‹ Clément d'AlexandrieChapitre 106 sur 149 · LES SOURCES · texte numérisé non relu

LES SOURCES

titms (lu |)liis |)iii" christianisme. Le suc et la moelle du Nouveau Testament ont passé dans son àme. Aussi la tentation était-elle moindre de faire violence au texte pour y introduire des pensées étrangères. Les paroles des livres chrétiens répondaient trop bien à sa foi pour qu'il éprouvât le besoin de les allégoriser.

Ce qui, en effet, devait empêcher Clément de méconnaître trop grossièrement le vrai sens des livres apostoliques, c'est qu'il se rattachait au premier âge par une tradition vivante. On se souvient du passage de sa préface où il déclare, avec une modestie exagérée, qu'il ne fera que reproduire dans ses Stromates un enseignement que les « anciens » lui ont transmis de père en fils depuis les apôtres '. Cette affirmation n'est peut-être pas littéralement exacte. Elle contient, cependant, une grande part de vérité. La Tapàooo-'.ç £xxÀr,7',aa'T'./-/; était encore tout imprégnée de christianisme primitif. Clément y a puisé ce tact encore très sûr ([ui Fa préservé des grands écarts qui égarèrent les gnostiques et qui le maintint, en dépit des entraînements de l'allégorie, dans les limites d'une interprétation relativement saine du Nouveau Testament.

Telles sont les grandes influences qui ont pesé sur Clément. Nous avons montré, en termes généraux, de quelle manière et dans quelle mesure chacune s'est exercée sur sa pensée. Il s'agit maintenant d'entrer dans le détail et, par l'analyse précise de ses principales idées, de justifier les vues d'ensemble que nous venons d'exposer.

1. I, Strom., 11, Voir noire analyse de la préface des Stromates, 2e partie, ch. ii.

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