‹ Clement 14. et les jesuitesChapitre 7 sur 22 · CI^)IE^X XIV · texte numérisé non relu

CI^)IE^X XIV

li(ldÉs bujejâ du^ltoi de Fraao.-, et les plus bûrsgÿc' l aats de la moralité des peuples, u ' . ,

La voie était déblayés ; le Parlement de Paris, soutenu par tous ces décrets de proscriptiou, allait proscrire ii son tour e( frapper à mort la Compagnie de Jésus. 11 l'avait assignée au U août 17U2 ; ce jour-là même il rendit un jugcmcnt'par lequel : u Dit qu’il y a abus dans ledit Institut de ladite Société, se disant dç Jésus, bulles, lyefs, lettres apostoliques, constitutions, .déclaratiops sur lesdjtes constitutions, formules de vœux, décrets des Généraux et congrégations générales de ladite Soiété,etc. (ie faisant, déclare ledit Institut inadmissible, par' sa nature, dans tout État policé, comme, cpnUaire au droit naturel, attentatoire à toute autorité spirituelle et temporelle, et tendant à introduire dans l'Église et dansles États, sous ,1e voile spécieux d’un Ihsfitut religieux, non un Ordre qui aspire véritablement^et uniquement à la perfection évang^que, mais plutôt un corps (roütiqùe, dont l'essence consiste dans une activité continuelle pour parvenir par toutes sortes de voies, directes et indirectes, sourdeX et ])ubliques, d’abord à une indépendance absolue, et SHcressivcment à l’iisurpalion de toute autbrlh'-.'» ‘ .

Tel est le résmué des griefs et des imputations accumulés contie l’Institut. Cn ne sont point des délits dont les Jésuites se seraient rendus coupables, mais des accusations de doctrines erronnées, de faux' principes que le Parlement emprunte aux Extraits des' assertions. Kt ce n’est pas un individu Isolé qui a pu rêvèr et copcilicr tant de turpitudes morales; au dire de la cour judiciaire, tous les Jésuites sont coupables d’avoir enseigné en tout temps et persévérammentavec l’approbation de leurs Supérieurs et Généraux « la simonie, lé'blasj)|ièm6, lé saçrilépe, la magje et le maléfice, l’aslrologic, l’îrreligiôn de tous les genres, fidolàtrie et^a superèti-

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iiçp, l’jû)piuji(àté, le parji^re, le fa)ix témoigu<:^e, 1^ prévarications des juges, le vol, le parricide, l’hoinicide, le suicide, le régicide. , •

« Leurs doctrines de tous les- temps qnt été favorables . ^ scliisme des Grecs ; attentatoires ap'dogme de la procession du Saint-Esprit; favorisant l'Ariahisme, le Sûr cinianisme, le Sabellianisme, le Nestorianisme ; ébranlant la certitude d’ aucuns dogmes sur la hiérarchie, suf les rites du sacrifice et du sacrement; renversant l’autorité de relise et du siège apostolique ; favorisant les Luthépcns, les Calvinistes et autres novateurs du s^ir zjème siècle ; reproduisant l’hérésie de Wiclef j renouvelant les erreurs de Tichonius, (fe Pélage, des Semipél^iens, de Cassien, de Faj^te, des Marseillais ; ajoutant lé blasphème à l'hérésie ; injurieuses aux saints Pères, mix Apôtres, è Abraham, aux Prophètes, à saint Jean- Baptiste, aux Anges; outragepses pt blasphématoires contre la biepheureuse Vierge Marie ; ébranlant les fondements de la Foi chrétienne; destructives dp la djvinit^ de Jésus-Christ, attaquant le mystère de la rédemption j fayorismit l'impiété des déistes; ressentant l'ÉpiCuréisnie; apprenant aux hommes à vivre en bêtes et aux cbrétieg^ à vivre en païens; offensant des oreilles chastes; potirlàssant la concupiscence et induisant à la tentation et aux plus grands péchés; éludant la loi divine par dp fausses vertus, des sociétés simulées et autres artHîce^ et fraudes de ce genre; paUiant l'usure; induisant les juges à la prévarication ; propres à fomenter des artifices diaboliques; troublant la paix des familles; ajoutant l’art de tromper à l'iniquité dü ypl ; ouvrant le chemin au vol; ébranlant la fidélité des domestiques; ouvcaiit la voie au violemenl de toutes les lois, soit civiles, ecclésiastiques ou apostoliques; injurieuses aux souverains et aux gouvernements, et faisant dépendre de vain» raisonnements et s^'stèmes la vje des hommes et h règle

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