Mais dans l'éternité il y a ainsi une lu
mière et un ténèbre étemels l'un dam l'autre. Le ténèbre est le principe de la nature et ta lumière est le principe de l'allégresse de fa manifestation divine. Le mbhdè ténébreux , c'esma-dire le fond des, qualités du désir et de la vdbnté propres s'appelle Je premier principe , étabt une causé de la manifestation divine selon la sensibilité, et formant en soi un propre royaume f c'es^àrdire un tourment douloureux* selon lequel Dieu se nomme tin Dieu jâloui et boteriqùëy et un feu dsévorant i et la lumière < qtu e#r manifeste dans fefeu , oii Ton conçoit l'unité de l'efîhi^e divin dé Jiambur, s'appelle le «leàxième<prf«cfpe , e'*rt-adire ie nSofa* de la pnr^hii^ o Win e , où l'amour de Dieu est 'un feu d-'amouT et une vie virttîelle , comme & est écrit : Dieu demeure dahs utie lumière dé laquelié personne ne peut approcher ; car là puissuncè *f >VdÛité de Dioit opère dais la It*miè*e, et est Die^ marife himtâbtelgtk&xiB \k lumière est la nature éternels y ou IfamowiêteTt-
liel do l'unité »'atme et se smiD. « -, * ryiiS
>i 56i Sou* les premier et deuxième principes tly a^dansiw sept cases sept nombre», quiîsignifieot les aept qualités <fe< la nature étérnèlte/ et ^i-dessous est le mot teinture y divisé dans les sept Ç**es , qui indiquent Je *erj>e diyin^ un tempérâmes, une homogénéité, qui renferme les puis-
sances divines dans une volonté , dans une inqualifteatioi» et dans une essence égalée^ c*est«a-dire le nom émané de Dieu v ou l'én conipreiiiri^grànd mystère de la puissance et! de Uopératioti divines avec les caractères des lettres dans la répartition des qualités. r
1 5;- Le mot>f«n'*tir£ est le mot séparable , d on découlent les sept qualités. La lettré (T) est le tau ou l'ouverture de l'unité , c'est-à-dire la f du triple I, un principe de souffle. L' (IJ est l'effluve du (T) , ou la sortie de l'unité, oiest-a-dire l'angle croisé de la vie; L'(,N) est rémanation de l'esprit manifeste triple. Le ( C ) est le dédoupement du son, ou l'I, cesl^dire l'effluve de l'unité se sépare de nouveautés ténèbres ; et brise l'adoption de la volonté éternelle. Le deuxième T sous le n.° 5 est le tau saint ou l'ouverture de la gloire de la sensibilité ignée avec l'amour igné , par lequel amour le royaume de Dieu se manifeste, et indique le grand pouvoir delà puissance delà lumière. Le (V) est le caractère de l'esprit saint par les trois pointes , dont les deux du haut signifient le feu et la lumière, et la troisième du bas signifie l'unité de l'amour, c'est-à-dire l'humilité. Par l'(R) le feu et la lumière saints sont saisis en un être effectif naturel ; car elle signifie le royaume, c'està-dire le trône, et on indique par là, comment le nom saint s'inqualifie par la volonté émanante avec le grand mystère, c'est-àrdire avec le secret éternel, d'où est provenu le monde visible.
Le grand mystère de (a Teinture, ou principe t<*
Trinité de Dieu. r::
i58. T Est le triple I , et signifie Dieu le père,
I est l'engendré : I est Jésus.
N est le triple I de l'esprit.
C signifie Christ. ■ ■« 1
T Dans la cinquième case est le Père en Christ.
V est l'esprit de Christ dans le verbe, qui vivifie.
R est le trône royal , que la lumière et les ténèbres se disputent, où Satan et Christsont opposés; c'est-à-dîre selon l'adoption de la propre volonté , Satan comme l'esprit d'erreurs ; et selon l'unité Christ; où l'on comprend l*amour et la colère dans un seul principe , mais en deux manifestations; ceux qui appartiennent à Dieu, nous comprendront, quant aux autres , il? n'en sont pas clignes.
f)u grand mystères dp la Teinture ; 014 principe le plus sublime de la Trinité de Dieu*
1 59. Cette table partagée en sept cases est lé principe des anges et des ames, c'est-à-dire le grand mystère de la transmutation , qui renferme toutes les possibilités.
1 60. En travers , selon les nombres, se conçoit l'effluve d'un en sept. Jusqu'au feu , d'où se manifeste la lumière , il faut comprendre le premier principe , et du feu jusqu'à ^essence , le deuxième principe; et en descendant ôn comprend sous chaque qualité^ quel effluve provient de chaque qualité par la coopération des autres qualités : il ne faut pas croire , qu'une seule qualité produise un tel efîluve, mais tous les sept ensemble le produisent, mais la première forme y domine, et conserve la supériorité.
