I -îTfwirlf
r.I,ÉMENT XIV
ni magLstrals pour les flétrir, un Jésuite, le P. Benvenuti, ne. rrut pas devoir pai'der le silence. Sons le titre (le : /rréfle.rioiif! dé f auteur d'u(ie hroe/iun’ ivtihilée Ué/Ic rions des Cours de Iti niafsou de Itàurbnn sur le Jésuitisme, il prit parti pour (’.léinent XIV, et nia avec force l’existence dé cette promesse. Ganganelli était resté impassible sous les reproches de l'ambassade espagnole ; il sévit contre l'écrivain qui embras,sait la dé- . fensedeson honneur. Benvenuti est découvert; le Pape le condamne à l’exil. Le Jésuite se retire à Florence; on, l'y poursuivit encore.; enfin il trouva un asile à la coiir ■de .Stanislas Poniatowski, roi dç Pologne.
Trop confiant en sa perspicacité, le Souverain Pontife ne communiquait sa* pensée à aucun membre du Sacré Collège. 11 u’osait affronter le regard des bons, il se défiait des méchants. Dans cette situation exceptionnelle, abandonné par les uns, importuné par les autres, il sentait qu'il ne lui était plus possible d'ajourner ; ma'ts il s’effrayait h l'idée de supprimer par une bulle l’Institut de Loyola,, dont son prédéce.sseur avait glorifié et confirmé l’existence. Son esprit, fertile en ressources, s’arrêta à un moyen ternie. Il imagina de conférer aux évè- (jues le titre de visiteurs apostoliques; puis;, sous ce titre, de leur accorder la faculté de fermer les Noviciats des Jésuites, de renvoyer les .scolastiques et d’interdirè .aux pi'ôtres tout ministère sacré. Si, jvensait Ganganelli, ces mesures sont adoptées dans le monde chrétien, la Compagnie de Jésus cesse d’exister par le fait- môme, sans qu’il soit besoin d’un décret Pontifical pour la tuer. Si, d’un autre côté, on apporte d’habiles lenteurs à ce plan, nul doute qu’il ne surgisse quelque événement qui suspendra ces mômes mesures, .
Leur première exécution fut confiée an cardin.al Vincent Malvezzi, archevêque de Bologne. C’était ce même Malvezzi dont Bernis et .Azpuni, Orsinj et d’.Vubeterre
ET U>< JÊSfntS.
îivaîi’nt essayé dé faire mi Pape au Conclave dé 17fi9. 11 èttiit criblé de détfes, dévoré d’aiîibitionj-nt, pour rtVéïn-» pense de Roii nehamemént contre'lâ Société de .lé-siis, Il attendait le fiche-emploi de dafaire; dout la sitn ivancé lui était assurée par marché conclu la veille del'élection de Gangançlli à la Pahauté.
Un bref secret est rédigé. Ce bref lui confère là faculté de priver tous les Jésuites de l’exercice du ministère sacerdotal. Il peut de même sans enquête, sans examen: licencier les Novices er les Scolaslifjues, séculariser les Profès ou les incorporer flans fl’atitres Ordres, et termer tontes les maisons de l'Institill que nontient son diocèse. Remettre à un homme tel qneMalvezzi l’application d'un décret dont il était dispensé de faire connaître la teneur, c’éta'rt autoriser l’arbitraire. Malvexzi t>e se contente pas de donner carrière-à ses inimitiés; il écrit, et jamais jetr, très adressées à un Souverain Pontife ne poussèrent aussi loin le cynisme de l’injusticê. Dans cette éorrespondance antographe qui est sous nos yeux, et qui, commencée le (t mars, se.continuede trois jours en trois jours jusqu’au 27 juillet 1778, il y a des aveux que l’bi.stoire est condamnée à i^cueillir, '
Clément XI.V eut pendant cinq rabis le’ triste courage de recevoir et de lire ces dépêches-de Malveizi, qui arrivaient au Vatican sotis le couvert de monslgnor Macedonio,’ confident du Pape. Le Pape adhérait à toutes, les fraudes que Malveïïi lui conseillait. Le Cardinal , ■ aveuglé par sesr pa.ssions, proclamait sans s’en douter l’innocence des Jésuites, et le Pontife l’aidait à consacrer son système d’iniquité. F.e 10 mars, Tarchevêqile de Bologne mande à Clément XIV :
« Votre Sainteté daigne me coricéfler dans le Bref la façulté de dissoudre le Noviciat dos Jésuites, »i mihi ridebiuir. Mais je la prie de me déclarer si elle juge à. [frdpos que je le fasse, car alors j’exécuteràis cette me-
32A . CLÉHENT nv
sure au début de ma visite au Novicat, et je croirais convenable de licencier celle de Sainte-Lucie, en fermant les cours des philosophes et des théologiens jésuites qui pourraient retourner dans leurs familles avant de se lier plus étroitement à la Religion.
