VII, Siroiii., 17; VI, Strom., 78. 79: III. Slioni
3. II, Strom., 47; l'EcriUire nous rappelle qu'il faut to? oTov x£ yiv.Wxî'v £-iy cipcîv xôv Oîôv, f,xi; av sVt) O-'Dp-a [AsyÎŒxrj.
4. VII, Slroi».. 17. Voyez VI, Strom., 78 : où yàp p.o'vov xô Ttpwxov al'xiov
xaî xô -jr.' a-jxo'j YSY^vriiiEvov al'xiov xaxeiXriipsv àXXà xa! ;:Epî àyaOwv xaî nspî
xaxtôv -£pi x£ y£via£'o; anâar),- àXrJOciav ï/n
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quelconque? Clément ne déclarait-il pas lui-même que ce Dieu échappe à la pensée? En tant que simple chrétien, notre théologien aspirait à saisir Dieu; sa présence était sensible à son cœur; mais précisément à cause de l'idée qu'il s'en faisait, jamais ce Dieu ne pouvait être un objet de connaissance.
Mais la gnose de Clément embrasse autre chose encore que la connaissance de la cause première ; l'homme, sa nature, sa morale, la vertu, le souverain Bien, tout cela en constitue encore l'objet. Remarquons que ce sont là choses humaines et terrestres. Or, Clément nous a déclaré que l'objet de la gnose ce sont Ta vor^'zc/.] Que disons-nous? Ce que saisit le gnostique dépasse même les vor,Tà ! o 11 atteint à des choses saintes par excellence et plus spirituelles que les choses spirituelles! » Sont-ce là les choses qu'il vient d'énumérer ? L'univers et son origine, également objets de la gnose, d'après notre auteur, appartiennent-ils aussi aux choses ultra-spirituelles ' ?
On le voit, dès que l'on essaye de préciser les notions de Clément, on ne sort du vague que pour tomber dans la contradiction. Nous ne saurions trop le dire, notre catéchète n'a pas soumis ses idées fondamentales à un examen approfondi, elles ne résistent pas à l'analyse; essayez de les saisir, elles vous échappent comme des ombres fuyantes. Et cependant, tout imprécises et même contradictoires qu'elles soient, ces idées ont une vie intense. Cette ^r/di'.^, qui ne résiste pas à l'analyse, incarne une des aspirations les plus fécondes du jeune christianisme; elle signifie que Clément et quelques autres entrevoient une forme de la foi chrétienne capable de satisfaire leur pensée cultivée et raffinée par la philosophie. Guidé par