‹ Clément d'AlexandrieChapitre 132 sur 149 · II, Stroin., chap. xxi · texte numérisé non relu

II, Stroin., chap. xxi

2. II, Strom., 100, 133, 136; YI, 104 : ivraiOa f, i'io'j.o'-Mi'.i r, -co; tôv "j'OT^pa Oêôv àvay.j-Tî'. tw YVo-jT'.xtj) sî; oaov àvOpw-ivr; ôsaiTov çû-jî'. y.voacVd)

3. Le passage en qiieslion se trouve Gen., i, 26 : /.aï £'.--v ô Oso'ç : -o'.r[- 'coj|j.îv av6pa)-ov /.a-' ily.'VtT. /.al zaO' ojj-oîwaiv. Clément distingue le /.%-:

eizdva du xa6' ôaoîwatv. Voyez II, Strom., 131. Voir P. Ziegert, ouvrage cité, p. 19 et 79. Relire tout le chap. xxii du Il<= Stroinate, où Clément rapproche la doctrine platonicienne de pa'Jsages Ijibliqucs où il prétend la retrouver. La phrase suivante trahit ncUement l'origine philosophique de la conception de notre auteur : rjxE ~pôç tûv opOov /.oyov w: oTov t= Iço- [xoiojaiç téXo; laxi. L'ôpOôjXoYo; est même stoïcien I

(liril y a une graiulc diflercnce entre la 6tj.oitoT!.; platonieioMiie ol la ouoUoo-'.^; chrétienne. Il aurait dû remarquer, tout (Tahcud, (pio dans le Ncniveau Testament, notamment dans les éj)îlres de saint Paul, il ne s'agit pas de devenir semblable à Dieu lui-même, mais au Christ '. Ce qui lui a encore échappé, c'est que, dans le fond, les deux notions qu'il assimile Fuiie à l'autre sont d'ordre dilTérent. La 6;jiouo!7(.s de Platon est d'ordre intellectuel; la ojjLoiwo-t.; paulinienne est d'ordre moral. 11 y a plus qu'une nuance, il y a disparité.

^'oilàcequc Clément n'a pas soupçonné. ^V cet égard, rien de plus instructif ni de plus probant que les chapitres XXI et XXII du 11^ Slroiuale. Notre auteur y énumère toute une série de philosophes qui ont émis sur le souverain Bien des vues cpiil considère comme identiques à la notion qu'il croit être chrétienne, et il déclare en conclusion que c'est dans l'Ecriture que les philosophes ont puisé les opinions qu'il vient d'exposer -.

On a peine à concevoir si peu de clairvoyance chez un esprit de cette valeur. Ce (|ui l'explicpie, dans une certaine mesure, c'est, comme nous l'avons précédemment montré, l'abus de l'allégorie.

Il y a autre chose encore. Si notre auteur accueille sans méfiance la conception platonicienne de la oaoûoo-'-; au point de l'identifier avec une conception chrétienne plus ou moins analogue, c'est qu'en tant que Grec et élève des philosophes, il avait un fail)le pour elle. Des instincts héréditaires se trahissent à son insu dans la façon toute platonicienne (ju'il a de concevoir la oij-oicoT!.^.

1. II, Coriiilh., III, 18; (ialat.. ix, I'.); P/iili/)., ni, 10, 21; Colo.ss., m, 10 cl suivaiils. Ephés., iv, lii.

2. II, Slroiii., 13G : iy. toÛt">v (IcxIcs <]o l'EcriUiro) ouv a! -r,vaî tôjv -sot TéXo'j; SoYfAaTtiâvT'.ov a; -pociprjxaaîv jîX'J^ou'jiv.