(1 11 semble que de cette maniëreVotre Sainteté n’aura plus besoin d’attendre que de graves motifs ultérieurs viennent provoquer une solennelle détermination à la suite de ces visites qui, ne produisant la découverte d'aucun fait notable ou digne d’être mis au jour, ser> iraient plutôt à affaiblir la cause qu'à lui donner du poids. .Te n’cn regarde cependant pas comme moins louable ce projet de visite, car les défauts quelle signaleront dans la morale, dans l’enseignement, dans l'administration ou dans la politique, quelque grands ou quelque petits qu’ils se rencontrent, seront toujours pour Votre Sainteté un motif d’arriver plus promptement au tenue qu’elle aura fixé pour cette affaire. »
Malgré l’audace de son caractère , l’archevêque de Bologne cherche à établir une espèce de solidarité entre le Pape et lui. 11 se sent placé sur un mauvais terr.iin, et, le 24 mars, il s’efforce d’engager Clément XIV plus avant. « J’ai cru opportun, lui écrit-il, de convoquer les Recteurs des Collèges de Sainte-Lucie, de Saint- Ignace, de Saint-François-Xavier et de Saint-Louis, afin de les prévenir de la visite apostolique ; et si Votre Sainteté ne me l’enjoint pas, je me garderai bien de montrer le Bref, quoique pour procéder régulièrement il devrait être montré dès le principe. Mais comme je ne vois pas que cette démarche entre dans les vues que Votre Sainteté a daigné me manifester, et que d’ailleurs elle nuirait plutôt quelle ne servirait au but déterminé par Votre .Sainteté, j’ose*espérer quelle m’approuvera de, ne l»as le produire, et qu’elle dounera un autre Bref où seront positivement exprimées ses intentions. Je le sollicite
KT UiS JÉSl'ITKS.
pour m’éclairer entièrement au sujet de la suj)pression déjà arrêtée. C.ette suppression peut s’exécuter de deux manières, qui exigent une direction différente dans la* conduite à tenir, n
Le cardinal Malvezzi était un ennemi dangereux. 11 fwussait les hostilités avec une vigueur qui déconcertait les Jésuites et qui avait l’art de faire entrer lès incertitudes pontificales dans son plan d’agression. Le 3 avril, il rend compte au Pape de ses premiers succès. .
