L'air provient du mouvement de l’impres
sion magnétique paï le feu dans le mercure brisé, comme le mouvement brisé, d’où provient l’eau.
182. L'eau est le mercure brisé, où la matière ignée est morte : l’eau est la femelle du mercure igné, où il opère, où le chaud et le froid, la grosseur et la subtilité se combattent.
183. Le feu tire son origine du feu spirituel du principe interne. On comprend le froid dans l’âcreté magnétique, c’est-à-dire dans la racine véritable du feu.
184. Au-dessus des sept qualités de la table,il y a principe de la nature, divisé dans les trois premières formes, et dans la quatrième et cinquième forme ou qualité est partagé le mot élément pur ; et entre les sixième et septième formes se trouve le mot paradis.
185. Par le mot, principe de la nature : on entend la racine des quatre élémens, c’est-à-dire les quatre causes du mouvement et de la sensibilité.
186. Par le mot, pur élément : on comprend le tempérament régulier, ou l’égalité de la nature et des quatre élémens, où la lumière transmute toutes les qualités en une seule volonté, où la lumière opère aussi en même temps dans la qualité sensible, mobile, élémentaire ; on comprend alors, comment l'élément éternel, c’est-à-dire le mouvement de la puissance divine, s’est aiguisé par le principe de la nature, et s’est manifesté dans la lumière ; lequel élément pur est le mouvement du monde interne spirituel, et qui s’est aussi insinué, à la création du monde, dans l’essence, et qui est compris dans la quintessence.
187. Le mot paradis, dans les sixième et septième qualités signifie la fabrication spirituelle dans l'essence de la lumière, comme une végétation ou croissance spirituelle, qui poussait au commencement du monde au travers de tous les quatre élémens, et qui s’est imprimée, de la terre, dans toutes les productions,et qui a transmuté toutes les qualités de la colère en tempérament régulier. Mais lorsque les qualités colériques avec les quatre élémens se réveillèrent par le désir détourné et
par la fausse volonté d'Adam, et eurent le dessus, cette croissance se retira ; c’est-à-dire, elle restait dans la teinture du fond intérieur, elle est cependant encore dans les quatre élémens, mais seulement dans l'élément interne pur, et elle ne peut pas être atteinte, à moins que ce ne soit par la nouvelle régénération de l’homme interne, et par la teinture matérielle, où l’inqualification paradisiaque est tout-à-fait manifeste ; c'en est assez pour les nôtres.
188. Cette table montre, d’où toutes les choses de ce monde tirent leur origine, et ce qu'est le créateur : c'est-à-dire, que le créateur a été le monde de la puissance spirituelle, que Dieu a mu, c’est-à-dire la volonté divine : mais le séparateur fut la volonté émanée du monde spirituel, qui est émanée de soi-même dans ce mouvement, et qui s’est formé une réverbération de son inqualification , une réverbération ayant toujours découlé l’une de l’autre, par ce mouvement, jusqu'à la matière la plus externe de la terre.
389. Celle-ci a été, par le mouvement divin, attirée en une masse et cet attract ou ce mouvement subsiste encore de même ; c’est pourquoi toutes les matières tombent vers la profondeur de la terre, et c’est la raison pourquoi la puissance du mouvement est encore ainsi de nos jours et durera jusqu'à la fin du temps.
190. Les sept jours et les sept planètes signifient les sept qualités du monde spirituel. Les trois principes de l'esprit du monde, des matières
et des êtres vivans : c’est-à-dire le mercure, le soufre et le sel, signifient la Trinité de la manifestation divine, c’est-à-dire une source perpétuelle, d’où sont découlées toutes les créatures externes, et d’où elles découleront jusqu’à la fin de ce temps : et l'on y comprend le séparateur avec les sept qualités ; nous voyons par cette table en descendant du haut en bas, ce qui est découlé des sept qualités, et comment les puissances spirituelles se sont formées en une puissance matérielle, d’où le mal et le bien sont provenus dans ce monde.
Explication de la troisième Table.
MicrOCOSMUS.