CLKMENT D ALEXANDRIE

Un trait fondamental de l'esprit grec a été de traiter les dieux avec familiarité. Depuis l'origine, la religion hellénique ne trace aucune ligne de démarcation bien nette entre le divin et l'humain. A cet égard la piété grecque est aux antipodes de la piété hébraïque. Homère aimait à dire de ses héros qu'ils étaient pareils aux dieux, ^tozUtlo'.. Ce trait essentiellement national se retrouve chez les philosophes. Platon ne fait-il pas semblables à Dieu ceux qui se montrent capables d'atteindre par la contemplation aux Idées éternelles ? Toute sa philosophie n'a-t-elle pas pour but de faire entrer une élite de sages dans le chœur des dieux * ? Les stoïciens n'insistaient-ils pas sur la parenté de l'homme et des dieux ? L'une des idées de prédilection d'Épictète est que l'homme est fils de Zeus ^ Philostrate dépeint Apollonius de Tyane,le parfait philosophe pythagoricien, comme un dieu voyageant sur la terre.

N'y a-t-il pas quelque vestige de ce préjugé de race persistant encore chez notre théologien ? Remarquez, en effet, qu'il ne se contente pas d'appeler son sage l'ami de Dieu, de l'égaler aux anges, il l'introduit dans l'héritage des dieux ^! Il en fait un dieu. Le gnostique « s'applique à devenir un dieu ». Il est « un dieu en chair '* » !

L'n homme de race hébraïque aurait-il jamais employé ce langage ? Dire du parfait chrétien, du gnostique, qu'il est un dieu en chair et en os, ne pouvait être le fait que d'un fils de la Grèce, étranger à cette épouvante sacrée

, 1. Phaedon, 111, C ; Répuhl, 612, E, sq.,elc.

2. Epicteti Dissertationes, I, 3, 2 ; I, 9, 6 et tout lo chapitre, I, 12, 26, 27; 1,13,3 et 4.

3. IV, Stroin., 52 : çiXoç OsoD; VI, Strot»., 76; VII, 57, taâyysXo,- ; VII, 84.

4. VI, Strom.j 114 : y.aTx xt)v auyxXTjpovofJLÎav tûv xupîwv xaî Osûv ; VII, 82; ôeoœopwv xal 0£oçopoj(j.£vo; ; II, 125, exégèse du Psaume lxxxii, 6 et 7 ; VI, 113, le gnostique u.sX£-à'£tvai Oio; ; VII, 101. âv aap/cl -spiTCoXwv Osoç ; VII, 95.

(|ui saisivssail los lils crisracl lorsqu'ils se savaionl eu la présouce de .lahve !

Devenir seuiblable à Dieu, telle doit être la fin d'une vraie vie gnosli(|ue et, dans sa manière de Tentendre, Clément se montre plus platonicien que chrétien. Dès lors, quelle pari reslc-l-il au christianisme dans la conception même de cet idéal ? En est-il totalement absent ? Notre caléchèle se iait-il absolument illusion lorsqu'il croit voir dans la sioaoUoT-.; tco Ocw un principe autant chrétien que plalonicien ? Pas entièrement, car dans sa notion il y a du christianisme très authentique. La preuve en est qu'il déclare que c'est au Christ-Logos qu'il faut ressembler tout autant qu'à Dieu ^ Comme cela lui arrive si souvent, il ne s'aperçoit pas qu'il se met en contradiction avec lui-même. Mais cette contradiction même prouve à quel point les deux notions s'étaient associées dans sa pensée. Remarquez ensuite qu'alors que Platon, quand il prescrit à son philosophe de devenir semblable à Dieu, n'a d'autre ressource que de compter sur la bonne volonté et l'énergie de son disciple. Clément, en véritable chrétien qu'il est, déclare que c'est grâce au Christ que son gnostique parviendra au but sublime qui lui est assigné ^ Ceci n'est pas une sorte de concession que lait

1. VII, Strom., 16 : ojto; ô tw 6'vti [JLOvoyEVTj; Èva-oiçpaYiÇofisvo; xw

YVwdTixù) Tr)v TcXïîav Oetopîav y.at' eîxdva xfiv lautoû' wj sivai TpÎT7]v rj'5ï) trjv Osiav

etîtova TTjv ô'aT) Suvaij.'.; l|oii.oiouiJL£vr;v r-^àç -ô Ssj-Epov ai'-iov VII, Sirom.,