« Les ordres de Votre Sainteté sont exécutés ; j’ai dissous le Noviciat des Jésuites et brisé de cette manière le premier nœud fondamental de cette Société suspecte. On ne cesse de me blâmèr de n’avoir pas montré le Bref; mais si je l’eusse fait et que les intentions de Votre Sainteté ne m’eiLSsent point été signifiées, il n’aurait pas été possible d’arriver au but. Si ce nonul était le seul que nous eussions à rompre, l’affaire serait terminée ; mais les liens qui unissent les Jésuites aux nations sont de telle nature que l’entreprise serait impraticable si l’arrêt suprême ne partait du Vatican. Lorsque l’Édit sera émané de Votre Sainteté, il sera encore diflicile de l’exécuter sans fomenter le mécontentement des peuples, qui ce- ]iendant se résigneront avec le temps aux dispositions voulues. Si votre Sainteté ne remarque pas dans ma conduite cette célérité que peut-être il y aurait lieu d’attendre, elle doit l’attribuer aux difficultés qui se rencontrent de toutes parts, n
Ainsi, de l’aveu même de Malvezzi, la destruction de.s Jésuites était un deuil pour les peuples, et an risque d’exposer le Saint-Siège à l’indignation publique. Clément XIV se laisse forcer la main. La première épreuve a réussi sur les Novices n’ayant aucun engagement de religion; mais quand Malvezzi s’adressa aux Scolastiques, il trouva la résistance passive qu’il avait pressentie. Les Scolastiques répondaient : « Dieu nous appelle
ài'lQstitut de saint Ignace ; nous lui sommes attachés par des vœux. Nous ne nous laisserons arracher de nos • Maisons que par la vi9leuce ou par un ordre formel du l’ape, seul dépositaire ici-bas de l’autorité de Jésus-: (Ihrist. U lis demandaient que le Cardinal produisit le Bref dent il ürguait. Le Père Recteur Belgrade fait la même prière. Malvezzi lui répond eu ordonnant de- le •. jeter daus un citthüt.- Les jeunes Religieux persistaient dans leur résohitiou ; Malvezzi les prive des Sacrements. 11 s'obstine à vouloir qu’ils se dépouilleut de riialMt de la Compagnie. Les Scolastiques restent inébranlables. Des ^ soldats au.\ ordres du Qardinâl déchirent %et habit sur leurs.épaules. Aprgslesavoif revètusd’un costume laïque^ ils les contraignent à prendre la route de leui' patrie. Ce système de persécution, dont Malvezzi a l’iuitiativé, se dévelopjie à Ravenue, à Ferrare, à Modèno et à .Macerata. ■Le peuple s’irritait d’.pne paiHiille tyrannie ; le Cardinal de Bologne a jirévu ce' inécontentemenl ; il n’en poursuit ’• j)as moins son œuvre, et, le 7 avril, il écrit au l’ape qu’il a susjiendu les Ji’suites de quelques fonctions sacerdotales seulement « pareeque, .ajoute-t-il, si je les eu.sse suspendus de toutes, on aurait pu découvrir ce que Sa Sainteté veut encore tenir caché. U . , .
Macedonio était le complice salarié des ambassadeurs ei de Malvezzi. Ce, dernier, dans une lettre du 10 avril 1773, e.st plus explicite, s’il est possible, avec lui qu’avec clément XIV. II s’exprime ainsi : « Je déclarai, dans une autre occasion, àr Sa Sainteté, et je lui répète dans la . lettre ci-iucluse, qu’on ne peut j)rocéder avec ces Religieux par la voie d’examen dans la discipline, dans la morale, que sais-je encore? Les recherches non seulement seraient vaines, mais elles démontrera’ieht (jue nous n’avons pas dans nos mains d’armes suffisantes et révélant quelque chose d'esseptiel. Elles seraient un triomphe poiir les ami» de l’Ordre. Soyez persuadé que la.rbute
^ U'iÀpftk/y'c /z-i^ <yL v^/n éi^i//M4^û ^
/TL^ C^/lJc/l4^^â4^/ft <yh/iy/i>
d'f^À^Lo /P'ûVCri^'i^^ cl
/vncÀx j-tX ^idfy^ fr, ,
^ÂcdxUû&iA. ^
Jc/)M^ycûm^ m?
