IV, Slroin., \\?> : r, àyaTT, ijjLaoTïvî'.v ojx ià
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leur salut. La seule récompense (pTil convoite, c'est de sauver un grand nombre d'ànies '.
Enfin ce qui achève de donner à l'à-'â"/, du gnostique son caractère évangéli([ue, c'est qu'elle a pour efl'et l'oubli des torts, le pardon des oflenses, l'abnégation qui se dévoue alors même que le bienfait est au détriment du bienfaiteur -.
Ce ne sont là que les traits essentiels de l'àvàTry, clémentine. Ce que l'analyse sommaire qu'on vient de lire ne peut rendre, c'est l'intensité du sentiment qu'exprime ce mot sous la plume de notre auteur. 11 faudrait citer des pages entières. Le VIP Stromalc en particulier abonde en passages où vil)re l'amour chrétien le plus pur. La gnose qui n'occupe pas moins de place dans la pensée de Clément, est une sèche abstraction à côté de ràyà-ri. Celle-ci, c'est l'inspiration, c'est le souffle qui soulève tout le reste. C'est Vh.^^^~r^ qui fait du gnostique une figure vivante. Pour qui connaît ce qu'était Vk--^.-r^ chrétienne de ces temps, l'erreur n'est pas possible. Celle de Clément rend le son vrai et authentique. Sans doute, une anahse minutieuse relèverait, jusque dans l'expression du sentiment le plus chrétien qu'ait connu notre auteur, des vestiges de sentiments analogues inspirés par les philosophes, mais en définitive,
1. I, Slioiii., 9; IV, StroDi., 'j6 : le gnostique à'niyzx'Xi àvSpwv aY^Oiov ■/.aTa-7.£j? ; ; YII, Strom., 13 : to'j; £-a!ovTa; aoToù y.OîTfJisT ; VII, Strom,, 3, tout entier; VII, Siro?n . , 77, ix opr^ ij.EÔ'.T'tà; -ûàiv 7:Àr,a(ov xal là? f^ç 'J^'J/';? a'jTwv àvtofjia).!a? àTToêàXXiov ; IV, StJ'Oiti., 139: elzÔTa»? oùv r, yvcoat^ a'jTr, oL'^'XT.y. "/.a; Toô? âvvooùvTa; o'.oâT/.îi zi v.y.\ —a'.oîJî'. -r^'t —'j.^ti xtÎî'.v -o'j 7:avTOXoâ'roooç Oîoô TijJiav.
2. VII, Strom., 69 : il ne saurait être l'ennenii de qui que ce soit ; VII,
Slfoin., 78, xav oC eùiroiîav •:ra6r, t! ojctxoXov, où ojTyîpaivEi ett'. -oj-tjj,
Tzooioijczi oï ext u.âXXovTr,v t\}tO'(Zi'.:ty ', 81 : oÙoÉttotô tcov si; aù-ôv â;/.aoTr,- (jâvToj-/ iaÉuvy,-:^'. àXÀà i'^'.r^'J'. ; 84, etc. , le gnostique est àiJLv-/;a;y.a-/.o;.
cola so rétlnirail à peu de chose. Qu'on lise tel passage où C'.léiuoiU nous représonle son gnostique [)lcin de déférence pour son IVèrc, lassistanl dans sa peine, su])venant à ses besoins, se montrant bienfaisant avec discernement et avec justice, l)on même jiour ceux (jui le persécutent et l'accal)lcnt de leur haine, sans tenir compte de la malignité qui pourrait l'accuser de flatter son ennemi par crainte, et l'on n'hésitera pas à y reconnaître l'inspiration chrétienne '.
Le portrait (pie nous retraçons du sage de Clément serait incomplet si nous omettions de définir sapiclc. Clément entend celle-ci dans un sens très large. A vrai dire, la i)icté du gnostique embrasse toutes les vertus du personnage. Sa science, ses facultés de contemplation, son « apathie », son amour, ce sont autant d'éléments de sa piété. C'est parce qu'il se distingue partons ces traits qu'il mérite d'être appelé le plus pieux des hommes. On accuse les chrétiens d'impiété? regardez le gnostique, scrutez-le dans tous les sens et vous devrez convenir qu'il n'y a pas d'homme sur terre qui vénère et honore Dieu comme lui. Telle est la thèse que Clément défend dans le \IV S//-omate ,
Mais à côté de ce sens tout général qu'il lui attribue, notre théologien envisage la piété de son gnostique dans un sens plus restreint et plus usuel. Elle est alors synonyme de culte. Ce qui constitue le culte du chrétien et celui du gnostique en particulier, c'est la prière. Clément a écrit sur ce sujet l'un des plus beaux chapitres de son livre. C'est le septième du dernier S/ro/nate. Nous n'essayerons pas d'en donner ici une analyse l'igoureuse. Clément met si peu d'ordre dans l'exposition de sa pensée {|u'il faut y renoncer. Nous nous conlenlerons d'in(li((uer