13 : il dit du gnosliquc iÇo;j.oioj|i.evov sîç 86va[j.tv t«o y-upûo Paedag., I,

4 : TOÛ-(;) (Xo'yo)) rëipaiÉo'/ èÇo|j.oioCi'v t/jV 'j'y/jri'v. Paedag., III, l : [jL0py7,v

£/£i TTjv -OÙ Xôyou. Voyez l'cxhortaliou que Clénicnl nicl dans la bouche du Logos. Protrept., 120 : îva [i.oi xa'i ojjloioi y^vriaOs.

2. II, Slroni., i3'i : xat eîç ~f,v -eXsîav uîoOsaîav 5tà toû" uîoj à-oxaTaiTa'Ji;

VI, Slroin., 70 : c'est par le Fils de Dieu que le gnostique parvient à la connaissance supérieure ; VII, Sirom., 13 : le gnostique converse avec Dieu 8ià to'j [lî^olXo'j àp/upé'oç.

notre philosophe à la piété chrétienne. Ne supposons pas que ce soit simplement le platonicien qui se souvient qu'il est chrétien. En fait il s'agit, aux yeux de Clément, du nerf même de toute sa conception. Le Logos n'est-il pas le divin pédagogue ? C'est lui qui dresse le néophyte à la vie chrétienne et c'est encore lui, devenu le wAia^koc, divin, qui conduit le candidat au véritable gnosticisme d'étape en étape jusqu'à la complète ressemblance avec Dieu. Ainsi le gnostique n'est pas abandonné à lui-même. Voilà le trait qui complète la conception de notre auteur et qui la marque de l'empreinte chrétienne. Ainsi s'expliquent l'enthousiasme avec lequel il exhorte son lecteur à s'élever jusqu'à Dieu et en même temps l'assurance qu'il possède de réaliser son idéal. Il y a dans son langage, lorsqu'il montre son gnostique devenu participant de la nature de Dieu et par là un Oso;, une allégresse qui nous avertit que, s'il conçoit son idéal en platonicien, l'inspiration qui vivifie sa conception est toute chrétienne. Jusqu'à une certaine profondeur, la pensée de Clément est celle d'un philosophe de son temps : allez plus au fond et vous arrivez au christianisme le plus authentique. C'est l'alluvion qui nourrit une plante à l'aspect étranger.

Voyons maintenant plus exactement en quoi consiste, d'après notre auteur, cette ressemblance avec Dieu qui est le but que doit poursuivre son parfait chrétien. C'est d'abord dans la possession d'une connaissance supérieure ou gnose. Le titre même qu'il donne à son chrétien idéal indique clairement que c'est la connaissance qui est le trait ' dominant et distinctif du gnostique. Qu'est-ce que cette vvôJT'.; dont la possession confère une telle supériorité et crée, parmi les chrétiens, une véritable aristocratie spirituelle?

Comme toutes les conceptions de Clément, celle-ci est

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lorl coinpIoNO. Il cniploio ce terme dans trois ou quatre sons très dillérents. Nous ne relèverons que les plus importants '. Dans la plupart des passages, yvwo-t^ est synonyme d'£-'-a-rr,u-/i. C'est une connaissance, fruit d'une opération de l'intelligence. L'objet en est xà voïiTa, le monde des Idées. Ailleurs Clément définit la gnose, la connaissance de ce qui est réellement, twv ovtwv ^ Voilà des définitions

1. IV, Slrofii.j 97 : Clénicnl lui-inèiuc, dislingue dans ce passage entre la yvwai^ des simples fidèles et f) yvtJiJJtç proprement dite. Dans VI, Stroiu.,d : il dit que îj yvcoTi; est otTiif). Il y a celle qui est commune à tous les hommes, à un certain degré aussi aux créatures privées de raison, et il y a fj ÈÇaipsrwî ùvou.auoaévT] yvcoaic. Dans un grand nombre de passages, la gnose c'est la démonstration rationnelle de la foi, de ce qu'elle afllrme ; c'est la foi raisonnéc: la simple —îcjtu devient grâce à elle l-iarrjixovizrj ; 11^ 5f/'0;n.,49; AI, Strom., 165; Vil, Sii-om., 57 : fj -j-vûii; Si à;:oOciHtç twv oià

-ÎCTTEWÇ -ap£tXr)[J.£VtOV.

