‹ Clément d'AlexandrieChapitre 110 sur 149 · VII, Strom., 15; ibidem · texte numérisé non relu

VII, Strom., 15; ibidem

l'idke de niEU 239

jxMir |)nrv(Miir jiis(|irà Dion. Sa liimièr(% du reste, descend jusque dans l'aljhne de toule ànie '. Que lait alors Clément des anthropomorphismes de l'Ancien Testament? Ce sont, dit-il, des images ou plutôt des allégories^. On doit se garder de les prendre au pied de la lettre. Ce serait avoir des pensées indignes de Dieu.

Ces quelques textes suffisent. Il est clair que, par tout un côté, sa conception de Dieu relève du platonisme, tel qu'on le professait de son temps ^. Il est clair aussi que toute cette nuUaphysique est fort étrangère au christianisme apostolique. Il n'y en a pas trace dans la conception du Dieu du Nouveau Testament. Encore moins faut-il y voir une influence quelconque de la notion du Dieu de l'Ancien Testament. Le simple fait que Clément se débarrasse, sans forme de procès, des anthropomorphismes de la Bible, prouve combien peu il a compris la religion d'Israël. D'ailleurs, on l'a vu, l'Ancien Testament est complètement étranger à la formation de sa pensée. Comment aurait-il pu en être autrement, du moment que notre auteur allégorisait le vieux livre comme il le faisait? La conclusion s'impose, toute cette métaphysique relève exclusivement du platonisme du ii^ siècle.

Mais la transcendance n'épuise pas Tidée que notre auteur se faisait de Dieu. Celle-ci avait, en même temps, un caractère profondément moral.

Ce caractère, on est tenté, au premier abord, de l'attribuer exclusivement à l'influence du christianisme. On se tromperait. La philosophie grecque est loin d'avoir exclu de sa notion de Dieu l'élément moral. Il y a autre chose

Page 1