‹ Clément d'AlexandrieChapitre 137 sur 149 · IV, Stroiit · texte numérisé non relu

IV, Stroiit

3. Zclici-, Philosupinc der Cricc/ien, III'^ paitie 1 vol., p. 232-235 ; à noter les textes cités ou inditjués dans les noies. Voyez les textes de Diogène Laérce, |:j!^ 110 à 116. l'iic analyse plus niinnlieuse relèverait iialurcllcmcnl des (litlV-fciiccs a|)pi'(''(ial)lcs cmIi'c la C()uc('])lit)n <U' ("IiMuenl ol

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reucire compte de tout ce qu'il y a de stoïcien dans les idées morales de notre catéchètePIl suffira de comparer le passage des Sli-omales cpic nous venons d'analyser avec certaines pages du De Ira de Sénècpie. On sera frappé de la concordance des thèses que soutiennent le philosophe romain et le théologien chrétien. Ce que conteste Sénèque, par exemple, c'est précisément l'utilité de cette chaleur f|ui constitue le courage. 11 lui faut, comme à Clément, une vertu dépouillée de tout caractère sentimental et passionnel.

Un trait qui est étroitement lié au précédent, c'est l'attitude que Clément prête à son sage en face des événements, heureux ou malheureux, de la vie. Considéré sous cet aspect, le gnostique est un philosophe stoïcien très authentique. Qu'on en juge par le passage suivant dont nous nous bornerons à faire l'analyse '. Après avoir rappelé comment on devient gnostique véritable, notre auteur nous montre comment se comporte son sage en face des événements. C'était une des grosses questions dont se préoccupait la inorale antique. Péripatéticiens, épicuriens, stoïciens posaient leur sage en une attitude déterminée et caractéristique. Quelle sera celle du gnostique, c'est ce que Clément ne peut pas éviter de dire. Nous reproduisons la peinture qu'il en fait dans le désordre même où l'a laissée

celle des stoïciens. Ainsi ils n'ont pas tout à fait la même notion du TzotOoç lui-même. Ce qui fait que le stoïcien repousse le TiaSoç, c'est que celui-ci est aXoyov, conti-aire à la raison ; c'est une dérogation à la loi universelle. Notion tout intellectuelle. Voir Diogène Laërce, §§ 111 à 113. Le -scGo? s'entend, chez Clément, dans un sens plus moral; c'est un péché et l'à-aOîta est tout ensemble ataraxie, c'est-à-dire absence de toute perturbation irrationnelle et suppression des passions pécheresses. Il y a donc une nuance entre les deux conceptions. 11 n'en reste pas moins que l'à-âOî'-x de Clément est foncièrement stoïcienne.

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