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266 CLÉMENT d'aLEXANDRTE
Il laut préciser. Ce n'est pas seulement lidée chrétienne qu'on retrouve dans la christologie de notre auteur, c'est le cliristianisme de son temps. C'est ce cpie nous allons illustrer ])ar quelques exemples, sans essayer d'épuiser la matière..
Tous les auteurs chrétiens du ii'' siècle insistent sur la connaissance. « Nous te rendons grâce, » est-il dit dans la Didachc\ « pour la connaissance... que tu nous as procurée par Jésus. » Il s'agit de la connaissance de Dieu par opposition à l'erreur païenne ^ Notre auteur réclame la même connaissance. La première tâche du Logos, soit dans le passé, soit dans le présent, a été de la communiquer aux hommes. C'est une pensée qui revient sans cesse dans les passages du Protrepiicas où il dépeint les délivrances qu'opère le Christ-Logos. Il aime à appeler le Logos la lumière -. « Explique-moi Dieu ton Père, » s'écrie-t-il. « Je vous donne, dit le Logos lui-même, la connaissance de Dieu ^ » Dans le Protrepiiciis^ le Christ est sans cesse désigné par le terme de o'.oàTx.aXo; '*. La connaissance dont il s'agit ici ne doit pas être confondue avec cette gnose ou connaissance supérieure qui n'appartient qu'au parfait chrétien. De cette gnose, pas plus que du gnostique des Stroniates, il n'est question dans le P/v-
1. Didaché, 9 et 10 : £j/ap'.'jT0j;j.3v xjr.ïp -%: Tfor,; /.ai -(-/(ôiî'o; r,; Èvvtô-
p'.cia; f||i.îv 5ià 'Ir^noj toD -aïoo; aoj. Barnahae epistula, chap. i :... -.'va [JL£-à TT,; niatswç uawv TïÀH'av £"//(T£ x.al -uf,v yvwaiv. I, démentis romani ad Corint/i. epist., 36 .. S'.à tojtoj rftiXr^'^î'/ 6 0£a-OTr;ç -f,; àOavaTOU yvoiastoç f,;j.à; ycjaa^Oai, elc. Voyez Harnack, Dogmetigeschiclite , p. 117 ^1'' édition).