A/irÙ'^ O" c/t'ù^ O- 2<
fii /làyh n^/âyf^ûù y-U^, cû'^^ ^ ^• e Q/n.yf.^ni ^
^ /yf/ay'ljmyKc
^^UWC ^û
/lA .‘
^c/- Aoi^
M. (^oA^pf, j’-l-
m CéTf^'à
'AA.f'iJ^ /xiA^
^ âf.
Q^l'n^ ^ ^uZ/y: ^!^î/û^
lAri't . ^Zcâ ôùj!^ /-Cfnd.yi * hiZi
cÂi HMfT^ crX(^, *
/7^JL.n<Zâ i'^iy-ayfyy^
^ Z(HZi^n^ a^t
ntZZ-(f>u< ü-^^X^ÿu^i
^^^ï:'^rd 'Æ^njL a^nt/i^t
^/ijnXfv'il^ 'ic>tâ'fy~u fvft
(^^JZZ’aiZ/A^X^/ia4
Digilizeooï ’Ogle
'h 'jâtA ^ t/iî^ ^ ^UU ^ f^/u.^irfi’
yMyt ^
''fl ûi< ' if o-iMr HrisLr^ ndJcâ4^ "
, -/yupfik. ûfi- ' P'îff ûfuA^> 14^9444^
it4n v^ûàM'yri
W aJ fH^y^^tn^'^ ^ ^
^'•7^ry^ ^ û/iAA^rifû ^fCx. ^
^ tf fXy^7^^
rt
Cy
-0^ cAi nu^yyyf^^
^ , ’ /i4-L /ZI ^ 4^py^
ET m JtSUlTES.
dans laqueHe je me suis engagé est la meilleure; il faut poursuivre l'exécution de telle manière que l’on ne soupçonne pas le grand dessein» s
La lettre fi-i/i<7«.sr à laquelle Malvezzi fait allusion, la voici. C’est la plus éclatante justification que jamais magistrat prévaricateur ait prononcée sur des accusés qu'il va condamner. En présence de pareils documents émanés d’un prince de l’Église et reçus par un Souverain Pontife dont le cmur u’a pas bondi d’une sainte colère en les lisant, il n’y a plus qu’à baisser la tète et à humilier sa raison sous le poids de tant d’iniquités. Le 10 avril, Malvezzi s’exprime en ces termes : « 11 semble, comme me le témoigne monsignor MacedOnio, que Votre Sainteté désirerait avoir quelque détail de désordres intérieurs dans le gouvernement, la discipline, les études et la morale des Jésuites. .Mais comme il sera plus facile d’obtenir cette connaissance lorsqu’on aura dissous une Société d'hommes qui se lient entre eux pai' le seoret le plus impénétrable, je me rendrais ridicule en recherchant ces faits actuellement, et d’ailleurs, ne' découvrant rien d’important, je fournirais l’occasion d’un triomphe âux^ amis dc's Jésuites, qui proclameraient comme une injustice* toute sentence contraire à ces derniers... Je sais que Votre Sainteté a déc'idé qu’au moment de publier la nouvelle il fallait informer les Présidents et les Légats, ne fiat limullus in populo. Sans qu’il soit nécessaire que Votre Sainteté s’exprime sur le point de la suppression, il suffit qu’elle dise, qu’elle veut donner uoe r^le nouvelle à la Société. Votre Sainteté sait que nous avons ici le vice-légat Buoncompagni, et Caroni, auditeur del Tôrrone (1). Je crois le premier trop atta-
(1) L'auditnir dcl Torronc élait le président dn tribunal cHminel dti cardinal légal t Bologne. Ce tribunal liraK son nom d'une tour attenante au palais apostolique, tour btUe au temps de Siate-Quint et que le cardinal Bernetli fit détruire.
