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ÉLECTION DE CLÉUBNT XIV

inflnimrat que le cardinal de Sereale , archevêque de Naples, soit élevé sur la chaire do saint Pierre. Le roi concourra de tout son pouvoir à faire réussir les vœux de heure Majestés catholique et sicilienne, et Sa Majesté désire que MM. les cardinaux de Luynes et de Hernis se joignent aux cardinaux attachés à l’Espagne et Naples, pour porter autant qu’il leur sera possible l’élection de M. le cardinal de Sersale au pontificat.

Ce serait ici le lieu de donner à MM. les cardinaux de Luynes et de Demis des notions particulières du caractère, des talents, des affections et du crédit de chaque membre du sacré collège ; mais le marquis d’Aubeterre leur communiquera toutes ses connaissances à cet égard, et lenr procurera en même temps tous les autres éclaircissements dont ils croiront avoir besoin.

L’intention du roi, quia une égale confiance aux lumières, aux talents et au zèle pour son service de MM. les cardinaux de Luynes et de Demis , est qu'ils agissent en tout dans un parfait concertde langage et de mesures, pendant le temps de leur résidence dans le conclave et à Rome. Sa Majesté recommande aussi très-expressément de s’entendre sur tout ce qui peut avoir rapport à scs intérêts avec le marquis d’Aubeterre, son ambassadeur, de qui ils recevront les informations qui pourront leur être nécessaires, et à qui ilsauront soin de communiquer, de leur côté, ce dont ils croiront qu’il sera utile et convenable de lui faire part.

On joint ici des tables de chiffres qui serviront à la comespondance que MM. les cardinaux devront entretenir, soit avec le ministre et secrétaire d’État ayant le département des affaires étrangères, soit avec le marquis d’Aubeterre.

Le roi attend du zèle de MM. les cardinaux de Luynes et de Demis qu’ils feront toute la diligence possible pour se tiouveriU’électiond’un nouveau pontife, et qu’uniquement occupés de l’objet de leur voyage, ils observeront sur la route im parfait incorjnUo, Sa Majesté trouvera bon qu’à leui' retour Us

DOCDHENTS. CHAP. TII.

passent dans les cours, où ils jugeront à propos de faire quelque séjour, et spécialement à Parme et à Turin.

Fait à Versailles , le 19 février 1769.

’ - Louis. (Inédit.)

NOTE SUR l’élection DE CLÉMENT XIV.

Dans des mémoires composés par Tabbé Georgel, ex-jésuite , trente ans après la suppression de la compagnie de Jésus en France, et publiés quelques années après la mort de l’auteur, par son neveu , avocat libéral , on prétend que le cardinal Gaiiganelli, avant son élévation au pontificat, se serait engagé par écrit à supprimer la société des jésuites. Mais tout pacte simoniaque de la part du successeur de Clément XIV a été rejeté et nié avec énergie et indignation par la plupart des écrivains catholiques, et plus spécicdement encore par tous les auteurs appartenant à la compagnie de Jésus. Cordara, entre autres, dans ses Lettres confidentielles, etNovaès dans son Histoire des Papes, excluent et repoussent également toute pensée de simonie.

L’année même de la mort de Clément XIV, un ex-jésuite, Simon Mattzell, prédicateur distingué de la province de Germanie supérieure, proclamait du haut de la chaire sacrée et de la manière la plus solennelle les vrais sentiments des enfants de la compagnie de Jésus envers le pape défunt, et par rapport à son élection au pontificat, et par rapport à l’acte si mémorable de la suppression de la compagnie. ( Oraison funèbre de Clément XIV, prononcée à Fribourg, en Suisse, le 15 novembre 1774*.)

I Voir dans l'ouTrage, an chap. x , p. *16, quelques passages de rOraisoa /UnA6re prononcée p»r le P. M»M*eU.

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