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gt;as^ilt uu açtti.Uout’il^jre^ativt d'avoiict:.!^ tùüuI^ tau. Qnatre-viagis aus après, ou Appelait -leurs succès^ saurs dans l’Iiiatitut à formuler leur doctriue gallicane.
Ce .qui el^t été cliose rationnelle sous Louis XIY devenait, dans la posiüou/faite à la Société, un cas de révolte Üiéolbgique ou üne complaisance en désespoir do cause. Traqués our tous les pqiuU, ayant la certitude que le . l’arlement et le ministère vainqueurs ne iàcberaieut jamais leur proie, les Jésuites crurent devoir plutôt à leurs amis qu’à leur propre salut une concession qui ne les • sauvait pas, majs qui tendait à les déshonorer. Le 19 décembre 1761,' ils jprésentèrent au.\ évêques assemblés extraordinairement <\ Paris une déclaration ainsi con->. çue y) ,'et signée par cent sei;!e Pères : j.
, U Nous soussignés. Provincial des Jésuites de la province de Paris, Supérieur de la Maison Professe, lîecteur (lu collège Ia)dis-le-Grand, Supérieur du Noviciat, e't autres Jésuites profès, même des prenaiers vœux, résidant dans lesdites maisons^ renouvelant, en tant que de bes()in les déclarations déjà données par les Jésuites do France en 1626, 1713 et 1757, déclarons devant Nosseigneurs les Cardinaux, Arcbeyècpies et Évêques qui se trouvent actuellement à Paris, assemblés par ordre du Koi, pour donner à Sa Majesté leur avis sur plusieurs points de notre Institut : •
’ Il 1* Qu'on ne peut être plus soumis que nous le sommes, ui. plus* inviolablemcnt attachés aux lois, aux inàxiuies et aux usages de ce royaume sur les (boits de la puissance royale, qui, peur le temporeL ne dépend ui directemeuUoi indirectement d'aucune puissance qui soit sur la terre, et u’a que Dieu ^ul ;ui dessus d'elle reconnaissant que les Ijens par lesquels l(ts sujets sont attachés à leur souverain sont indissoinbles; que nous
(i) Procéi'titrbaîix de» Àssembtée» générale» du Clergé d^Franeft l. \iii,
11* ffftk. uM, |k349( Ul. ^
'CLtMENT XIV
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condauiHOus, comme pernicieuse et digne de l’exécration de tous les siècles, la doctrine contrairë & la sûreté de la personne du Roi, non seulement dans les ouvrages de quelcpies théologiens de notre Compagnie qui ont adopté cette doctrine, mais encore dans quelque^ autre auteur ou théologien que ce soit ; - ‘ •
• « 2“ Que nous enseignerons, dans nos levons de théo-
logie publiques ou particiilières, la doctrine établie par le Clergé de France dans les quatre propositions de l’Assemblée de 1682, et que nous n’enseignerons jamais rien qui y spit contraire ; •
« S” Que nous reconnaissons qufe les Évêques de france ont dpoît d’exercer sur nous toute l’autorité qui, ‘ selon les canons et la discipline de l’Église gallicane, leur appartient sur les réguliers ; renonçant expressément à tous privilège à qa contraires qui aiiraieut été accordés à notre Société, et inème'qui pourraient lui être acéordés à l’avenir ; -
« à’ Que si, à Dieu ne plaise, il pouv^t arriver qu'il iipus fût ordonné par notre Général quelque chose de contraire à cette présente déclaration, persuadés que nous ne pourrions y déférer sans péché, nous regarderions ces ordres comme illégitimes, nuis de plein droit, et auxquels même nous ne pourrions ni ne devrions obé'ir en vertu des règles de l’obéissance au Général telle^ •qu’elle est 'prescrite par nos Constitutions; supplions qu’il nous soit permis de faire enregistrer la présente déelaration au greffe de l’OfficialUé de Péris, et de l’adresser .aux autres provinces du royaume, pour que cette même déclaration, ainsi signée, étant déposée au greffe des Officialités de chaque diocèse,’ y serve d’un témoignage toujours subsistant de notre fidélité. >
a Etienne de La Croix, Provincial, v
Pour les Évêques de France, cet acte était de suréro-
galion : ils voyaient les Jésuites à l’œuvre, et ils connûssaient leur sSagesse dans l’ensei^ement. Pour les adversaires de la Société, la déclaration du 10 décembre avait une autre portée. Elle constatait une faiblesse morale que^rien ne rachèterait ; elle donna le signal d’attaques plus vives. Les Jésuites cédaient sur un point; on en conclut qu’ils étaient disposés à céder sur tout. Cette ' idée multiplia le nombre de leurs adversaires, elle découragea leurs partisans. Louis XV avait interrogé les Évêques; ils venaient de répondre; soixante-dix autres écrivirent au Roi poui' se joindre à cette manifestation. Le Roi, dans un but de conciliation impossible à atteindre, se rangea à l'avis de la minorité. Par un édit du mois de mars 1762, il annula les- procédures entaillées depuis le 1" août 1761 ; il déclara les Pères de la Société assujettis à la juridiction de l’Ordinaire, aux lois de l’État, et il régla la manière dont le Général exercerait son autorité eu France. Ce tempérament ne pouvait plaire à des hommes forts de la faiblesse du monarque ; le Parlement refuse d’enregistrer l’édit, et, dominé par Choiseul et par madame de Pompadour, Louis le retire honteusement. C’était abandonner la victoire aux coalisés; ils n’épargnèrent rien pour la fixer sous leur drapeau.