161. Savoir : sous le n.° 1 il y a , désir ou saislssabilitë, où l'on conçoit, que le désir eèt nia-
gnétiquc , qu'il s'enferme et s'obscurcit soi-même . ce qui est 1 un principe des ténèbres éternelies et temporelles , et de cet attract provient l'âcreté, Fastringence et la dureté , qui est une cause primitive de la qualité colérique , *Toù s orïginise la grande mort éternelle, car cet aimant tire en soi la puissance , et la renferme en soi , ensorte que Fin qualification s'arre te, et devient impuissante, comme on peitfle vpir en descendant du n.° i en bas. ' : • >
16a. Sous le n.° 'a, il y a science ou attract, ce qui est la deuxième forme de la nature c'est-àdire le niouvemeht de Faitract magnétique, d'où résulte h sensibilité de là nature , et est le principe de toute contrariété , car la dureté et le mouvement sont ennemis , car le mouvement brise de nouveau la dureté, et U engendre pourtant la dureté par l'attract.
i63. Il provient donc deux essences de la volonté désireuse émanée de Dieu : c'est-à-dire Fattract de la puissance magnétique donne le mou-
dans l'attiré le corps, ou la cause delà corporéité. ~V;J,6& t Ldrs donc qu'un tel attract ou une telle
une pure inimitié, et il est une source dè la rage de l'exaltation ,vd'où proviennent l'adoption propre et l'orgueil , car la volonté de Fadoplion propre est fausse , et un destructeur perpétuel de
son soi-même , c'est-à-dire de son être ; et Ton entend sous ces deux formes , c'est-à-dire du désir et de f attract , dans leurs qualités émanantes , la colère dé Dieu : et quoiqu'elles soient la base de la vte sensible, elles sont néanmoins, quand la lumière y donne, le principe de l'allégresse, savoir un mouvement interne de l'unité de Dieu , et une cause première des cinq sens, d'où s'est aussi originisée la vie créaturelle , et où réside aussi Sa perte , si elle perd la lumière , car c'est la source de l'angoisse infernale, c'est à-diro la catise de la douleur, et est cependant la racine de la vie naturelle.
165. Sous le n.° 3 , est la troisième forme de la nature; èlle s'appelle angoisse , c'est-à-dire une source du soufre spirituel selon la qualité , qui prend son fondement des premières et deuxièmes qualités ou formes, savoir: i. # du désir magnétique, et 2.° du mouvement de l'attract , où la volonté émanée est dans l'inquiétude et dans l'angoisse. L'angoisse est la cause du vouloir , ducœur et des sens naturels , elle est la roue de la vie , c'està-dire une cause de la vte ignée.
1 66. tiar la volonté émanée de l'unité de Dieu estant dans l'angoisse, cette volonté désire passionnément Fùnîté., c'est-à-dire le repos ; et l'unité ôu îe tépôi iisjrire âû niotivement et à la manifestation : cependant il ne pourrait y avoir de manifestation fcans mouvement , c'est pourquoi la volonté âivine découle de soi-même , et l'allégresse divine s'inqualifie , dans la volonté émanée , avec le désir et avec le mouvement d'une sensibilité,
afin qu elle se ressente soi-même , et deux choses N restent dans une essence, savoir: i.° l'allégresse sensible divine, et a.° la cause de la sensibilité, où Dieu s'appelle Dieu bon,, c'est-à-dire selon l'allégresse sensible divine d'amour, et Dieu colérique , selon la cause de la sensibilité , selon la nature éternelle.
167. Et nous comprenons dans l'angoisse, en tant que la lumière divine n'y est .pas manifeste , le feu infernal , un désespoir et une frayeur éternels , où la propre volonté de la nature est continuellement dans un tourment mortel , et désire toujours de se séparer de ce principe , ce que j'ap T pelle la petite mort, parce que c'est la mort mourante éternellement ; mais qui est, dans la dureté, la grande mort immobile.
168* Cette forme , si elle ne possède pas la lumière „ est la source de l'ame fausse ; mais si elle ressent en soi la lumière , elle est la source et le principe de l'ame sensible, et la racine véritable du feu, comme on peut le voir en descendant la colonne 3.
