‹ Clément d'AlexandrieChapitre 108 sur 149 · VII, Slrom., 2 : z6 èréxstva aVriov · texte numérisé non relu

VII, Slrom., 2 : z6 èréxstva aVriov

4. V, Strom., 38 .■ ô Kûptoç uTtepâvw tou xotiaou ;:avTÔç, [/.àXXov 81

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« propriétés naturelles. Ainsi, nous en retranchons les « trois dimensions : profondeur, largeur et longueur. Ce « qui reste après cela, c'est un point ou, pour ainsi parler, (( une monade occupant une certaine place. Supprimez « cette place elle-même, vous avez la monade intelligible. « Si donc, écartant des corps les propriétés qui leur sont « inhérentes et des choses incorporelles les propriétés « qui les distinguent, nous nous précipitons dans les gran- « deurs du Christ, et qu'à force de sainteté nous nous « élevions ensuite jusqu'à son immensité, nous parvien- « drons en quelque sorte à Tintelligence du Tout-Puissant, « moins toutefois pour le comprendre dans ce qu'il est « que dans ce qu'il n'est pas. Mais que ces expressions « des Livres-Saints : figure, mouvement, état, trône, lieu, u main droite, main gauche, soient littéralement appli- « cables au Père de toutes choses, il ne faut pas même le (( penser... La cause première n'est pas enfermée dans « un lieu ; elle est au-dessus des lieux, au-dessus du « temps, au-dessus du langage et de la pensée » \ Dès lors, il est clair que l'on ne peut prouver Dieu par voie de démonstration rationnelle; il ne pourra même pas être un objet de science. Nous ne pouvons pas saisir un tel Dieu. Si nous ne pouvons le connaître, encore moins pouvons-nous l'exprimer; il n'y a pas de langage qui puisse le définir; les noms dont nous le nommons sont nécessairement impropres et inadéquats. En dernière analyse. Dieu nous échappe complètement ; les hommes en ont bien une vague intuition, rien de plus, et la connaissance que nous en avons ne peut être qu'un effet de sa grâce. Autant d'affirmations qui découlent de la con-

1. V, Stj-om.^ 71; li-aduclion de M. J. Denis^ De la Philosophie d'Origène, p. 71. Voyez aussi Protrept., 56 : Dieu est ràxT)'pai:oç oùafa.

l/ll)KK DE DIEU 237

ooplioii (!(' OiiMi adopléc |)ar C.IciiumiI. Eu ('H'cl, il dil liiimoino : >.< \)'\ci\ ne pcMil èli-e dômoiili'é ' ». Il se rt>ml |)arrailoinenl coinplo dos raisons (jui j\)nl (|iic nous ne pouvons ni connaître, ni exprimer un tel Dieu. « En vérité, rai- « sonner au sujet de Dieu est ce qu'il y a de plus dillicile. « Les |)rincipes des choses ne se laissent pas saisir sans « peine, à plus forte raison la cause première, laquelle est « pour toutes les autres choses la cause de leur produc- « tion et de leur durée. Car comment exprimerait-on ce « qui n'est ni genre, ni espèce, ni idée, ni corpuscule, ni « nombre, ni accident, ni ce à quoi s'attache l'accident? « On ne peut, avec justesse, le nommer Tout, car le Tout « implique la grandeur et il est le Père du Tout. On ne « peut davantage parler de ses parties, car l'Un est indi- « visible et par conséquent infini, non en tant qu'il serait « conçu comme inexplicable, mais en tant qu'il est sans « dimensions et n'a point de limites. Aussi, n'a-t-il point « de figure et ne peut-il être nommé. Que si nous l'ap- « pelons l'Un, le Bien, l'Intelligence, l'Etre en soi, ou « encore Père, Dieu, Créateur, Seigneur, aucune de ces « expressions ne lui convient, à vrai dire. Nous ne faisons « usage de ces beaux noms que par impuissance de « trouver le nom véritable, afin que la pensée, ayant où « se prendre, ne s'égare pas ailleurs. Aucun de ces termes « pris séparément, n'exprime Dieu; réunis, ils indiquent « sa toute-puissance. On désigne les choses ou par leurs « qualités, ou par les rapports qu'elles ont les unes avec <c les autres. C'est ce qu'on ne saurait faire pour Dieu. « Nous ne pouvons davantage le saisir par une connais- « sance démonstrative; car celle-ci s'appuie sur des prin- « cipcs antérieurs et mieux connus. Or, rien n'est anté-

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