191. Cette table représente l’homme comme une image des trois mondes, selon l’âme, selon l'esprit et selon le corps, ce qu'il a été au commencement, après sa création, ce qu'il est devenu dans la chute par l'esprit d'erreurs, et ce qu'il devient par l'esprit de Christ dans la nouvelle régénération, lequel homme est une image véritable essentielle des trois principes de la manifestation divine, c'est-à-dire du verbe émané de la volonté divine.
192. Il est, selon l’âme, la nature éternelle de la qualité ignée, c’est-à-dire une étincelle du centre, d’où le feu provient : si ce principe ne peut pas atteindre la lumière divine, il est un {énébre de la puissances magnétique désireuse ; mais s’il atteint la lumière du feu, que ce désir magnétique
goûte de l’unité émanée de l’amour de Dieu, le vrai esprit bon prend sa source du feu, comme la lumière provient du cierge. ;
193. Ceci fait deux principes, savoir : un feu de la nature éternelle, l'âme, le premier principe ; et la lumière de la puissance divine, l'esprit, le deuxième principe. Le corps est le troisième principe, c'est-à-dire une essence du monde wisible, des étoiles et des élémens, créé en une image des sept qualités de la nature.
194. L’âme a les sept qualités du monde interne spirituel, selon la nature, mais l'esprit est sans qualités, car il est, hors de la nature, dans l'unité de Dieu ; mais il est manifeste dans l’âme par la nature animique : car il est l’image véritable de Dieu, comme une idée dans laquelle Dieu opère lui-même, en tant que l’âme s’inqualifie avec Dieu et soumet sa volonté à Dieu.
Dans le cas contraire, cette idée, c’est-à-dire l’es-
prit est muet et inefficace, et n’est que comme
une image inanimée dans un miroir, et reste|sans essence, comme il arriva à Adam dans la chute ; mais lorsque l’âme se résigne à Dieu ,et qu'elle inqualifie sa faim magnétique avec l'amour de Dieu, elle attire en soi l’essence divine, c'est-àdire la sagesse essentielle de Dieu, son idée, ou son esprit ; devient essentielle dans la puissance de la lumière, et elle reçoit la vie divine ; elle’ est alors le vrai temple de Dieu, où l'unité de Dieu est inqualifiante et manifeste.
195. Mais lorsque l’âme s’inqualifie par le désir, avec soi-même, c’est-à-dire avec le propre amour,
et qu'elle se tourne avec le désir vers les sept qualités, pour les éprouver, et qu’elle mange de la passion des qualités, elle s’exalte, et se forme un Evestrum, c'est-à-dire un réfléchissement astral, lequel Evestrum désire bientôt passionnément la vanité de cette passion fausse, comme il est arrivé à Lucifer et à Adam, où l’Evestrum de Lucifer s'est gravé dans l'imagination, et l’Evestrum, l'âme d'Adam, dans les qualités animales du monde externe, dont l’âme fut empoisonnée, et infecta en même temps le corps du limon de la terre, ensorte que les qualités animales se réveillaient en lui et convoîtaient la nourriture terrestre animale, c’est-à-dire le froid et le chaud, l’astringence, l’amertume, l’âcreté, et s’inqualifiaient par de telles qualités avec une source d’une telle qualité, mangeaient, et par le désir du mal et du bien, dont l’image de Dieu, c’est-à-dire l’idée, fut obscurcie et inefficace, l'esprit véritable, c’està-dire l’idée efficace fut muette et morte, comme une figure est morte dans un miroir ; ainsi l’âme fut séparée de Dieu, et fut dans un vouloir propre naturel, car la volonté de Dieu n’opérait plus dans l'esprit ; le vouloir d’Ævestri, c’est-à-dire le réfléchissement du monde ténébreux et du monde externe commençait, car le génie saint fut changé.
196. Il y a, au haut de cette table, le mot TEIN- TURE, divisé dans les sept qualités, ce qui indique légalité des sept qualités, selon l’âme et selon le corps, c’est-à-dire que dans le premier homme, avant la chute, les qualités de la variété et de l’adoption propre ont été dans une volonté égale,
et qu'elles ont inqualifié tous leurs désirs avec l'unité de Dieu ; elles étaient un vrai paradis, car l'esprit essentiel et l’unité de Dieu étaient manifestes en eux, et ils devaient opérer par l'amour de Dieu en toutes choses.