‹ Clément d'AlexandrieChapitre 135 sur 149 · Voir nolamuienl VII, Strom · texte numérisé non relu

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5. Dans la morale de noU'e auteur, les termes stoïciens abondent. En voici quelques exemples pris au hasard : a'.ps-o; et spsj/.To; ; ôparj et a'^op[j.TJ; éÇi?, ôpOo; Ào'yo;, ôiopGwijLa to f(-)'7]ij.ov'.y.ov.

LE GNOSTI<^)UI<: 293

nir senil)lal)lc à Dion ou possôdor la gnose sont clos pro- ))Ositions ii pou \)vè» ô(|ui\ alonlos dans le langage do notre autour. Ce (lui fait son gnosticpie semblable à Dieu, Fégal dos anges, un dieu lui-même, c'est précisément la gnose. La lin, le tsaoç, s'appelle aussi bien yvwT',.; que sçoaoiwT',; -C) Oîto. L'une comme l'autre relèvent de la métaphysique et, comme dans co domaine Platon est le maître entre tous de Clément, il n'est pas surprenant que nous ayons d'abord constaté dans l'une et l'autre conception l'influence de l'auteur des Dirtlogues. Mais déjà la gnose nous transporte dans la morale proprement dite, et ici c'est le stoïcisme qui domine. Dans ce domaine il n'aura d'autre rival que le christianisme.

Quels sont maintenant les traits saillants qui composent la physionomie morale du gnostique? Ce sont Va-iyMiy. et l'àvaTiTi. Le premier de ces termes est stoïcien et marque ce que le sage de Clément doit à la morale du Portique ; l'autre est chrétien et nous avertit que ce sage relève autant du christianisme que de la philosophie.

Clément a très nettement exposé ce qu'il entend par Vapathie, notamment dans un passage étendu des Stromates dont nous donnons ici une analyse sommaire \

Le gnostique, dit-il, n'est susceptible que des sensations {tA^ti) qui sont nécessaires à l'existence physicjue, telles que la faim, la soif. Jésus échappait même à celles-là. S'il mangeait, ce n'était pas par besoin; c'était pour bien prouver qu'il avait un corps réel et prévenir ainsi l'erreur des docètes. Les apôtres sont parvenus à un état analogue, du moins au point de vue moral. Après la résurrection, ils ne connaissent plus ni colère, ni crainte, ni désir, ni môme les sentiments que nous aj)pelons bons, tels que le cou-

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