‹ Clement 13. et Clement 14Chapitre 5 sur 89 · ÉTAT DE LA ODESTION · texte numérisé non relu

ÉTAT DE LA ODESTION

cruels effets, nous venons, excité par notre amour pour la religion, présenter nos humbles prières à Votre Sainteté, implorer sa protection puissante et la conjurer de faire parler en faveuc de ces pères cette autorité apostolique qui u'appai-tient qu’au chef de l’Église, ou de leur donner au moins quelque |H«uve éclatante de sa charité paternelle , qui les venge des attaques de leurs ennemis... Il est donc juste et raisonnable que les successeurs des apôtres et les représentants de Jésus- Christ sur la terre se déclarent les protecteurs de ceux que toute la république chrétienne s’accorde à reganler comme les ouvriers les plus propres à exercer les fonctions de zèle et de piété, et qu’elle trouve toujours disposés à s’en acquitter avec joie et promptitude. Poiu* nous, nous leur rendons devant Dieu ce témoignage que leur rendent également tous les évêques de France, qui, autant que j’en puis juger, n’ont point sur cela ime façon de penser différente de la nôtre : qu’ils travaillent avec tant d’ardeur à procmer la gloire de Dieu et la propagation de la foi, qu’on ne peut jamais assez louer le vif attachement qu’ils montrent et pour nous et pour le siège apostolique... Qu’il me soit donc permis de conjurer humblement et respectueusement Votre Sainteté, d’apporter par son zèle et son affection paternelle quelque soulagement aux maux excessifs que souffrent des ouvriers si recommandables dans la vigne du Seigneur. Leur singulier attachement pour le siège apostolique, leur humble et constante soumission aux légitimes pasteurs de l’Église, leur travail infatigable à étendre la foi, le zèle avec lequel ils s’opposent à tous les hérétiques, et surtout à ceux de notre siècle, qui smt moins les ennemis de leur compagnie queceuxde C E glise elle-même ; \avi\e» ces vertus, dis-je, les rendent dignes de votre protection, comme c’est auæi ce qui irrite davantage leurs ennemis, ce qui fait tout leur crime et ce qui a attiré sur eux tous les maux dont ils sont accablés... s ( Coll. Lag.)

Peu de jours après, le 20 août, l’évêque de Cahors, Bertrand du Guesclin, unissait ses vœiu à ceux de l’archevêque d’Auch :

BAaCHBHTS. GHAP. I.

a Nous venons réclamer celle auturité puissante en flsveuP des pères de la compa^^nie de Jésus, contre tjui l’on exerce une [wrsénution atroce et jusqu’à présent inouïe , avec une violence (jui devient de joqr en jour plus cruelle. Votre Sainteté a appris sans doute, et elle n’a pu apprendi'c sans douleur avec quelle industrie, avec quelle fureur se sont élevés contre eux îles hommes iniques dont les paroles sont pleines de malice, qui se proposent pour but de décrier dans l’esprit de tout le monde la sainteté de leiu doctrine et l'intégrité de leurs inuBure, et de les accabler enfin sous le poids de libelles Bccusatoii-es où ils ont ramassé tout ce que peuvent suggérer la haine et la calomnie. C’est ainsi que par îles artifices sans nombre, les ennemis de l'Eglise, qui sont aussi les setds dont ils se voient atùujués, s'efhircent en divers pays, et particuliérement en France et en Portugal , d’alwlir entièrement leur com|ingnie, afin île pouvoir ensuite ravager le champ du Père de famille... » (Cull. V. G.)

Dans une lettre adressée à Louis XV ' l’évôque de Lodève s’exprime ainsi :

B On ne peut s’y mépi’endre , sire , c'est moins à la société des Jésuites qu’on en veut iju’à la religion intimement liée avec votre aubvrité.

a... Dans leur humiliation, sire, les jésuites ont une gloire bien flatleusti pour eux; ce ipii doit faire leur considation , c’est que leurs ennemis sont les vôtres et ceux de l’figlise. Cette gloire leur assurera toujouis la protection constante de Votre Majesté. J'ose vous supplier, sire, avec tous mes confrèies , de leur en faire ressentir les effets dans ces circonstances. .Nous envisageons bien moins l 'intérêt de ce corps qui vous est cher par tant d’endroits, que celui de la religion , la bien de vus sujets, l’honneur et la gloire de votre sceptre

< Parmi les autres prélats frivnçaU qui sa tirent qn detpir de signaler le mémo fait au roi ou au i haiicolicr on pout citer rorchevèiiuc de Vienne, les éiéques d'Apt, do Lisicut , de Carpciilras, elo.

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