2. VI, Sfroiii., 3 ; La yvwitîfail les îvoyi/cal yvoSaîi^, lesquelles atteignent aux 'jor^-i par l'clfort de l'âme seule, sans le secours du corps, ai totç vot]- TOÎî xaTa i]/iXf,v Tr,v Trj? "^jy/j? ÈvÉpyîtav sîX'.y.ptvû; £-'.6âXXouaai. IV, Strom., 136 : ce qui constitue la yvwai?, c'est le vosîv, c'est l'activité de la pensée. Ceci est capital pour l'intelligence de la conception de Clément : to [ih yàp voïîv Èx auva^x.rîfjâw; si; to àd vostv lxT£Îvî"at, tÔ Ôîàsl voîîv oùaîa xoù' Yivwaxov-

TO? Y£vou.£vr) Ainsi la gnose relève, en premier lieu, de l'intelligence.

Voyez VI, Siroi»., les cliap. x et xi. Au g 80, Clément montre que chaque discipline doit contribuer à la yvôia'.;. Notez les définitions suivantes, VI,

Strom., 162 ; r) yàp tw ovti â-taTrJtjLr] y.a.-i'ki't<!^'.z Èart Ssêaia 8ià Xo'ywv àXr]-

Gwv xat (BsCaîfov Ix'. ttjv t^; aiTia? yvwitv àvâyouija ; II, Strom., 76 : yvtïKjtç 8e £::iaTi^[xr, toCÎ ovto; a-jToCÎ ; VI, Strom., 69, yvtôîi; ô; ajTÔ toOto Osa xi; Èari -fiç <}u/rj; -wv ovT'ov.... V, Strom., 78. De Moïse, qui est pour Clément le type biblique du gnostique véritable, il dit : 6 -acvaoçoç Mwjaf,ç Ei'ç -6 opo; àv«I)v Bià Tr]v àyEav Oîojoiav £zî ~f,v xop'jçïjv Tœv vor)-tov Ces textes établissent que la yvw'j'.; est la connaissance des vOTjTa ; ÈTziaxrJjjLr) signifie exclusivemonl ceUe connaissance ; OstDoïa, c'est l'acte de s'approprier la Y^waiç, et c'est encore l'état où l'on se trouve quand on possède la yvwaiç et qu'on en jouit. On est alors en état de contemplation devant les vorjTot. Voyez II, Strom,, \1 , passage où la yvw'ji? est appelée 0£wpia liSYia-T), tj xw ovxi è-iaxïîjjLr), f) à;i.£xâ-t(oxo; \6^i<>^\.^o[j.iyT^; VI, Strom., 61 : xa'i 8r) xaî £Î k'axi xéXo;

