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PS
f Astringence , désir , \
volcntf \ Monde ténébreux ,
. ! comparaison d'un Amertume, ou ai- dc ^
guillon. f
Angoisse , passe à I • l'explosion du feu J Monde tenebreux $
Feu
f ténébreux.
I lumineux.
| Lumière ou amour, d'où découle l'eau de la vie éternelle.
Son , ton , mercure.
\ Essence ou nature./
comparaison d'un cierge allumé.
Monde lumineux , comparaison d'une lumière de cier-
Explication du Schéma.
137. Le mot ADONAI signifie la manifestation ou le mouvement propre de l'unité insondable
éternelle, ce qu'est en soi-même l'entend rement étemel, la manifestation et l'émanation.
L'A est un triple I, qui se saisit en soi en croix, c'est-à-dire en un commencement, en une entrée, et en une sortie. Le D est le mouvement du triple 1 , c est-à-dire ce qui se manifeste. L'O est la circonférence du triple I, c'est-à-dire l'engendrement du lieu de Dieu en soi-même. L'N est le triple esprit qui procède de la circonférence, de soi-même comme une triple vie. L'A inférieur est la réverbérai ion ou l'inqualification du triple I, ou de l'esprit d'où s'originisent le mouvement, la puissance, les couleurs et les vertus. L'I est l'effluve essentiel de la triple vie, où la Trinité découle délimité, et Ton comprend dans tout ce mot la vie éternelle de l'unité de Dieu.
1 38. Le > mot ( père ) est le commencement unique de l'inqualification et du vouloir dans le triple I de l'unité.
139. Le mot (fils) est le produit de la puissance, c'est-à-dire la saisissabilité de la volonté^ où le triple esprit s'enferme comme dans un lieu du moi-même divin.
140. Le mot (esprit) est le mouvement vivant procédant de la puissance saisie dans la similitude, comme on pourrait se le rendre intelligible par une fleur. L'ouverture ou la croissance in qualifiante est le commencement : la puissance de l'inqualification est la circonférence, et la circonscription corporelle de la croissance : et l'odeur qui émane de la puissance, est le mouvement ou la viè végétative procédante ignée de la puissance
ignée, d'où résulte la fleur, ce qui nous fournit une comparaison , comment l'engendrement de la puissance divine se représente.
i4*. Le mot (puissance) marque la vîe respirante, procédante, raisonnable, c'est-à-dire le principe et la source de la science la diversité.
142. Le mot ( couleurs) signifie le sujet ou le réfléchissement de la puissance , où Ton comprend la diversité et l'origine de la vie sensible de la connaissance, d'où s'originise une contemplation éternelle.
143. Le mot (volonté ) dénote le vouloir ou le mouvement de l'unité ouvrante, par lequel l'unité elle-même se veut en Trinité, c'est-à-dire le rien en son propre quelque chose, où il a une proposition et un vouloir.
1 44- Le mot (allégresse) indique la sensibilité effective de la volonté ou du vouloir, c'est-à-dire le principe suprême, l'amour primitif; où la volonté de l'abîme se sent dans son quelque chose , où il s'insinue au quelque chose, c'est-à-dire à son sentiment, et où, dans la sensibilité, il inqualifie et veut dans eon propre goût.
145. Le mot ( science ) marque la science et l'intelligence effectives et sensibles dans le goût d'amour, une racine des cinq sens, et un principe delà vie éternelle, d'où jaillit l'intelligence, et où se fonde l'unité éternelle.
1 46. Le ino t ( verbe ) signifie , comment l'amour éternel de l'unité sensible se prononce, par la science, en unré0échisscment; le verbe est le par-
1er ou le souffle de la volonté , de la puissance par l'intelligence. Il est le mouvement et la formation de la puissance éternelle en une quantité infinie , c'est-à-dire le créateur de la puissance de l'unité en vertus.
