L’allégresse est la saisissabililé de la volonté
où la volonté de l'unité inqualifie avec une virlualité et avec un lieu de son soi-même, par lesquels la volonté opère et veut, une sensibilité et une puissance de la volonté.
8. La volonté est le Père, c’est-à-dire le vouloir ; et l’allégresse est le fils, c’est-à-dire la virtualité et l’effet du vouloir, par lesquels la volonté opère ; et l'Esprit saint est la volonté qui émane de l’allégresse de la puissance, comme une vie de la volonté de la puissance et de l’allégresse.
9. 11 provient donc trois effets différens de l’unité éternelle : c’est-à-dire l’unité est le vouloir de son soi-même ; l’allégresse est un être virtuel du vouloir, et une joie éternelle de la sensibilité du vouloir, et l’esprit-saint est l’émanation de la puissance, comme on en voit une figure à une plante.
10. L’aimant, c'est-à-dire le désir essentiel de la nature, la volonté du désir de la nature, se saisit en une essence, ou en un être d’une plante, et dans la saisissabilité du désir le désir devient sensible et inqualifiant, et de cette même inqualification, provient la virtualité, où le désir magnétique de la nature, c’est-à-dire la volonté émanée de Dieu, opère d’une manière naturelle. Dans cette sensibilité virtuelle la volonté devient magnétique, désireuse, exaltante et pleine d’allégresse, et elle émane de la puissance inqualifiante, d’où provient la croissance et l'odeur de la plante ; nous voyons donc la figure de la Trinité de Dieu dans toutes les choses végétatives et vivantes.