169. La quatrième fqrnie, n.° 4 > est le feu de la nature éternelle , savoir un feu spirituel; de la vie, qui provient de la conjonction ou de l'assemblage perpétuel de la dureté et du mouvement , concevez que la douleur en provient finals l'éclat igné provient de l'allégresse libre, de la. volonté , l'unité de l'allégresse étant aiguisée dans les qualités , elle paraît comme un éclair par la conjonction perpétuelle des grandes quintessences de l'unité et de la qualité colérique du mouvement
des trois premières qualités, car il en est de la conjonction de l'essence , comme du frottement de l'acier contre une pierre dure, d'où provient l'éclair.
170. Cet éclair est la vie véritable naturelle et créaturelle des créatures éternelles, car c'est la manifestation du mouvement divin, et a en soi les qualités de la nature, ainsi que la manifestation de l'unité de l'effluve divin , celui des deux qui a ou obtient la prépondérance , là réside la vie.
171. L'éclat du feu est la lumière de l'effluve delfunité de Dieu : et l'essence du feu est la volonté émanée, qui s'est inqualifiée par le désir , avec de telles qualités.
1,72. Ainsi on comprend dans la volonté émanée ignée les anges et les âmes , et dans la puissance sensible aiguisée de la lumière de l'unité l'esprit, où Dieu est manifeste, et est compris dans l'essence spirituelle , et il se sépare, dans le
feu, deux royaumes, savoir : le royaume delà gloire de L'effluve de l'unité de Dieu, et le royaume des qualités de la nature éternelle, chacun en soimême, et ils demeurent cependant l'un dans l'autre, comme un seul. r
173. Le royaume de la nature est en soi-même le grand ténèbre éternel , et le royaume de Dieu ou la gloire est la lumière. S. Jean > chap. I, dit: la lumière luit dans les ténèbres , et les ténèbres ne l'ont point comprise. De même que le jour et la nuit demeurent l'un dans l'autre, et que cependant l'un n'est pas l'autre , de même aussi provient de
la qualité propre du feu là vie douloureuse; si cette vie se détourne de la lumière éternelle , et sïnqualifie avec le réfléchissement , c'est-4-dire avec le soi-même des qualités , la vie du feu n'est n'est qu'une imagination et une folie, comme les démons le sont devenus , etles âmes fausses le sont , comme on le voit, en descendant la colonne du n*. 4.
174. Lacinquième quaKfé de la nature comprend maintenant le deuxième principe avec son fondement, c'est-à-dire l'essence de l'unité dans la puissance de la lumière ou f unité émanée est un amour flamboyant, d'où s'originise le vrai esprit intelligent avec les cinq sens. Les trois premières formes nesont que des qualités de -la vie, la quatrième formé est la vie même, mais la cinquième est le vrai esprit; quand la cinquième qualité est manifeste dù feu, elle demeure dans toutes les autres, et les transmute toutes en son doux amour, ensorte qu'il n'ya plus ni douleur ni inimitié, de même que le jour change la nuit.
175. Dans ces quatre premières qualités la vie est semblable aux démons; mais quand la puissance delà lumière , c'est-à-dire le deuxième principe, se manifeste dans les qualités, elle est un ange, et vit dans la puissance et dans la sainteté divines, comme on le voit au bas du n\ 5.
1 76. La sixième qualité est l'intelligence, c'esfcâle ton ou le son; toutes les qualités étant dans la lumière en équilibre, elles se réjouissent, la puissance des cinq sens devient manifeste , et toutes les qualités se réjouissent ensemble Tune de l'autre,
tm..
( Ci )
et ainsi s'iuqualifie l'amour de l'unité avec l'inqualification et avec le vouloir, avec la sensibilité la saisissabilité et la grandeur. Et ainsi il y a un contraire dans la nature éternelle, afin que des qualités s'originisent, où l'amour soit reconnu, et qu'il y ait quelque chose à aimer, où l'amour éternel de l'unité de Dieu ait à opérer, où se fassent les louanges de Dieu: car si les qualités de la vie sont pénétrées de la flamme de l'amour divin, elles louent le grand amour de Dieu , et elles se. se soumettent toutes de nouveau â l'unité de Dieu. Cette réjouissance et cette reconnaissance ne seraient pas manifestes dans l'unité, si la volonté éternelle ne s'inqualifiait pas avec des qualités douloureuses mobiles.
177. La septième qualité est l'essence, où toutes les autres qualités sont substantielles , où elles agissent toutes comme l'âme dans ^ corps, où l'on comprend la sagesse naturelle et aussi la sagesse essentielle de Dieu, c'est-à-dire le grand mystère
du principe duquel est provenu le monde visible avec sa substance.