1 47- Le mot ( sagesse) est le verbe émané , c'està-dire une réfleetionde la science divine de la volonté divine, la puissance essentielle du grand amour de Dieu, d'où toutes choses ont eu leur mouvement et leur pouvoir: un principe de tous les trois principes: une manifestation de l'unité de Dieu: un être passif de l'inqualification divine et une causedetoute humilité: une engendreusc de toute science des créatures, et un habitacle éternel de 1 amour inqualifiant de Dieu , un rayon et souffle de l'esprit tout-puissant.
148. Le mot (Jeiiovah) est le nom le plus saint de Dieu, c'est-à-dire la vie sensuelle divine, le bien unique, où est compris la Trinité Sainte avec la gloire et la Toute-puissance ; une vie de l'abîme (c'est-à-dire de l'unité) , qui réside particulièrement dans l'amour unique ; on y comprend le très-saint nom de Jésus, c'est-à-dire 1T émanant: un principe et une sdurce du souffle de l'unité de Dieu: une formation de l'intelligence, car l'effluve de l'unité s'inqualifie par l'I aveci'Is 4 commeune vision ou vue d'unchaosj où Ton comprend le grand mystère selon la manière divine, et il est un triple souffle de la puissance.
149. Je est un souffle de l'unité, et le /10 est un souffle de Y Je, et le Vah estun souffle de ( ho) , il n'y a cependant qu'un souffle unique, mais iJ pro-
duit une triple émanation de trois centres et de trois saisissabilités : et nous y comprenons, comment ce . triple I s'enferme enfin dans Y A , c'est-àdire dans un commencement de la nature.
150. Au dessous est le mot( vie) , qui signifie que ce triple souffle n'est que vie et puissance. Et au dessous dévie il y a ( vertu, ) qui signifie la vertu incommensurable de cette vie exhalante.
151. On comprendra exactement par cette table, ce qu est Dieu hors delà nature et de la créature dans la Trinité, c'est-à-dire dans une expiration triple de l'unité en soi-même, où Tonne peut parler ni de lieu ni d'endroit de sa demeure , ni de dimension ni de division, car il n'est ni ici, ni là, mais il est partout en même temps , comme on prend l'abîme x c'est-à-dire l'unité éternelle de nature et de créature, il est une puissance et une essence virtuelle de l'unité.
1 5a. Mais qu'on y comprend réellement une telle puissance et une telle vertu , cela résulte de
Sa puissance émanée du monde et de* créatures
qui ont été engendrées par son expiration , et toutes choses de ce monde en rendent témoignages
Explication de la première Table.
Tetragrammation.
1 53. Cette table représente , comment le nom saint de la puissance éternelle s'iriqualifie par la connaissance et par la science , d'éternité en éternité, avec une nature de la lumière et des ténèbres éternelles , avec des qualités , comment le
verbe de l'expiration s'infose dans un sujet ou refléchissement , et comment il résulte, de oe rétléchisseraent la propre volonté et l'adoption des qualités, où Ton conçoit toujours deux qualités, savoir : l'effluve propre de Dieu , ^et puis les adoptions propres des qualités du libre arbitre , dans laquelle adoption on comprend un nouveau ré»
fléchissement de manière externe, afin que l'unité devienne, dans son effluve, toujours plus externe , et afin que l'amour éternel s'inqualifie .par là avec la sensibilité et avec une manière flamboyante , c'est-à-dire avec une inqualification des puissances divines.
154. Il y a au-dessus du tableau : monde ténébreux , et au-dessous le premier principe , et en face , à compter du nombre 4 jusqu'au nombre 7 : monde lumineux, amour de Dieu , et au-dessus le deuxième principe. Ce qui indique comment la volonté émanée s'enfermeretae cpuvre d'ombre par l'adoption du désir propre,, et s'inqualifie par le désir du moi-même avec des qualités , et se change en ténèbres , oà Y un émané devient , dans les ténèbres , manifeste et sensible par le feu dans la lumière , et est une cause de la lumière , dans laquelle lumière l'amour de Dieu adopte une irqualification ignée du feu de la nature éternel , et luit dans le feu par l'adoption ténébreux douloureuse , comme ]a lumière d'un cierge , et comme le jour dans, la nuit, d'où soriginisent aussi le jour et la nuit , et dont Us ont eu leur principe et leur nom dans le temps.