328 cUmknt XIV
ché au Saiut-Siége et le second si houuète que leur affection pour les Jésuites leur ferait oublier leur devoir ; et d’ailleurs l’on ne pourrait se servir d’eux sans encourir leur blâme. »
11 est avéré par le cardinal Malvezzi lui-niéme, épanchant ses déceptions dans le sein de Clément XIV, qu’il faut tuer la Compagnie de Jésus, et qu’après on instruira le procès de ses membres s’il y a lieu. Buoncompagni est trop attaché Siège Apotolique, Caroni est trop honnête pour assister de sang-froid à une pareille prostitution de la conscience. 11 faut que la force armée intervienne, car le juste va être frappé, et, comme dans la Passion de Jésus-Christ, on ne veut pas que la voix du peuple proteste en faveur de l’innocence. Le Caïphe de Bologne avait tout prévu ; tout, excepté qu’un jour viendrait où un prêtre. Italien réfugié, aurait l’audace que lui. Cardinal, ne s’est pas sentie, et que ce prêtre oserait dire que les Jésuites furent justement mis à mort, meritamente morti (1) . Vincent Gioberti efface Vincent Malvezzi, qui, le 29 mai 1773, s’applaudit avec Macedonio de sou astuce. «Heureusement, lui écrit-il, je n'ai pas même montré le premier bref dans lequel se rencoutraieut talia et talia, que j’ai omises, et, n’ayant pas ’ agi selon les règles de l’Institut des Jésuites en faisant ces omissions, ils auraient prétendu que j’avais reconnu leur innocence, et peu s’en eût fallu qu’on ne les eût tous canonisés ; puis si j’en étais venu à l’exécution, on m’aurait chargé d’un anathème éternel. »
La ville et le Sénat de Bologne, ce peuple, dont Malvezzi avait tâché d’étouffer la voix, portait enfin sa plainte aux pieds du Vicaire de Jésus-Christ. Deux mémoires lui furent adressés ; ils réclamaient contre les actes du Cardinal; le Pape les lut, et il fit mander par Macedonio « qu’il lui renvoyait ces papiers inutiles.» Malgré la puis-
fl) ProUff, dct PrmatOfP» i25.
ET LES JÊSL’ITES. 359
sauce dont Ganganelli disposait, il ne lui était plus possible de se cacher que le vœu des peuples était contraire à son hostilité côntre la Société de Jésus. L’archevêque de Bologne confesse que toutes les recherches les plus inquisitoriales n’amènent aucun fait à la charge des Pères. On no peut les dissoudre avec une apparence d’équité ; Mah ezzi conseille au Pape', dans cette même correspondance incite, de faire répandre des libelles contre eux, « afin, ajoute-il, de disposer le peuple et la noblesse,' tout dévoués à la Compagnie, à recevoir la grande sentence préparée depuis si longtemps. »
Harcelé de tous côtés et n’ayant pas dans son cœur assez d’énergie jvour'se soustraire à l’ingratitude sans conipetisation à laquelle on contraignait le Saint-Siège, Clément XIV fermait les yeux sur ces actes précurseurs de la suppression. 11 ne voulait pas comprendre que de tels hommes pouvaient bien, à force de mesures oppressives, tuer la Société de Jésus, mais que leur victoire .serait la glorification des disciples de saint Ignace si un jour il était donné à la probité d’un historien de descendre dans ces ténèbres sacerdotales ou diplomatiques. Sôr de la discrétion de la Cour Romaine, le Souverain Pontife ne parait pas avoir eu le pres.sentiment que cette correspondance de Malvezzi viendrait, soixante-quatorze ans après, déposer contre lui, et déposer sans qu’il y ait moyen de trouvenlne excuse à son inexplicable abaissement. Fout lui faLsait une loi d’anéantir ces papiera accusateurs; les voilé qui secouent la poussière des archives pour proclamer l’innocence des condamnés et pour flétrir la mémoire des Juges. L’iniquité s’est trahie elle-même, et ces lettres du cardinal-archevêque de Bologne ne permettent plus au doute ou au resjiect de chercher un palliatif. Il faut les accepter dans leur crudité, telles que -Malvezzi les a écrites, telles que Clément XIV osa les recevoir.