte: év la is doni eile ètaàÈ ée^rmat fai

Gfbeîbi ieetâre qoL lum^jiHii parti pHlfe. aBqiKi b ccntraîntie Tarait ii A ut a §e railwr. il bkiqpKaaitaHKiiiie hoBonbte de soo apofitasip.S'cteit le ama o m* des GîbriiBe. £ se* mit à leur fièir fflsrainw b chai de Charies dTJi^oa. afin dp TéciiaKer cmftre sus wmL H se fil Umt 1» anwi à b oiaiB. AÔK b qoéle »:^1â£cmtR!HiiaBtswla pbee de Sbase fat «e qoéle dluiiiiBes. OtL C. Ff .^ ïl

wwamâm La eoor de Bonie caloBiiîaHt Ibnle.

qaetaepli. £..

le fat Sîcfafe, poor aT co^Meu de bars rkknses. Ff ., 3cx.

sv Vbbmél Coopie de fidébs d* AmcMir serraol dTesemple à I^miêt^ qoi, ca craiole de b llort romaiae. qaïL œe regarder en lace, HgmKrdmadoim, ea ip o unw e b bcan final biac qaTI a noomé Béatrice, poor faâ dooa cr b oouleor goeîfe , et b roogîr coaune b ■oÛiéeda sang des deox aonn^ P[y., ism^xx^m.

yom foos leqoc-l beaatoap de sectaires se dégoîfaiefli ea Italie. fWHfTM» soos criui dlKiMcarieDS.

SeconfoodaiitaTec Béatrice, censée siéger près d'eUe dans b Paradis^ eooune figure de b ¥ie coatempbtiTe, dont eDe est b forme bibHqiie. Car b plupart des personnages de b Comédie ont des coitones et des rôles de rediange.

Les Gadfes ortbodoies, fik de b penr»se Bhéa.

i* Vt^ise rooiatne, d'après l'orthographe italienne Rea, qui •igoifie crimineib on perverse , poor avoir engendré le Jupiter catholiqoe bnçant les foudres de rexcommunicaticm. £., xiv.

f, NienU, Nulla. Le pape, dont l'autorité usurpée n'avait pour htm que le néant, en opposition à Tulto, l'Empereur, monarque légitime de Tunivers, dont le droit résumait tout et Taisait de lui le dieu Pan des sectaires. £., xi. P^., m, xvi.

B^vmv n t^AMtau, Damné soos le nom de Mahomet et sous celui d'Épbialte* Voir ces noms.

AeiOAii, Le pape Clément V, qui doit être abandonné par les tribus et réduit à fuir de Rome, poar n*en pas être chassé. Pg,,\n.

:. Nom affecté aux sectaires qui faisaient le pèlerinage de Rome, sous prétexte d*aller y gagner les Indulgences, mais eh réalité pour conférer avec leurs frères d'Italie. Vit. N. Schmidt, Hurter. Aussi Dante ne manque-t-il pas de personnifier dans le Paradis, vi, le peuple albigeois de la Provence, sous le nom de Romieu de Villeneuve, ou de la nouvelle Jérusalem; cet humble pèlerin à qui le comte, grandi par lui en puissance et en richesse, fut r^evable de voir une couronne briller au front de chacune de ses quatre filles, et qu'il immola lâchement, aveugle Tirésias qu'il* était, aux exigences des légats romains, parole biece; ce qui n'empêcha pas ce peuple généreux de se sacrifier pour lui lorsqu'il ouvrit les yeux, et de lui rendre douze pour dix; après quoi, il s'enfuit misérable en mendiant son pain, avec la. triste Manto, jusqu'à ce qu'il trouvât dans les vallées des Alpes, puis dans les plaines de la Lombardie, un asile pour reposer sa tète.

Aon. L'Église albigeoise et sa doctrine, le Saint-Graal, le V<tse parfait ou le Temple, transformé en fleur mystique , de là l'immense vogue du roman de Guillaume de Lorris , malgré les anatbèmes de Gerson. A en croire M. Bouillet, « ce n'est que «l'art d'aimer, sous forme allégorique ; » non pas ; mais bien Vart d'Amour y la gaie science qui , l'auteur le dit lui-même , « y est tout enclose. » Par malheur, aux 4,000 vers de l'auteur originaire , son continuateur en a ajouté 48,000 ; grave obstacle à la curiosité. Chose étrange , ce fut Philippe-le-Bel , le bourreau des Templiers, qui , n'y entendant pas autrement malice, invita Jehan de Meung à donner une suite au Roman de la Rose, •

BiosBAuz. Figure des néophytes, plantes nouvelles.

AurriBNS. Ceux qui avaient trempé dans les intrigues et les manœuvres employées, dans l'intérêt guelfe, pour enlever des amis à l'Empire et à la secte, ou pour leur créer des ennemis ; considérés dès lors comme les vils entremetteurs de la grande prostituée.

Sa&adiu. Prince humain et éclairé, en opposition aux soudaus de la Babylone romaine.

Salut. Mot employé dans sa double acception de salutation, de protection, de sauvegarde contre un danger. Béatrice erotique refuse le salut dans la Vie nouvelle, parce que son langage amoureux est devenu suspect ; elle donne le salut dans la Comédie, grâce à son langage théologique, à Vhumble attitude qu'elle âait prendre ; elle devient la dame du salut, et vient en aide à notre foi albigeoise.

kiMm, Le chef de rÉglisé romaine devenu prince souverain de Rome et des États pontificaux. £., rv.

(taflanM é^ Gkâtàtb de ia Mkiro, é^ par swte» lyabo* Ikant fflllr dn fafhiffiriimi

Figne de laPapfloté tédoîto à fe poroer de œ (bÎTe usurpé qu'elle a otétenrMT contre ieDBYÎdûipérial. P^.^xn. Bumaïa. Ladiecoideeltadivifloeeelre Srèn», à savoir : entre GibeUos sectaire» et orthodoxes, entre Gibelins et Guelfes sectaires. iwiwiwgwnn. Ceux qui semèrent la division dans les rang* de l'opposition anti-catbolique.

Figve de la Papauté. Pg. a , xvni , xxv.

La grande prostituée de Babyione, figure de rËglise de Rome poussant à leur ruine, aUa ruina, les malheureux dont elle fait dse marié ; se posant comme investie de la succession de Sino, abréviation de Bainbino, et se donnant pour son épouse, ce qui lui fournît un prétexte de se dire infaillible, libUo ft' licito in sua fegge. E. V.

mmê^màmm. Figure du pape, qui doit s'attendre à être tué eomme lui dans le temple, par ceux qu'il appelle ses fils. Pg,, xii. ■wainr. Dragon, couleuvre, reptiles en général, Tesprit du mal, tout ce qui est animé de l'esprit catholique ou en revêt extérieurement Tapparenoe*

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