xo'jl aoçoù 7) Oswpta VII, Strom., 102 : téXo; y*? oiaat toj yvoTXixoO xô yà

èvxaO'Oa Sixiôv, èç' ojv [j.£v f) Osiopia r) £;:iixir);i.ovixr{

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que Platon n'aurait pas désavouées. Ainsi, la gnose de Clément n'est pas autre chose que celte connaissance supérieure que Platon attribuait à son sage et qui était la récompense de persévérants efforts. La connaissance platonicienne avait un objet précis. C'étaient les Idées éternelles, seules réelles. Sont-elles aussi l'objet de la gnose de Clément.^ Apparemment, puisqu'il dit que la yvws-',; est la connaissance des voy^Ta. Mais c'est là un véritable trompe-l'œil. Les Idées platoniciennes sont absolument absentes des Stromates ; il n'y en a pas trace dans la pensée de notre auteur. Ses vor,Tà ne sont qu'une formule qui ne répond à rien de réel dans ses idées. Ainsi la yvôig-tç de Clément est au fond sans objet. L'explication est simple. Platon a séduit son imagination ; l'idée qu'il y a une science mystérieuse, transcendante, qui se confond vaguement avec Dieu lui-même le transporte d'admiration ; elle répond si bien aux aspirations de son àme d'idéaliste qu'il l'embrasse avec enthousiasme, qu'il la transporte dans Vidée qu'il se fait du sage chrétien, qu'il l'assigne à celui-ci comme le but sublime de tous ses efforts et qu'il fait de la possession de cette science transcendante l'apanage et la marque distinctive de son gnostique. Comme il n'analyse jamais les idées qui s'emparent de son imagination de poète, il ne s'aperçoit pas qu'il adopte une conception de Platon tout en éliminant ce qui en est le couronnement, la raison d'être et l'objet même, j'entends les Idées éternelles. Voilà donc le lecteur des Stroniates^ s'il est plus exigeant que l'autenr, réduit à se demander constamment, 'qu'est-ce donc que cette sublime gnose, en quoi consiste cette connaissance si haute qu'elle égale le gnostique à un dieu?

Ce qui prouve que Clément obéit ici plutôt à l'enthousiasme qu'à la réflexion, c'est qu'il exalte la gnose au delà

(le toiilo mesure. « La comiaissanee véritabloineiU parfaite « se rapporle à ee (\m est au delà du Cosmos, aux ehoses « perçues j>ar la seule inlelligenee et même à des ehoses « eneore plus s|Mrituelles que eelles-ei. Notre Doeteur « révèle à ceux qui en sont dignes les choses saintes par « excellence et celles qui par leur élévation sont encore « plus saintes qu'elles ! » Ceci n'est plus de la pensée, c'est de la poésie mystique ' !

Il se trouve cependant que Clément a tenté, dans deux ou trois passages, de définir l'objet de sa gnose, ou plus exactement, de lui assigner un objet ^. Ainsi, la gnose consiste d'abord dans la connaissance des choses divines. Parfois Clément dit tout simplement que c'est Dieu qu'il s'agit de connaître ^ Dans d'autres endroits, il aime mieux exprimer la même chose en formules platoniciennes. « La gnose consiste à rechercher ce qu'est la cause première et ce qu'est ce par quoi sont toutes choses *. » On se souvient que si le Dieu auquel s'adressaient les hommages de sa piété était bien le Dieu des chrétiens, la divinité que concevait la pensée de Clément était le Dieu ultratranscendant des platoniciens de son temps. Or, comment un tel Dieu aurait-il pu faire l'objet d'une connaissance

1. VI, Strom,, 68; voici le passage en entier : otô xaî Tcoi/ïifoTixrJ xî? luTiv T) [AepDCT] auTT] çiXo'Joœîa (la grecque), zf^ç TsXsîa; i'vTwç £-icj-TJ[Ar]? zr.éxuvx xo'ajjLO'j r.îpl xà vorjxà xal k'xi xoûxwv xà -vtuaaxtxojxspa àvaaxpsipoaÉvT); « a ôsOaXaô? oùx £'.8£v xal où; oùx rjxouacv où?!è £-î xapôîav àvéST] àvOpt.j-fov » -pîv rj 8taaaçfiTat xôv -spl xoôx'ov Xoyov fjtJLÎv xôv StôâixaXov àyia àyuov xaî ï-i xoûx'ov xat' È-avâôaTiv xà àyifôxspa àroxaXûij^avxa (leçon de Lowth) xoî; -^"^r^iiioç xaî ar) voOto? xïjç xupiaxr,; uioOeaiaç xXr]povd[j.oiç.

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