La voix du chancelier I.amoignon de Blancménil, celle • des plus graves magistrats étaient étouffées par l’exaltation philosophique et par le désir de complaire à la favorite. Les jeunes conseillers, que le pr^ident Rolland d’ErceviUe conduisait’ à l’assaut de la Société de Jésus, ne reculaient devant aucun moyen. I.«s Jésnites étaient leurs justiciables ; se faisant hommes de parti au lieu de rester impassibles sur leurs sièges, ces magistrats sacrifiaient leur fortune-, afin d’encoiirager les ennemis de la Compagnie. Us lui devaient de la inddération et de l’équité ; quelques-uns se ruinèrent |xiur l’écraser. Le président Rolland osa même se créer un titre de gloire d’une
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sQUiblaiile forfaiture (1). Le pays «ubû>âa(.l lesiiésasU-es' d'uue guerre sans gloire; l’autorité publique j’avilissais il )’iutérieur^ le courage des Français sur les mers sentit s’évanouir son prestige en face de tant de hontes que la spirituelle légëi'élé de Cboiseul et l’ailéterie économiste de madame de Pompadour ne parvenaient plus à couvrir. Cboiseul allait bientôt céder le Canada à l'.lngleterre ; d’autres événements aussi funestes menaçaient d& soulever l’mdignation patriotique : on essaya d’amuser la douleur nationale. 11 y eut une recrudescence d'attaques dirigées sur l’Institut, et ce ne sera pas la dernière ([ui servira à cacher quelque attentat contre l’honneur ou la liberté du pays. On allait sacrifier les conquêtes transatlantiques de la France ; on mit enjeu les Jésuites, et d’Alembert, l’un des initiés à cette tactique, la révèle lui-mème en ces termes (2) : ^
(1 La Martinique, qui avait été déjà si funeste à ces Pères en occasionnant le procès qu’ils avaient perdu, précipita, dit-on, leur ruine par une circonstance siugu-. lière. On reçut, à la fin de mars 1702, la triste nouvelle de la prise de cette colonie ; cette prise, si importants pouf les Anglais, faisait tort de plusieurs millions à ilotre commerce. La prudence du gouvernement voulut prévenir les plaintes qu’une si grande peçte devait causer dans le public. On imagina, pour i^aire diversion, de^
(I) Le président Rolland d'Erceville avait été déshérité par son oncle « Rouillé des Kiliftières, qui légua sa fortune è la botte à PerrellCt c*csl ik B01 Jansiénisteé. Rnlinnd ne s'attendait point é ce coup>lèt il «'eti pUIgiiUt el attaqua le lestamcnt devant les tribunaux. Il publia* un mèasoirc, d, dani niie leUre du 8 octobre 1778* jointe au dossier, do procès» ou lU : • L'affaire seule des Jésuites et des Collèges 'mç 'coIUp* de mon argeiUt plus de soixante mille livres, et, en vérité, les travaux que j'ai faits, surtout relativement aux Jésuites, qui irauraient pas été atteints si je iiVwsse consacré h celle cenvre mon temps, ma santé et^ mon argent, né devaicut pa» m'attirer une ethérédàlion de mon oneje. »
• (fl) BHbruetioH éef Jémiitéê, par tfAlmâhOrt, p, d— . \ \