173. On comprendra donc , par cette table , le inonde occulte spirituel , c'est-à-dire la manifestation éternelle de Dieu , d'où les anges et les âmes des hommes tirent leur origine première; c'est pourquoi ils peuvent se tourner vers le mal ou vers le bien , car l'un et l'autre est dans leur centre : le monde spiri tuel n'est autre chose que le verbe manifesté de Dieu, il est d'éternité, et il
demeurera en éternité, et on y comprend le ciel
et l'enfer.
ta*)
Explication de la seconde Table.
Macrocosmus.
179. Cette Table montre, comment le monde occulte spirituel s'est rendu visible, et s'est fait une réflection par l'exhalation , d'où les principes éternels sont découlés , et où les puissances sont en même temps devenues matérielles, car la nature externe n'est autre chose qu'un effluve ou une réverbération de la nature éternelle.
1 80. Les quatre élémens tirent leur origine des quatre premières qualités de la nature éternelle : c'est-à-dire la terre et la dureté de toutes les substances proviennent du désir ténébreux , où toutes les autres six qualités sont aussi devenues matérielles , comme on peut voir aux métaux et aux puissances de bonnes et de mauvaises qualités. Mais le désir ténébreux les a toutes coagulées , comme cela se fait encore aujourd'hui.
181. L'air provient du mouvement de l'impression magnétique par le feu dans le mercure brisé , comme le mouvement brisé , d'où provient l'eau.
182. Veau est le mercure brisé , où la matière ignée est morte : l'eau est la femelle du mercure igné , où il opère , où le chaud et le froid , la grosseur et la subtilité se combattent.
1 83. Le feu tire son origine du feu spirituel du principe interne. On comprend le froid dans l'âcreté magnétique , c'est-à-dire dans la racine véritable du feu.
(<fe)
1 84- Au-dessus des sept qualités de la table , il y a principe de la nature j divisé dans les trois premières formes , et dans la quatrième et cinquième Forme ou qualité est partagé le mot élément pur ; et entre les sixième et septième formes se trouve le mot paradis,
185. Par le mot , principe de la nature : on entend la racine des quatre élémens, c'est-à-dire les quatres causes du mouvement et de la sensibilité.
1 86. Par le mot , pur élément : on comprend le tempérament régulier , ou l'égalité de la nature et des quatre élémens, où la lumière transmute toutes les qualités en une seule volonté, où la lumière opère aussi en même temps dans la qualité sensible , mobile , élémentaire ; on comprend alors , comment l'élément éternel, c'est-à-dire le mouvement de la puissance divine , s'est aiguisé par le principe de la nature , et s'est manifesté dans la lumière ; lequel élément pur est le mouvement du monde interne spirituel , et qui s'est aussi insinué, à la création du monde, dans l'essence,
et qui est compris dans la quintessence.
1 87. Le mot paradis , dans les sixième et septième qualités signifie la fabrication spirituelle dans l'essence de la lumière , comme une végétation ou croissance spirituelle , qui poussait au commencement du monde au travers de tous les quatre élémens , et qui s'est imprimée, de la terre , dans toutes les productions , et qui a transmuté toutes les qualités de la colère en tempérament régulier. Mais lorsque les qualités colériques avec les quatre; élémens se réveillèrent par le désir détourné et
par la fausse volonté d'Adam , et eurent le dessus, cette croissance se retira; c'est-à-dire, elle restait dans la teinture du fond intérieur, elle est cependant encore dans les quatre élémens , mais seule* ment dans l'élément interne pur , et elle ne peut pas être atteinte , à moins que ce ne soit par la nouvelle régénération de l'homme interne , et par la teinture matérielle , où l'inqualification paradisiaque est tout-à-fait manifeste ; c'en est assez pour les nôtres.
188. Cette table montre , d'où toutes les choses de ce monde tirent leur origine , et ce qu'est le créateur : c'est-à-dire , que le créateur a été le monde de la puissance spirituelle, que Dieu a mu, c'est-à-dire la volonté divine : mais le séparateur fut la volonté émanée du monde spirituel , qni est émanée de soi-même dans ce mouvement , et qui s'est formé une réverbération de son inqualification , une réverbération ayant toujours découlé l'une de l'autre*, par ce mouvement , jusqu'à la matière la plus externe de la terre. »
189. Celle-ci a été, par le mouvement divin, ' attirée en une masse , et cet attract ou ce mouvement subsiste encore de même ; c'est pourquoi toutes les matières tombent vers la profondeur de la terre , et c'est la raison pourquoi la puissance du mouvement est encore ainsi de nos jours et durera jusqu'à la fin du temps.
190. Les sept jours et les sept planètes signifient les sept qualités du monde spirituel. Les trois principes de l'esprit du monde, des matières